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jeudi 31 mai 2012

La faillite bancaire mondiale est imminente, selon Olivier Delamarche

Olivier Delamarche Tout le système bancaire espagnol est en faillite


Selon olivier Delamarche, on a pris les gens pour des imbéciles et les banques continuent à se moquer de nous, Bankia devait gagner 300M€ il y a 15 jours, elle en perd finalement 3.3 Mrds!

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lundi 15 novembre 2010

Travailler plus pour gagner rien (esclavage)

Après les stages à rallonge et les formations non rémunérées, après le service civique obligatoire et la réforme des retraites, l’Angleterre fait mieux que la France pour offrir un autre futur à nos enfants : l’esclavagisme. Il n’y a malheureusement pas d’autre terme envisageable, car le fait d’obliger des gens à travailler sans négocier ni même recevoir de salaire correspond à sa définition.

Bien loin de pouvoir retrouver du travail à ceux qui l’ont perdu, les gouvernements d’aujourd’hui ne cherchent plus désormais à cacher l’affreuse réalité qu’ils ont créé, mais tout simplement à en tirer partie. Comment ? Et bien en imposant aux misérables victimes du système qu’ils sont en train de démolir un chantage encore plus abject que les « avancées » déjà scandaleuses concernant les droits et les devoirs du citoyen. Car c’est bien d’un chantage qu’il s’agit : la possibilité de faire travailler des gens sans emploi à toutes sortes de tâches dont personne ne veut contre de maigres allocations revient à leur mettre le couteau sous la gorge : c’est « tu marches ou tu crèves », et pour « l’Etat providence » tu repasseras.

Peu à peu se forge dans l’esprit des hommes, et pire encore dans celui des enfants, l’idée que le citoyen doit quelque chose à l’Etat, qui n’est plus désormais son protecteur mais son maître. Il doit le respecter, lui obéir, travailler sans relâche et sans se rebeller, pour espérer un jour avoir le droit de faire partie de « l’élite », c’est à dire du petit nombre d’individus qui dirige les masses. Cela doit passer par l’abnégation de ses volontés, le renoncement à sa liberté, la soumission aux ordres. Derrière cette lente évolution vers le « travail forcé » se cache non pas la réussite du capitalisme, mais en réalité quelque chose de bien plus grave encore, son échec. En effet, entretenir l’idée que l’Etat n’est pas là pour pourvoir aux besoins des nécessiteux, que le citoyen n’est pas le propriétaire de l’Etat est bien le symbole que le capitalisme ne permet pas d’atteindre les objectifs qu’il était censé atteindre : permettre le plein emploi, faire des hommes libres, rendre la société meilleure.

On a longtemps cru que les pays en voie de développement étaient victimes de leurs systèmes trop autoritaires, et qu’ils finiraient un jour, en adoptant le capitalisme, par évoluer « naturellement » vers la richesse, l’éducation, la démocratie…. mais aujourd’hui, et malgré tous les efforts entrepris par les pays riches pour éviter cela, les pays pauvres ont réellement fini par évoluer, s’enrichir et s’ouvrir à la « civilisation capitaliste »… au détriment des pays riches ! Ils prennent des parts de marchés, « volent » le travail des autres en disposant d’une main d’oeuvre moins chère, et finissent par mettre en danger « l’équilibre du monde », c’est à dire l’hégémonie de l’Occident. Le capitalisme est bien capable d’enrichir une société, mais toujours au détriment d’une autre. Impossible autrement.

N’étant donc plus en mesure d’offrir du travail à tout le monde à l’intérieur de leurs propres nations, ces Etats préfèrent donc dans un premier temps faire cesser l’immigration pour conserver le maximum de revenus à l’intérieur de leur pays, puis dans un second faire baisser le coup du travail, jusqu’à en arriver là où nous en sommes aujourd’hui : imposer le travail à ceux qui n’en trouvent pas, en échange du minimum vital, et du contrôle incessant de la part de l’Etat qui le nourrit. Ce qui, si l’on regarde les choses autrement, revient à infirmer la croyance que j’évoquais plus haut : ce n’est peut-être pas parce que les Etats en voie de développement étaient autoritaires que la croissance ne venait pas, mais peut-être plutôt parce que la croissance ne venait pas qu’ils restaient autoritaires. Et aux vues de l’exploitation des pays pauvres par les pays riches tout au long de l’histoire, on pourrait très bien penser qu’elle est la seule responsable de la lenteur du développement de certains… ainsi que de ce qui nous attend si les choses continuent ainsi.

Disposer d’une main d’oeuvre servile et nombreuse, corvéable à merci, maintenue dans des cadres comportementaux définis dès le plus jeune âge, affamée, pistée, conditionnée, voilà tout ce qu’il reste à nos dirigeants pour conserver l’illusion de leurs certitudes. La dictature et l’esclavage, pour éviter d’avoir à remettre en question tous leurs méfaits, tous leurs mensonges, et ceux de tous leurs prédécesseurs avant eux. Plutôt que de se rendre à l’évidence de l’échec historique de toutes leurs croyances, de tous leurs rêves de société rendue meilleur et plus juste par le capitalisme, ils préfèrent sacrifier le futur de nos enfants, et des leurs aussi. Ils ne veulent pas voir que leur pouvoir est inutile, alors ils le rendent nuisible. Pour rester en place, pour continuer de donner un sens à leur misérable existence fondée sur du vent.

Après des siècles de luttes, de guerres et de misères nous avons enfin l’incroyable opportunité technologique de nous affranchir de la misère, de la maladie et de la pénibilité du travail. Nous sommes désormais capables de produire propre, en grande quantité et pour tous, de vivre enfin libérés des contraintes afférentes au système qui nous oppressait, mais qui nécessitait le sacrifice de nos libertés. Aujourd’hui, nous n’avons plus besoin du capitalisme pour vivre car nous savons qu’il nous nuit plus qu’il nous sert. Et nous n’avons donc plus besoin de présidents, de rois ou de dictateurs… et c’est justement de cela qu’ils ne veulent pas.   Caleb Irri

Source: legrandsoir.info

mardi 9 novembre 2010

Le Secours catholique dresse le portrait d'une France dans la crise



[caption id="attachment_8579" align="aligncenter" width="470" caption="Le Secours catholique évalue le revenu mensuel médian à 759 euros hors aides au logement. AFP/PIERRE VERDY"] [/caption]

Chômeurs, étrangers sans ressources mais aussi salariés : près de 1,5 million de personnes ont eu recours à l'aide du Secours catholique en 2009, un nombre en augmentation compte tenu de la crise économique. Le rapport annuel de l'association publié mardi relève un point commun à toutes ces personnes : l'extrême faiblesse de leurs ressources, insuffisantes pour faire face aux dépenses courantes, encore plus aux dépenses imprévues. "Toutes ces personnes en difficulté ne sont pas de mauvais gestionnaires", souligne Pierre Levené, secrétaire général du Secours catholique : c'est "l'insuffisance de leurs ressources, absolument criante", qui est en cause. "On est proche du scandale de laisser autant de gens avec si peu", dénonce-t-il.

Après une baisse observée en 2007, le nombre de situations de pauvreté constatées par l'organisation a augmenté de 2,1 % l'an dernier pour la seconde année consécutive. "La crise socio-économique et l'impact sur l'emploi rendent encore plus incertaine l'amélioration des conditions de vie et fragilise davantage les personnes", notent les auteurs du rapport. En 2009, le nombre de personnes accueillies par les 63 000 bénévoles du Secours catholique a progressé de 80 000 personnes par rapport à 2008. Le nombre de "situations de pauvreté" parmi les ménages rencontrés a progressé de 2,1 %, à 637 200, en particulier dans les rangs des familles avec enfants, des moins de 40 ans et des personnes "inclues" dans la société, Français ou étrangers en règle.

"TRAVAIL PAUVRE"

Cette hausse s'explique par une augmentation du nombre d'étrangers, avec ou sans papiers, mais aussi, pour les Français actifs, par les effets de la crise économique : chômage et baisse du pouvoir d'achat. Le nombre d'actifs employés ou en recherche d'emploi (62 % des personnes accueillies par le Secours catholique, + 2,5 points) "représente l'essentiel de la hausse", note le rapport. "Le "travail pauvre" ne recule pas malgré la mise en place du revenu de solidarité active en 2009", précise-t-il.

Le revenu de solidarité active (RSA), créé en 2008 pour rendre l'emploi plus attractif, n'a pas changé la donne. "En juin 2010, le RSA activité a concerné 174 000 personnes. Or on pensait qu'il y en aurait 600 000 ou 700 000. Nous avons constaté que plus de la moitié des personnes dont on sait qu'elles pourraient le demander ne le font pas", note François Soulage, président du Secours catholique.

Chez les demandeurs d'emploi, l'association rencontre "un plus grand nombre de personnes pour qui aucune perspective d'amélioration de l'emploi ne se dessine, alors que la mise en place du RSA devait rendre l'emploi plus attractif". Parallèlement, "même si les prix se sont stabilisés en 2009, l'augmentation des revenus n'a pas compensé les hausses de prix intervenues précédemment".

LE PIÈGE DU SURENDETTEMENT

En décortiquant les budgets de 1 163 ménages vivant non pas dans la grande exclusion mais dans une "pauvreté ordinaire", le Secours catholique évalue le revenu mensuel médian à 759 euros hors aides au logement. Les dépenses incompressibles – loyers, énergie, eau, mutuelles et assurances, impôts, transports, scolarité – représentent 515 euros, soit 68 % du budget, les dépenses de la vie courante (alimentation et habillement) 265 euros. A la fin du mois, les comptes sont déjà dans le rouge (- 21 euros).

Il reste encore à financer, souvent par le crédit, les dépenses imprévues (pannes, problème de santé) et les dépenses "souples" (entretien du logement, du véhicule, loisirs), que l'on peut retarder. Le solde plonge alors à - 141 euros. "Beaucoup de ces ménages sont dans des situations de surendettement. Ensuite, c'est l'accumulation et un cercle vicieux duquel ils ne peuvent jamais sortir complètement", explique Pierre Levené. Une situation particulièrement complexe en milieu rural, "où l'absence de transports publics complique encore la tâche des actifs", souligne-t-il.

A partir de ce constat le Secours catholique dresse une liste de propositions : "créer un environnement plus porteur" pour les actifs avec davantage de places en crèche et de transports en milieu rural, mais aussi relever les minima sociaux et revaloriser les aides publiques au logement, favoriser les contrats à temps plein et la formation.

Pour en savoir plus :


Source: lemonde.fr

dimanche 7 novembre 2010

La société française souffre de « dépression collective »



PARIS, 6 nov 2010 (AFP) - La société française souffre de « dépression collective », a déclaré le médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye, lors d’un colloque public organisé aujourd’hui à Paris par le Grand Orient de France (GODF) sur le thème du « vivre ensemble ».

« Notre France souffre plus d’usure psychique que d’usure physique », s’est inquiété le médiateur de la République, allant jusqu’à parler de « dépression collective ». « Nous avons mis en place, pour assurer notre confort, une société d’exclusion, et non pas d’inclusion », a ajouté M. Delevoye, qualifiant la période actuelle de « racisme d’assiette »: « plus la crise met en difficulté notre confort, plus nous voulons protéger notre confort en rejetant l’autre ».

« Le XXIe siècle, c’est le siècle de l’autre », a affirmé M. Delevoye, citant un rapport de l’Onu selon lequel l’Europe devrait accueillir d’ici à 2050 47 millions de personnes étrangères pour combler son déficit de population.

Le médiateur de la République était invité par le Grand Orient de France à participer à un atelier sur le thème « Vivre ensemble dans la société », à l’occasion d’un colloque public qui s’est tenu samedi au Cercle national des armées (VIIIe arrondissement) à Paris.

© AFP

lundi 20 septembre 2010

L'Irlande inquiète les marchés

Le coût du sauvetage du secteur bancaire irlandais inquiète les marchés, certains estimant nécessaire une injection de fonds de la communauté internationale. Les taux des emprunts irlandais ont bondi vendredi, alors que Dublin doit lancer une nouvelle émission mardi.


L'Irlande, et l'ensemble de la zone euro avec elle, vont passer un nouveau test sur les marchés dès mardi. Dublin va en effet émettre de nouvelles obligations à 4 et 8 ans, pour un montant compris entre 1 et 1,5 milliards d'euros. Et ce au moment où sont les inquiétudes sur l'état de ses finances publiques sont au plus haut, certains estimant nécessaire une injection de plusieurs milliards d'euros de la part de la communauté internationale pour l'aider à sauver son système bancaire.




Les taux des obligations irlandaises ont ainsi été l'objet d'un brusque regain de tension vendredi, les spéculations sur l'éventualité d'un prêt du Fonds monétaire international (FMI) repartant de plus belle. Les rendements des emprunts d'Etat irlandais à 2 et 10 ans ont bondi respectivement de 42 et 22 points de base pour se fixer à 3,56 % et 6,14%. Le prix des contrats de couverture contre un risque de défaut du pays (CDS) a lui brusquement augmenté à 428 points de base (+38 points par rapport à la veille). Autrement dit, le coût pour assurer 10 millions de dollars de dette irlandaise est de 428.000 dollars par an, sur les cinq années à venir.


La BCE intervient


Tout est parti d'une note de Barclays Capital. Selon son analyste, «le gouvernement irlandais pourrait avoir besoin d'une aide extérieure» pour assumer le coût du sauvetage du secteur bancaire du pays. Notamment celui d'Anglo Irish Bank (AIB), qui a déjà nécessité trois injections de capital public pour un total de 23 milliards d'euros et que Dublin a dû scinder en deux entités. Les regards se tournent vers le FMI, qui a dû démentir vendredi : «Comme nous l'avons déjà dit, nous n'envisageons pas qu'un financement du FMI soit nécessaire, les autorités irlandaises ont pris des mesures déterminées pour gérer la crise bancaire», a indiqué un porte-parole de l'institution internationale.




Le ministre des Finances irlandais, Brian Lenihan, est lui aussi intervenu pour juger cette rumeurs «sans fondement». Il estime que les tensions sur les taux sont «normales» à quelques jours d'une importante émission obligataire. Pour apaiser les tensions sur le marché secondaire, la BCE aurait cependant poursuivi ses achats d'emprunts irlandais, pour quelques dizaines de millions d'euros, selon le «Financial Times».




L'émission prévue demain pourrait avoir des répercussions sur d'autres obligations de pays considérés comme fragiles, ainsi que sur l'euro. «On craint que ces levées ne passent pas, donc on assiste à un retour de la crise souveraine sur l'Irlande, qui déteint sur le Portugal», observe Laurent Geronimi, directeur de la stratégie taux chez Swiss Life Gestion Privée. Les taux à 10 ans du Portugal ont augmenté de 12 points de base vendredi, ceux de la Grèce de 4 points de base et ceux de l'Italie de 2 points de base. Le sentiment des marchés s'est en revanche amélioré sur l'Espagne (-1 point de base pour ses taux à 10 ans), qui a réussi une levée de fonds dans de bonne conditions jeudi dernier.

Source: lesechos.fr

mercredi 28 juillet 2010

Alex Jones annonces l'effondrement complet des etats-unis !

[caption id="attachment_5375" align="aligncenter" width="470" caption="Alexander Emerick Jones (né le 11 février 1974) est un animateur de radio, cinéaste et grand partisan de la théorie du complot. Il est connu en particulier pour son point de vue critique concernant l’attaque du 11 septembre 2001, son exposé sur le Bohemian Club et ses informations régulières sur le Nouvel ordre mondial. Source: Wikipedia"][/caption]


Alex Jones parle de l'effondrement total des Etats-Unis à venir, et par extension de tout le monde Occidental et donc du monde entier, dans les 2 prochaines années. 46 états Américains sont en faillite totale. Des déclarations ont déjà été faites dans certaines villes comme quoi les services de police ne fonctionneront plus, et qu'aucune arrestation ne sera faite pour des agressions, des empoisonnements, des vols, des cambriolages....

http://www.nbcbayarea.com/news/local-beat/Suffer-These-Crimes-in-Oakland-Dont-Call-the-Cops-98266509.html

C'est la désintégration totale de la société humaine telle que nous la connaissons qui se prépare. Pendant que la masse se déchirera entièrement, ne sachant pas qui tenir pour responsables autres que les marionnettes présentées, les élites mondialistes seront elles tranquillement installées dans leur ghetto richissime et leurs châteaux et forteresses avec sécurité privée, attendant patiemment d'offrir leur solution...

Source: neotrouve.com - dailymotion.com

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xe5hi5_alex-jones-effondrement-complet-des_news[/dailymotion]

mardi 20 juillet 2010

L’économie en chute libre

By PAUL CRAIG ROBERTS

J'admire Joselph E. Stiglitz parce qu'il a une conscience sociale et un sens de la justice dont l’absence transforme les économistes en monstres. En dépit de ses vertus et de son Nobel, en tant qu’économiste Stiglitz est parfois à côté de la question. Les lecteurs de mon nouveau livre, How The Economy Was Lost (Comment l’économie a été perdue), sauront que je prends son œuvre pour une fonction de production à la Solow-Stiglitz, qui induit gravement en erreur l'économie au sujet de la rareté du capital de la nature.

Un autre défaut de Stiglitz, qu'il partage avec la plupart des économistes, c’est son habitude à personnifier l'économie de marché. Le marché est une organisation sociale. Les résultats de l'activité du marché reflètent le comportement des hommes qui y participent. Quand l’économiste personnalise le marché, il lui attribue le comportement humain, c’est-à-dire, la présence ou l’absence de déontologie et de moralité. Ainsi, Stiglitz décrit les défaillances humaines comme des « défaillances du marché, » et il demande dans son nouveau livre, Freefall (Chute libre), « pourquoi ne pas discipliner l'exercice du marché dans la mauvaise gouvernance professionnelle et les mauvaises structures incitatives ? »

Les institutions sociales sont inertes. N’étant pas douées de vie, elles ne peuvent guère donner de bons fruits en face de l'action humaine.

Les libertaires personnifient eux aussi les marchés, mais au lieu de leur reprocher les défaillances humaines, ils leur attribuent des vertus humaines. Et même avec de formidables vertus humaines, les marchés ne peuvent guère améliorer leurs productions. Des prix Nobel ont été décernés à des économistes pour leurs « modélisations des risques, » et Alan Greenspan de la Réserve fédérale a attribué à cette institution sociale une sagesse économique dépassant l'homme.

Il est probable que la pratique de personnalisation de l'économie de marché s’est développée comme une forme de sténographie. Il était commode de dire que le marché fait ceci et cela plutôt que de devoir décrire les interactions humaines qui ont produit les résultats. D'une abstraction, le marché a été transformé en une forme de vie, et il est devenu acteur à la place de l'être humain qui fait marcher l'institution.

Si les résultats sont bons, les libertaires les attribuent aux bonnes vertus du marché ; s’ils sont mauvais, les libertaires en font porter le chapeau à l’intervention humaine, à la réglementation gouvernementale. Les économistes ayant les convictions de Stiglitz voient cela d’une manière inverse. Les bons résultats sont produits par le règlement ; les mauvais résultats découlent d’avoir permis au marché de prendre ses propres décisions.

Cette façon de penser, qui personnifie une institution sociale, est enracinée dans l'économie. C’est la source d’une immense confusion et il en résulte une bataille idéologique ne rimant à rien et qui fait toujours rage, que Stiglitz appelle « une bataille d'idées. »

Il est possible de dissiper la confusion. D'abord, comprendre qu'un marché libre est un marché où les prix sont libres de réagir à l'offre et à la demande. Les économistes de tous bords comprennent que fixer le prix en dessous du prix de l'offre et de la demande signifie des pénuries en résultat. Les économistes ont appris cela de la maîtrise des loyers. Fixer le prix au-dessus du prix de l'offre et de la demande signifie des excédents en résultat. Les économistes ont appris cela des subventions agricoles. Marché libre ne signifie pas marché dans lequel le comportement humain n'est pas réglementé. Un marché est libre quand il permet de rendre égales l'offre et la demande.

Deuxièmement, comprendre que le règlement contrôle le comportement humain, et non pas le marché. Ce sont les acteurs du marché qui sont accusés d’enfreindre le règlement et non pas l'institution elle-même. La réglementation est nécessaire du fait des faiblesses humaines, comme l'avarice, la tromperie, la négligence, et non pas à cause des défauts du marché. Le règlement est nécessaire à cause des insuffisances de l'homme, pas à cause des ratés du marché.

Troisièmement, comprendre que le problème du règlement c'est d’être fait par des hommes imparfaits. Les défauts de l'homme ne disparaissent pas en déplaçant leur action de l'économie au gouvernement. C’est d’ailleurs plus susceptible d’aggraver les inconvénients car les décisions du gouvernement sont souvent inexplicables. De nombreux économistes supposent que les organismes de régulation agissent dans l'intérêt public. Pourtant, comme George Stigler, un autre prix Nobel, l’a souligné il y a plusieurs décennies, les organismes de régulation sont invariablement sous la coupe de secteurs qu'ils réglementent.

Il existe d'innombrables exemples d’organismes de réglementation – de gouvernements entiers, à vrai dire – sous la coupe d’intérêts privés qu'ils sont censés contrôler. Par exemple, dans une récente publication réservée aux abonnés de CounterPunch (16-30 juin), Jeffrey St. Clair décrit en détail la relation incestueuse entre l’organisme de gestion des ressources minérales du gouvernement et l'industrie pétrolière. Un organisme chargé de réglementer l'impact du forage pétrolier sur l'environnement est devenu « un auxiliaire administratif de la grande industrie pétrolière. » D’où le drame écologique du golfe du Mexique et la catastrophe qui paraît imminente le long des côtes fragiles d'Alaska.

Des économistes et des universitaires sont certainement souvent eux-mêmes sous la coupe de groupes d'intérêt privés et transformés en comparses. Dans How The Economy Was Lost, j'accuse des économistes d’agir en compères de compagnies transnationales quand ils décrivent à faux la délocalisation de l’emploi comme un mécanisme bénéfique du libre-échange. Tout comme le lobby d’Israël, des entreprises ont découvert que l'argent peut acheter des professeurs, des instituts universitaires et des clubs de réflexion, aussi bien que des journalistes.

La délocalisation transforme le salaire du travailleur en prime de rendement pour cadres, en gains de capital pour actionnaires, et en honoraires et subventions de recherche pour les économistes qui se font complices de la pratique.

Le problème auquel fait face l'économie zunienne est bien plus grave que la crise financière issue de la déréglementation de la finance. La raison de l’incapacité des politiques monétaires et financières traditionnelles à relancer l’économie, c'est que celle-ci a été bien trop délocalisée. Comme les emplois sont partis, il n'y a pas de travail. Les taux d'intérêt bas et les énormes dépenses du gouvernement ne peuvent pas demander le retour des travailleurs. Nous avons là une véritable chute libre.

Paul Craig Roberts fut secrétaire adjoint au Trésor durant le premier mandat du Président Reagan et rédacteur en chef adjoint au Wall Street Journal. Il a occupé de nombreux postes universitaires et a reçu la Légion d'Honneur sous François Mitterrand. Il est l'auteur de Supply-Side Revolution : An Insider's Account of Policymaking in Washington; Alienation and the Soviet Economy et de Meltdown: Inside the Soviet Economy. Il est coauteur avec Laurent M. Stratton de The Tyranny of Good Intentions : How Prosecutors and Bureaucrats Are Trampling the Constitution in the Name of Justice. Son tout dernier livre est How The Economy Was Lost.

Original: www.counterpunch.com/roberts07152010.html

Source: alterinfo.net

dimanche 11 juillet 2010

17 millions de salariés conduis au chômage dans les pays industrialisés



Le rapport publié mercredi 7 juillet par l’OCDE insiste sur le besoin d’une plus grande flexibilité du marché du travail dans les pays développés
L’ensemble des pays industrialisés réunis au sein de l’OCDE compte aujourd’hui 47 millions de chômeurs. « Mais, si l’on prend en compte les personnes qui ont renoncé à chercher du travail, le nombre réel est proche de 80 millions », estime le rapport annuel présenté le 7 juillet à Paris sur les perspectives de l’emploi dans l’OCDE.
« 17 de ces 47 millions de personnes n’étaient pas au chômage quand la crise a éclaté en 2008. C’est la face humaine de la crise et c’est une tragédie. Les programmes pour protéger les emplois et pour en créer de nouveaux doivent être une priorité », a résumé hier Angel Gurria, le directeur général de l’OCDE.

En deux ans, la crise a fait passer le taux de chômage des pays industrialisés de 5,8 % à 8,6 %. Ce taux actuel paraît être un pic. « Les données récentes tendent à indiquer que le chômage a peut-être atteint son point le plus haut, mais il ne devrait reculer que lentement », précise le rapport. Ce taux moyen recouvre de fortes disparités entre les 20 % du taux de chômage en Espagne et les 3 % de la Corée du Sud ou des Pays-Bas.

Les jeunes particulièrement touchés

L’orage économique passé, les conditions d’une reprise du marché du travail ne semblent pas réunies. La croissance actuelle reste très faible et ne permet pas de créations d’emploi en grand nombre.
Aux États-Unis, le taux de chômage baisse légèrement, mais parce que certains ont renoncé à chercher un emploi. La moitié des chômeurs américains n’ont pas été employés dans les six derniers mois. « Il y a un vrai risque de perdre contact avec le monde de l’emploi, particulièrement pour les jeunes », souligne Angel Gurria.
Un jeune Espagnol sur deux est au chômage, un jeune Français sur trois. La crise actuelle, comme les précédentes, a touché les jeunes, les salariés les moins qualifiés, les immigrés et les intérimaires. Elle a eu trois conséquences nouvelles : « les hommes ont plus souffert que les femmes, les salariés qualifiés ont été touchés et les salariés les plus âgés ont été moins concernés », constate John Martin, directeur à l’OCDE.
Deux explications à cette dernière constatation : le secteur de la construction, touché en priorité par la crise, emploie peu de salariés âgés ; d’autre part, dans les pays anglo-saxons où les retraites dépendent de fonds de pension, des salariés ont décidé de repousser leur départ à la retraite, leurs pensions s’étant fortement dévalorisées avec la chute des marchés.

Préserver « les graines de la croissance de l’avenir »

Pour lutter contre le chômage, l’OCDE prône la flexibilité du marché du travail. « Il n’est pas bon d’avoir un groupe de salariés très protégés et un autre qui accumule les contrats à durée déterminée. Cela discrimine les jeunes, par exemple. Par ailleurs, cette forte protection sociale fait hésiter les employeurs à recruter », explique Angel Gurria.
Aujourd’hui, les politiques en faveur de l’emploi se heurtent à la nécessité de réduire les déficits publics. L’Allemagne, l’Italie ou la Grande-Bretagne ont annoncé des programmes d’ajustements budgétaires. Le rapport de l’OCDE recommande de continuer à aider ceux qui cherchent un emploi activement et ceux qui risquent de basculer dans l’extrême pauvreté. Ces économies budgétaires doivent aussi préserver « les graines de la croissance de l’avenir », c’est-à-dire la recherche et développement, l’éducation et les technologies vertes.
En France, le rapport estime que le chômage pourrait commencer à baisser, mais « timidement », et il rappelle que le chômage de longue durée y est « l’un des plus élevés » des pays développés. Certes, depuis le début de la crise, le taux de chômage français a connu une « augmentation plus faible que celle observée dans les pays de l’OCDE », mais la France « partait d’une situation relativement défavorable. »

Le rapport qualifie toutefois de « bonnes initiatives » le soutien au recrutement en apprentissage ou de « franc succès » la mesure dite « zéro charge » exonérant de cotisations patronales pendant un an le recrutement de salariés dans les très petites entreprises.

Source: la-croix.com

samedi 3 juillet 2010

Les USA au bord du gouffre

Le nouveau rapport de L’OCC, l’Office of Comptroller of the Currency, l’organisme gouvernemental de tutelle des banques US, dépendant du trésor américain, est sorti le 23 juin 2010.  Intitulé « OCC and OTS Release Mortgage Metrics Report for First Quarter of 2010 », il fait le point sur les prêts immobiliers (non commerciaux) US, leur nombre, leur répartition par catégories et surtout, dénombre les saisies immobilières en cours.(1)  Étant un organisme gouvernemental de contrôle des banques, ses données sont exceptionnelles sur le plan qualitatif, des données qui prouvent que l’économie US est en phase avancée de destruction, ceci en totale contradiction avec ce que l’on peut lire dans la presse.

Pour commencer, il faut savoir que l’ensemble des crédits immobiliers non commerciaux aux USA représentent 5947,548 milliards de dollars soit plus de deux fois le PIB de la France. Or, ce rapport de l’OCC nous apprend que 87,3 % de ces prêts sont remboursés (voir tableau : encadré en rouge « current and performing ») ce qui signifie que 12,7 % de ces prêts sont actuellement en difficultés. Les USA se retrouvent donc avec une ardoise immobilière brute de 755,33 milliards de dollars. N’oublions pas que le 20 septembre 2008, Paulson le secrétaire au trésor, le président de la Réserve fédérale des États-Unis, Ben Bernanke ainsi que Christopher Cox (président de la SEC) mirent au point le TARP, le Troubled Asset Relief Program permettant de racheter 700 milliards USD de MBS (mortgage-backed securities, un titre hypothécaire) afin de combler les dettes des institutions financières.


Il faudra donc mettre en place un Tarp II, suivi d’un Tarp III car l’immobilier commercial est lui aussi en zone rouge selon un rapport publié par le COP, le Congressionnal Oversight Panel (Congrès US). Un énorme krach de l’immobilier commercial serait en effet en cours avec près de 1.400 milliards de dollars de crédits immobiliers commerciaux à refinancer sur 3 ans, soit près de 466,6 milliards de dollars à trouver par an, ce qui est pour ma part un montant sous évalué qu’il faudrait plutôt situer autour des 600 milliards.

Les « petites banques » US n’y survivront pas et on assistera à une super concentration du secteur bancaire. Les USA auront donc, si tout va bien, près de 1200 milliards de dollars à trouver cette année pour sauver les banques du trou noir immobilier !(2) Plus inquiétant encore, les procédures de saisies immobilières ont augmenté de 8,5 % au premier trimestre 2010 (malgré la renégociation, la modification de la plupart des prêts) avec 1 170 874 procédures. Il y a donc 12 866 procédures de saisies immobilières par jour aux USA, des milliers de familles jetées à la rue. Le nombre de SDF n’est pas prêt de diminuer (lire sur ce point précis : http://gillesbonafi.skyrock.com/2886448330-L-explosion-des-SDF-aux-USA.html)!

Il n’y a donc pas eu de miracle Obama !

Il faut rappeler que les Etats-Unis ont une dette totale (publique et privée) de 52 859 milliards de dollars soit 375 % du PIB US et plus que le PIB mondial qui va encore s’aggraver et devrait atteindre les 400 % en fin d’année. Heureusement que les agences de notations sont américaines car les problèmes grecs ne sont rien en comparaison !

Il est intéressant de noter qu’Ayn Rand a été l’égérie d’Anton LaVey, des libertariens et d’Alan Greenspan, le président de la Réserve fédérale jusqu’en 2006. Ce dernier est d’ailleurs l’un des responsables de la crise actuelle par sa politique des taux très bas puis brutalement relevés. Il a ainsi fait passer le taux directeur de la Fed (la banque centrale US), de 1% le 25 juin 2003, à 4,5% (plafond à 5,25% le 29 juin 2006) le jour de son départ, le 31 janvier 2006. Voici la véritable origine de la crise des subprimes (prêts immobiliers à risques) qui a historiquement débuté au second trimestre 2006 à cause de ce réhaussement des taux, entraînant l'envolée des mensualités pour les emprunteurs. On raconte n’importe quoi sur l’origine de cette crise qui n’est pas imputable aux banques, mais à la banque centrale américaine, la Fed !

Ayn Rand a ainsi écrit dans son livre la révolte d’Atlas publié en 1957 :

« Lorsqu’on constate que le commerce se fait non par consentement mais par compulsion lorsqu’on constate que pour produire, il faut auparavant obtenir la permission d’hommes qui ne produisent rien — lorsqu’on constate que l’argent afflue vers ceux qui dispensent non des biens mais des faveurs — lorsqu’on constate que les hommes deviennent plus riches par la subornation et les pressions que par le travail, et que les lois ne vous protègent pas de tels hommes, mais les protègent au contraire de vous — lorsqu’on constate que la corruption est récompensée et que l’honnêteté devient un sacrifice — on sait alors que la société est condamnée ».

Gilles Bonafi est professeur et analyste économique.

(1) Source : http://www.occ.treas.gov/ftp/release/2010-69a.pdf

(2) Source : http://www.agefi.fr/articles/Limmobilier-commercial-americain-prepare-nouvelle-vague-defaillances-1126571.html

Source: mondialisation.ca

samedi 12 juin 2010

Le Premier ministre japonais met en garde contre une crise semblable à celle de la Grèce

TOKYO (AP) — Le nouveau Premier ministre japonais Naoto Kan a prévenu vendredi que son pays pourrait être confronté à une crise semblable à celle de la Grèce si aucune mesure n'est prise rapidement pour réduire sa dette nationale.

Lors de son premier discours devant le Parlement depuis son arrivée à la tête du gouvernement la semaine dernière, ne pouvait pas continuer à dépendre de l'émission d'obligations pour rembourser sa dette. L'ancien ministre des Finances a plaidé pour des réformes drastiques notamment pour éliminer les dépenses inutiles.

Le Japon affiche la dette publique la plus élevée des pays industrialisés, à 218,6% de son Produit intérieur brut en 2009, selon le Fonds monétaire international. AP

Source: tempsreel.nouvelobs.com

vendredi 21 mai 2010

Crise financière: l'Italie pourrait bientôt rejoindre la Grèce



Le substitut du procureur de Milan Alfredo Robledo estime que l'Italie pourrait se retrouver dans une situation financière pire que celle de la Grèce en raison du nombre de collectivités locales ayant investi dans des produits dérivés à risque.

Les autorités judiciaires italiennes ont engagé une enquête sur les opérations suspectes réunissant quatre banques internationales: UBS AG (Suisse), Deutsche Bank (Allemagne), JP Morgan Chase & Co. (Etats-Unis) et la filiale irlandaise du groupe allemand Hypo Real Estate Holding.

Ces institutions sont accusées d'avoir empoché plus de 100 millions d'euros grâce à des irrégularités commises lors de la vente de produits dérivés liés aux obligations d'un montant de 1,68 milliard d'euros émises par la ville de Milan.

Selon le procureur, l'Italie arrive en première position en Europe pour le volume des dérivés financiers.

"Il existe de nombreuses bulles dans les municipalités, les régions et les provinces. Tôt ou tard, elles finiront par éclater et personne ne sait ce qui se produira alors", a déclaré le magistrat.

Et d'ajouter: "C'est un problème différent de celui de la Grèce mais, étant donné son ampleur […] il pourrait être pire".


Source: fr.rian.ru

Énergie : de plus en plus de ménages incapables de payer leurs factures



De plus en plus de ménages ne parviennent plus à payer leur facture de gaz ou d'électricité, a annoncé jeudi le médiateur de l'énergie, qui reçoit les "appels de détresse" de ces consommateurs frappés par la crise.

Environ 3,4 millions de ménages sont dans une situation de précarité énergétique, c'est-à-dire qu'ils dépensent plus de 10% de leurs revenus à régler leurs factures d'énergie.

En 2009, ces dossiers ont représenté 10% des 5.111 saisines reçues par le médiateur de l'énergie, autorité indépendante chargée de régler les conflits entre les consommateurs et leur fournisseur.

"Le nombre de saisines est en forte augmentation: nous comptons dix fois plus de réclamations pour des problèmes de précarité début 2010 que début 2009", explique Marie-Claude Lassadi, chef du service recevabilité du médiateur de l'énergie.

Une cinquantaine de consommateurs, surendettés ou au chômage, adressent des demandes de ce type au médiateur chaque mois.

"J'ai vu des gens qui empruntaient de l'argent pour payer leurs factures", raconte Mme Lassadi.

Parmi les cas les plus difficiles, le médiateur cite une mère de famille de Boulogne-sur-Mer qui était privée de gaz depuis le printemps 2009 pour cause de factures impayées.

"Elle a fait appel à nous au début de l'hiver. Avec l'arrivée du grand froid, sa situation n'était plus tenable", dit Bruno Léchevin, délégué général du médiateur.

En 2009, le gestionnaire du réseau de gaz, GrDF, a procédé à environ 70.000 "interventions pour impayés", opérations préalables à la coupure.

Pour le seul 1er trimestre 2010, ces interventions ont atteint le nombre de 43.000, selon une source proche du dossier. Interrogé, GrDF n'avait pas répondu à l'AFP jeudi.

Légalement, le médiateur n'est pas compétent pour régler ce genre de situation. "Mais comment voulez-vous qu'on ne s'y intéresse pas?", interroge M. Léchevin.

Profitant de sa notoriété grandissante, il essaye le plus souvent d'obtenir que les fournisseurs de gaz ou d'électricité établissent un échéancier de paiement en faveur de leurs consommateurs en difficulté.

"On essaie de rétablir le lien avec le fournisseur", qu'il s'agisse d'EDF, de GDF Suez ou d'un de leurs concurrents (Poweo, Direct Energie, etc), explique Mme Lassadi.

"Au début, ça a été un peu tendu mais, maintenant, ça se passe bien", ajoute-t-elle.

Le médiateur plaide par ailleurs pour un renforcement des tarifs sociaux du gaz et de l'électricité, qui permettent aux personnes précaires d'obtenir une réduction sur leur facture (70 euros par an pour l'électricité en moyenne).

Moins de la moitié de ceux qui y auraient droit (925.000 pour l'électricité et 325.000 pour le gaz) bénéficient aujourd'hui des "tarifs sociaux", par défaut d'information ou par gêne de les demander.

"Il y a des gens qui font le dos rond, ont honte de leur situation", dit Mme Lassadi.

Source: alterinfo.net

Caroline Keller, de l'association UFC Que Choisir, plaide pour sa part pour une "simplification des dispositifs". "On a l'impression que les procédures sont volontairement compliquées à l'extrême", affirme-t-elle.

lundi 17 mai 2010

L'union monétaire n'inspire plus confiance, la chute de l'euro s'accélère

[caption id="attachment_3839" align="alignright" width="300" caption="AFP/MARIO VEDDER La monnaie unique a chuté à son plus bas niveau depuis 2006 face au billet vert."][/caption]

L'euro enchaîne les records à la baisse : lundi 17 mai, la monnaie unique est passée sous le seuil de 1,23 dollar. Chutant jusqu'à 1,2237 dollar, elle a touché son plus bas niveau depuis quatre ans sur fond d'inquiétude sur la santé économique et budgétaire de l'Europe.

Les marchés craignent que la croissance déjà faible soit remise en cause par les plans d'austérité qui se multiplient dans la zone euro. Au risque de compliquer la réduction des déficits. Les places financières européennes ont à nouveau ouvert en baisse lundi.

En Asie, la Bourse de Shanghaï a plongé de 5,35 % à la clôture. Les marchés se trouvent "dans la situation la plus difficile depuis la seconde guerre mondiale", a estimé le patron de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, dans l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, lundi.

Les ministres des finances de la zone euro (Eurogroupe), réunis lundi à Bruxelles, devraient se rendre à l'évidence : le plan de 750 milliards d'euros adopté il y a tout juste une semaine par l'Union européenne (UE) ne parvient pas à rassurer les investisseurs. D'autant que la majeure partie des fonds doit encore être approuvée par les parlements nationaux. Y compris en Allemagne, où l'on avance à reculons depuis le début du processus.

La chancelière Angela Merkel a d'ailleurs souligné que ce plan de soutien permettait juste de "gagner du temps afin de supprimer les différences en matière de compétitivité et de déficits budgétaires entre les pays de la zone euro". Le renforcement de la coordination économique et budgétaire continuera d'être au centre des débats dans les prochains jours.

Bruxelles a déjà réclamé un droit de regard sur le budget des Etats et proposé des sanctions accrues pour les pays trop laxistes. Selon la presse allemande, le ministre des finances, Wolfgang Schäuble, va plaider cette semaine auprès de ses collègues de l'Eurogroupe pour un "programme concerté" de réduction des déficits budgétaires.

L'une des pistes à l'étude serait l'application, à l'échelle de toute la zone euro, de la règle budgétaire allemande. En 2009, Berlin a inscrit dans sa Constitution un mécanisme de "frein à la dette" qui empêche l'Etat fédéral de s'endetter de plus de 0,35 % du produit intérieur brut (PIB) chaque année, à partir de 2016. Lundi, le grand argentier autrichien, Josef Pröll, s'est déclaré "favorable" à l'instauration d'un tel système.

En France, la ministre de l'économie, Christine Lagarde, a plaidé dans un entretien à France Soir pour un "gouvernement économique" et souligné l'importance d'un "renforcement du pacte de stabilité et de croissance". Selon elle, l'euro "n'est pas en danger".

Pourtant, jusqu'ici, ni le filet de sécurité de 750 milliards d'euros ni les déclarations volontaristes des dirigeants européens n'ont permis d'enrayer la dégringolade de la monnaie unique. La chute de l'euro s'est précipitée ces derniers jours. "Ce qui m'inquiète, ce n'est pas tant le niveau de l'euro, qui reste tout à fait acceptable et présente même des avantages en termes de compétitivité extérieure, mais c'est la vitesse de la décélération", a d'ailleurs déclaré Jean-Pierre Jouyet, le président de l'Autorité des marchés financiers (AMF) sur France Inter, lundi.

Marie de Vergès (avec AFP., Reuters)


Source: lemonde.fr

vendredi 14 mai 2010

Il faut mettre fin a la dictature financière mondiale

A ce jour Fraternité Citoyenne est le seul parti politique ( club de réflexion ) qui se bat pour que la France retrouve sa souveraineté financière, qu'elle puisse elle-même fabriquer sa monnaie au lieu d'endetter le pays auprès des banque privées comme elle le fait depuis 1973 en raison de la trahison de Giscard, alors ministre des finances sous Pompidou. Il est vital, après cette faillite financière généralisée orchestrée pour instaurer le nouvel ordre mondial financier, de réfléchir de manière pertinente, de ne plus craindre de remettre en question tout ce système monétaire, afin de ne plus être le jouet de la finance internationale.

La plupart des gens sur la planète reproduisent malheureusement et systématiquement le conditionnement général qui veut faire croire que les impôts permettent une juste répartition des richesses produites. En réalité les impôts ainsi que toutes les autres taxes prélevés ne servent qu’à alimenter les banques qui récupèrent ainsi l'argent-dette qu'elles produisent alors que cela ne leur a rien coûté. C'est une escroquerie mondiale organisée, gigantesque et inouïe, tous les partis politiques "groupements privilégiés et avantagés" ferment les yeux et sont complices de cette fabuleuse et monstrueuse manipulation.

Jamais le cartel mafieux bancaire tout puissant: FMI, Banque Mondiale, Federal Reserve et autres Banques Centrales n’a autant tenu en laisse les nations, les forçant à suivre la politique la plus perverse et antisociale qui soit. Aussi il est impératif d'abolir cette finance internationale parasite en nationalisant les banques dont la seule finalité est d’endetter les nations et chaque citoyen de la planète. Les banques fabriquent systématiquement les guerres appuyées par les lobbies industriels et d'armements dans le seul but de valoriser l'argent. Ce sont les guerres qui redonnent de la valeur à l'argent et empêchent son écroulement en périodes fastes. Ces guerres jouent un double rôle qui rend la majorité des populations mondiales serviles et dépendantes du travail.

L'essentiel de la démarche est que l'Etat soit le seul à exercer le droit de création de la monnaie et du crédit sans intérêts. Ce qui induit que tout le système monétaire ne dépendra plus d'aucune compétition financière ou commerciale. L'Etat se doit de veiller à ce que chaque habitant touche de quoi vivre dignement, compensant les bas salaires en établissant l'équité. Chaque nation doit donc prendre entièrement à sa charge la fabrication de sa monnaie, une monnaie qui ne coûte rien à fabriquer et qui alimente directement les organisme qui sont chargés de l'Habitation, de la Santé gratuite pour tous, de l'Agriculture, de l'Enseignement non élitiste et gratuite pour tous, des Loisirs, des Transports gratuits pour tous, de la Recherche Scientifique et de l'Industrie, de l'Import-Export, des Energies et de la distribution de l'Eau …

Chaque humain adulte doit percevoir un minimum mensuel. Ceci sonnera le glas de toute spéculation, mettant fin à l’usure, à l'argent-dette et à l'industrie de la guerre. Les crédits doivent disparaître au profit de « dotations » remboursables partiellement ou entièrement gratuites, selon le cas, mais toutes strictement contrôlées par les organismes de tutelle et des associations.

« Le système bancaire moderne fabrique de l'argent à partir de rien. Ce processus est peut-être le tour de dextérité le plus étonnant qui fut jamais inventé. La banque fut conçue dans l'iniquité et est née dans le pêché. Les banquiers possèdent la Terre. Prenez la leur, mais laissez-leur le pouvoir de créer l'argent et, en un tour de mains, ils créeront assez d'argent pour la racheter. Ôtez-leur ce pouvoir et toutes les grandes fortunes comme la mienne disparaîtront et ce serait bénéfique car nous aurions alors un monde meilleur et plus heureux. Mais, si vous voulez continuer à être les esclaves de banques et à payer le prix de votre propre esclavage, laissez donc les banquiers continuer à créer l'argent et à contrôler les crédits. » Sir Josiah Stamp, Directeur de la Banque d'Angleterre 1928-1941, 2ème fortune d'Angleterre.

Source: marcjutier.over-blog.fr

Wall Street plombée par la crise de la dette en Europe



NEW YORK (Reuters) - Wall Street a ouvert en nette baisse vendredi, le regain d'inquiétudes concernant les effets d'une possible crise de la dette dans la zone euro pesant sur les transactions.

Dans les premiers échanges, l'indice Dow Jones des 30 industrielles cédait 0,78% à 10.699,06 points. Le S&P-500, plus large, perdait 1,04%, à 1.145,39 points tandis que le Nasdaq Composite reculait de son côté de 1,21% à 2.365,27 points.

Les marchés américains connaissent ainsi les mêmes difficultés que leurs homologues européens, victimes des spéculations selon lesquelles les mesures d'austérité annoncées par certains pays de la zone euro pourrait affecter la croissance économique.

Comme en Europe, les valeurs bancaires sont particulièrement attaquées, l'indice du secteur KBW abandonnant 2,34%. Les banques sont en outre handicapées par les enquêtes des autorités américains dont elle font l'objet pour de possibles tromperies.

Les statistiques pourtant solides annoncées peu avant l'ouverture n'ont rien changé au pessimisme et aux craintes des investisseurs.

Le département du Commerce a annoncé que les ventes au détail avaient augmenté davantage que prévu aux Etats-Unis le mois dernier, à la faveur d'une hausse inattendue des ventes de véhicules et de pièces détachées, et la production industrielle a elle aussi augmenté plus nettement qu'espéré.

Alexandre Boksenbaum-Granier pour le service français, édité par Marc Angrand

Source: tempsreel.nouvelobs.com

Les Bourses asiatiques sont aussi dans le rouge...

Les marchés asiatiques sont de nouveau en recul ce vendredi, après la clôture négative à Wall Street hier soir. L'indice Nikkei a reculé de 1,49%, tandis que Hong Kong a perdu 1,3%, Shanghai a redonné 0,5% et Singapour -0,44%. À Bangkok, où la violence reprend le dessus, la Bourse cède 1%.

Les investisseurs craignent une rechute de la croissance sur le vieux continent à la suite de la multiplication des plans de rigueur en Europe (Grèce, Espagne, Portugal, France...)... De quoi inquiéter les entreprises exportatrices asiatiques.

Les valeurs minières, qui avait profité depuis quelques séances d'un rebond des cours du pétrole et des principaux métaux, sont aussi reparties à la baisse ce vendredi. Les valeurs financières ont aussi subi le contrecoup des annonces américaines. Le procureur général de New-York, Andrew Cuomo, a en effet ouvert une enquête pour déterminer si huit banques internationales avaient fourni des informations trompeuses aux agences de notation afin de gonfler les notes de certains titres de créances hypothécaires. Sur les devises, le Yen a terminé la semaine à 92,30/$ entre banques.

Source: boursier.com

Les bourses européennes dégringolent

[caption id="attachment_3715" align="aligncenter" width="470" caption="Des traders à la Bourse de Franckfort, le 4 mai 2010. /M.LECKEL/REUTERS."][/caption]

La santé économique et budgétaire de la zone euro ne rassure pas les investisseurs...





Après un lundi euphorique, c’est le vendredi noir pour les bourses européennes, qui ont toutes dévissé. La bourse de Paris a clôturé en recul de 4,59% à 3.560,36 points. Francfort a, de son côté, chuté de 3,12% à 6.056,71 points. La bourse de Londres cède 170,88 points soit 3,14% par rapport à la clôture de jeudi, à 5.262,85 points. Les dégringolades sont plus importantes encore pour les Bourses de Madrid (-6,64% à 9.341,7 points) et Milan (-5,26% à 19.781 points).

Ces fortes baisses suivent de fortes hausses en début de semaine, dans la foulée de l’annonce du méga-plan de soutien annoncé lundi par l’Europe et le Fonds monétaire international. A ce titre, le CAC 40 avait connu une progression exceptionnelle en début de semaine, à +10%, avant de retomber cinq jours plus tard à –4,5%, tout en restant légèrement positif. Entre temps, les inquiétudes sur la crise grecque ont repris, avivées par une éventuelle contagion à l’Espagne ou au Portugal.

Les investisseurs semblent toujours inquiets pour la santé financière de la zone euro, surtout sur un éventuel impact sur la croissance des plans de rigueurs annoncés par différents gouvernements. Toutes ces incertitudes plombent l’euro, qui a chuté vendredi à son plus bas taux depuis 18 mois, à 1,2424 dollars

Source: 20minutes.fr


lundi 5 avril 2010

La France est extremement mal gérée

A gauche (graphique) les effets de la crise sur le produit intérieur brut (PIB) 2008/09. L'Allemagne a été touché relativement durement (-6,7%) alors que la France a vu son PIB reculer de 3,5% seulement.
Le taux de chomage lui, a reculé de 0,1% en Allemagne alors qu'il a augmenté de 2,4% en France.
Les cout unitaire des salaires a augmenté entre 2004 et 09 de 3,9% seulement en Allemagne, ailleurs en Europe (du sud), de 11,2% (France) à 20% en Italie. Le déficit public en 2009 était de 3,3% du PIB en Allemagne, contre 8,2 (France) à 12,7% (Grèce) pour les PIGs.

Ces imbéciles de PIGs - dont la France - ont profité des taux d'interêts bas pour engraisser s'empiffrer et s'endetter sans penser au lendemain. Maintenant il va falloir faire marche arrière, en particulier en ce qui concerne les salaires, ce qui est pratiquement impossible sans révolution. Ca va saigner!

Source: mahamudras.blogspot.com