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dimanche 4 décembre 2011

Un mystérieux objet métallique s'écrase sur un magasin de meubles à Plymouth dans le Massachusetts.



A Plymouth, dans l’Etat du Massachusetts, les propriétaires d'un entrepôt de meubles souhaiteraient connaître l'origine d'un morceau de métal qui a transpercé le toit de l’immeuble de leur entreprise.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=DKOxTKIiSxg[/youtube]
Heureusement personne n'a été blessé, lorsque cette pièce métallique de forme cylindrique, mesurant environ 15 centimètres de longueur et pesant plus de 3 kilogrammes, a traversé le toit, le jeudi 1er décembre 2011. Elle a fini sa course dans une pièce vide. La FAA (Federal Aviation Administration) a indiqué, après enquête, que ce morceau provenait d’un débris d’une pièce plus importante. Il précisa aussi qu’il ne pouvait pas venir d’un avion.
Un des porte-parole de la FAA pense que ce morceau venait probablement d'un d’une machinerie lourde, peut-être une déchiqueteuse à bois. Mais cela est loin d'expliquer son atterrissage inopiné dans ce toit. Surtout que d’après ces experts, il n’y avait aucun avion qui survolait cette zone à ce moment-là.
Aucune explication plausible n’a encore été avancée que ce soit par des spécialistes en aviation ou par la police du comté. Certains ufologues sont persuadés qu’il s’agirait du morceau d’un OVNI. A ce moment-là, il faudrait analyser plus amplement l’objet afin de savoir s’il ne contiendrait pas de matériaux inconnus.

Sources: Cbslocal.com et Yahoo.com - lepost.fr

mardi 24 mai 2011

Etats-Unis – Les tornades les plus meurtrières depuis près de 100 ans frappent le pays

Tandis que le Mississipi déborde près de la Nouvelle Orléans et de Bâton Rouge suite à des chutes de neige record cet hiver dans les montagnes environnantes, des tornades particulièrement puissantes et meurtrières ravagent de nombreuses régions des Etats-Unis, comme cette énorme tornade hier à Jopplin dans le Missouri, où près de 100 personnes auraient perdu la vie, ce qui porterait le bilan à près de 500 morts depuis quelques semaines…

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=023l6kQLgTo[/youtube]

Vidéo : Une tornade très puissante sème la dévastation à Jopplin aux USA – Youtube

En France la sécheresse tend à l’inverse à s’installer progressivement, avec des précipitations souvent très inférieures aux normales annuelles et une chaleur importante.

Face à des dérèglements, plusieurs hypothèses s’imposent, au choix :

- Ces évènements font-ils partie d’une variabilité climatique « normale » ?

- Le temps s’est-il détraqué du fait de l’activité solaire ou de phénomènes naturels supérieurs ?

- Le temps a-t’il été détraqué par le progrès technique et la consommation des masses ?

- Le temps a-t’il été détraqué par des manipulateurs éventuels du climat ?

Comme toujours, à chacun et chacune de se forger sa propre opinion.

Source: 911nwo.info

samedi 9 avril 2011

Faim et pauvreté extrême s’installent aux USA

Ici des millions gens souffrent de faim. Nous ne parlons pas d’Haïti, ni de pays africains, ou asiatiques, ni des favelas sudaméricaines, mais du fait extraordinaire dont que dans le pays le plus riche du monde, avec le secteur agricole le plus productif, des millions de gens souffrent de ce qui s’appelle l’insécurité alimentaire », ou ce qui en chrétien se traduit comme ne pas savoir d’où proviendra la prochaine nourriture.


Aux États-Unis il est permis – sans que cela soit un scandale national – que les enfants n’aient pas suffisamment à manger. Le programme national de télévision de CBS News, 60 Minutes, a récemment montré les visages et les histoires de familles sans toit, dont les enfants ont dit ce qu’ils ressentent quand ils ne mangent pas suffisamment. Plus de 16 millions de mineurs vivent dans la pauvreté -2 millions de plus qu’avant la crise économique qui a éclaté en 2007 – et on constate que c’est l’écroulement le plus rapide de la classe moyenne jamais arrivé depuis que le gouvernement a commencé à les mesurer, il y a demi-siècle, explique CBS News.

Qu’est qu’on ressent quand on a faim ? demande le journaliste aux enfants d’une école primaire de Floride. « C’ est difficile. Tu ne peux pas dormir. Tu attends seulement, tu t’endors cinq minutes et tu te réveilles à nouveau. Tu as a mal à estomac et pense : ‘ je ne peux pas dormir, je vais essayer de dormir, je vais essayer de dormir’, mais tu ne peux pas parce que tu as trop mal à l’estomac. Et c’est parce que tu n’as pas de nourriture dans toi », répond un enfant.

De nombreuses de familles racontent à CBS qu’elles n’ont jamais imaginé rester sans toit ou ne pas pouvoir nourrir suffisamment leurs enfants, puisqu’ils jouissaient d’une vie de classe moyenne. Avec la crise, tout a basculé.

Une partie du reportage de CBS fut réalisée dans la même zone que celle qui se proclame comme « le lieu le plus heureux du monde », c’est à dire, les comtés autour de Disney World, à Orlando, en Floride. Là CBS a détecté environ 67 motels où logent plus de 500 enfants sans domicile. Là, tout près des écoles du comté de Seminole, mille étudiants ont récemment perdu leurs logements. Le gouvernement loge des milliers de familles sans toit dans des motels dans tout le pays pendant des mois. CBS remarque que « la ‘génération motel’ aux États-Unis grandit rapidement ».

16.6% des étasuniens – soit, plus d’un sur six – a souffert « d’insécurité alimentaire » au cours de 2009, selon les chiffres les plus récents du recensement analysés par Feeding América, la plus grande organisation du pays dédiée à appuyer les personnes touchées par cette situation dans son rapport récent « Map the Meal Gap ». En fait, cette organisation explique qu’aujourd’hui elle offre ses services de soutien à 37 millions d’étasuniens, dont 14 millions d’enfants, une augmentation de 46 % comparée avec 2006.

Même dans la capitale du pays le plus puissant du monde il y a de plus en plus de faim. Dans la zone métropolitaine de Washington et ses comtés limitrophes, plus de 400 000 habitants ont souffert de la faim pendant la récession, selon le rapport récent de Feeding America et son analyse par le Washington Post. Des millions encore dans chaque partie du pays, tant dans des zones riches que marginales, on a enregistré des chiffres croissants de faim. « La majorité serait surprise de savoir les dimensions de la faim dans ses communautés. Les gens tendent à penser qu’on souffre de la faim « là-bas » , dans un autre lieu, mais pas ici même, non pas dans mon coin. Mais ce rapport démontre que ce n’est pas vrai : la faim est partout dans notre pays en ce moment », a commenté Vicki Escarra, directrice de Feeding America, au Washington Post.

« Il y a eu des moments où je n’ai pas mangé pour que mes enfants aient plus à manger. Je suis adulte, je peux le faire. Je peux boire de l’eau ou manger un morceau de pain. Mais on ne veut pas que ses enfants arrivent à dire : maman, j’ai faim, une heure après qu’ils aient mangé », a expliqué au Washington Post, Anette Emerson, mère célibataire de 46 ans. Ces histoires se répètent dans tout le pays.

Et quelle est la réponse du gouvernement ? Proposer de réduire l’assistance alimentaire aux nécessiteux, provoquer plus de coupes dans les dépenses sociales et réduire les taux d’imposition sur les revenus des millionnaires.

Mark Bittman, critique de gastronomie du New York Times [ Why We’re Fasting ], a annoncé lundi dernier qu’il se joignait à un jeûne d’une semaine avec environ 4 000 personnes dans tout le pays, dont l’intention est d’attirer l’attention publique sur les propositions du Congrès pour réduire sévèrement les programmes d’assistance pour les pauvres et pour ceux qui souffrent de faim dans ce pays. « Ces coupes faites soit disant pour réduire le déficit – à peine serait-ce une miette – causeront en vérité que plus de personnes meurent de faim, aillent au lit avec la faim ou vivent plus misérablement que maintenant. Et la proposition de loi augmentera la dépense pour la défense », a-t-il expliqué. Cela dit, devant quelques ironies : en 2010, les profits des entreprises ont augmenté avec le taux le plus rapide depuis 1950, tandis que le record de nombre de personnes qui dépendent de l’assistance fédérale pour manger a été atteint. Il a ajouté que les 400 étasuniens les plus riches ont plus richesse que la moitié des foyers du pays, tandis que 45 % des étasuniens dépensent un tiers de leurs revenus en nourriture et cependant n’y arrivent pas, et un enfant sur quatre dort en ayant faim dans ce pays, au moins sur certaines périodes.

Bittman affirme : « nous avons besoin de nous rassembler et d’insister sur le fait que nos ressources collectives soient utilisées pour le bien-être collectif, pas pour mille, ni pour un million d’étasuniens les plus riches, mais pour la vaste majorité de nous tous aux États-Unis et, en fait, pour les citoyens du monde qui ont les difficultés à satisfaire leurs premières nécessités. Ou pour nourrir leurs enfants ».

Mais, apparemment, la faim n’est pas parmi les priorités de la classe dirigeante politique ou économique de ce pays. Apparemment, « l’insécurité alimentaire » n’est pas un sujet qui est considéré de « sécurité nationale » .

La Jornada, Mexico, le 4 avril 2011

Source: mondialisation.ca

dimanche 16 janvier 2011

Et si l'homme était doté d'une e-mémoire totale et éternelle

Ce projet défendu par Gordon Bell et Jim Gemmell, deux cadres de Microsoft, s'intitule Total Recall (Mémoire Totale).

Depuis 2003, Gordon Bell porte autour du cou le prototype de la SenseCam (voir photo), un appareil photo qui prend automatiquement des clichés dès que la lumière varie ou que quelqu'un entre dans la pièce. Pour cet ingénieur et chercheur en informatique, qui travaille depuis 1995 pour Microsoft, dans quelques années un appareil de la taille d'un pin's permettra de stocker toutes les informations que nous recevons : son, images, vidéos.

Car au risque de décevoir les amateurs de science-fiction (et les fans du film de Paul Verhoeven), Total Recall n'est pas une puce qu'on implante dans le cerveau humain pour y récupérer la mémoire. Il suffit de se servir à la source. Pour ce faire, Bell mise sur le développement des capacités de stockage, qui connaissent une croissance exponentielle.

Le prix du téraoctet (1000 Go) est déjà passé sous la barre des 100 euros. En 2020, "pour 75 euros, vous pourrez sans doute vous offrir environ 250 téraoctets de mémoire, de quoi enregistrer des dizaines de milliers d'heures de vidéos et des millions de photographies", affirme Gordon Bell.

Dans le livre éponyme paru mercredi, les deux auteurs imaginent les applications futures du Total Recall, notamment dans le domaine du diagnostic médical, dans un chapitre intitulé "Comment Total Recall peut vous sauver la vie".

Reste à répondre aux nombreuses questions que pose une telle technologie. Nos enfants hériteront-ils de notre mémoire numérique ? Comment protéger ces données confidentielles qui susciteront l'intérêt d'esprits malveillants ? Cette mémoire totale pourra-t-elle être utilisée par la justice contre son propriétaire ?

Source: Le Figaro

[caption id="attachment_9847" align="aligncenter" width="470" caption="Gordon Bell ne quitte plus le prototype de SenseCamqu'il porte autour du cou depuis 2003."][/caption]

lundi 16 août 2010

Le projet de mosquée à Ground Zero crée la discorde







[caption id="attachment_5760" align="aligncenter" width="471" caption="Un manifestant proteste contre la construction d'une mosquée près de Ground Zero à New York. Sur la pancarte : "Rendez hommage aux 3000 morts du 11-Septembre" . Chris Hondros/Getty Images/AFP"][/caption]

La polémique autour du projet de mosquée, à deux pâtés de maison de Ground Zero, où se trouvaient les tours jumelles détruites le 11 septembre 2001, prend de l'ampleur. Ses partisans soutiennent que la construction aidera à surmonter les stéréotypes négatifs dont souffre la communauté musulmane depuis les attentats. Pour ses opposants, il s'agit d'une insulte à la mémoire des victimes. Une association a lancé une campagne d'affichage sur les bus de la ville.


De notre correspondant à New York, Philippe Bolopion

« Pourquoi ici ? » C’est la question que pose l’affiche au cœur de la polémique. On y voit sur la gauche un avion sur le point de percuter le World Trade Center en feu et sur la droite un immense bâtiment, frappé du croissant et de l’étoile de l’islam, décrit comme la méga mosquée du 11-Septembre.

Dans un premier temps, la régie des bus de New York avait refusé de placarder l’affiche, en reprochant à leurs auteurs de faire le lien entre les attentats du 11-Septembre et le projet de centre islamique non loin de Ground Zero. Mais le groupe « arrêtez l’islamisation de l’Amérique », à l’origine de la campagne publicitaire, a porté plainte et obtenu gain de cause. La régie des transports de New York, tout en précisant qu’elle ne soutenait pas les vues exprimées sur les affiches, a accepté de les coller sur 26 bus.

L’imam, qui est derrière le projet culturel et de mosquée, est aussi dans la ligne de mire. Les opposants au projet de mosquée reprochent au département d’Etat américain, qui considère l’imam comme un modéré, de l’avoir envoyé en mission au Moyen-Orient, pour parler de la vie des musulmans aux Etats-Unis. Le projet de centre islamique près de Ground Zero devait représenter l’ouverture de l’Amérique et l’entente entre les religions. Il est devenu un symbole de discorde.

Source: rfi.fr

mercredi 28 juillet 2010

Alex Jones annonces l'effondrement complet des etats-unis !

[caption id="attachment_5375" align="aligncenter" width="470" caption="Alexander Emerick Jones (né le 11 février 1974) est un animateur de radio, cinéaste et grand partisan de la théorie du complot. Il est connu en particulier pour son point de vue critique concernant l’attaque du 11 septembre 2001, son exposé sur le Bohemian Club et ses informations régulières sur le Nouvel ordre mondial. Source: Wikipedia"][/caption]


Alex Jones parle de l'effondrement total des Etats-Unis à venir, et par extension de tout le monde Occidental et donc du monde entier, dans les 2 prochaines années. 46 états Américains sont en faillite totale. Des déclarations ont déjà été faites dans certaines villes comme quoi les services de police ne fonctionneront plus, et qu'aucune arrestation ne sera faite pour des agressions, des empoisonnements, des vols, des cambriolages....

http://www.nbcbayarea.com/news/local-beat/Suffer-These-Crimes-in-Oakland-Dont-Call-the-Cops-98266509.html

C'est la désintégration totale de la société humaine telle que nous la connaissons qui se prépare. Pendant que la masse se déchirera entièrement, ne sachant pas qui tenir pour responsables autres que les marionnettes présentées, les élites mondialistes seront elles tranquillement installées dans leur ghetto richissime et leurs châteaux et forteresses avec sécurité privée, attendant patiemment d'offrir leur solution...

Source: neotrouve.com - dailymotion.com

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xe5hi5_alex-jones-effondrement-complet-des_news[/dailymotion]

samedi 3 juillet 2010

Les USA au bord du gouffre

Le nouveau rapport de L’OCC, l’Office of Comptroller of the Currency, l’organisme gouvernemental de tutelle des banques US, dépendant du trésor américain, est sorti le 23 juin 2010.  Intitulé « OCC and OTS Release Mortgage Metrics Report for First Quarter of 2010 », il fait le point sur les prêts immobiliers (non commerciaux) US, leur nombre, leur répartition par catégories et surtout, dénombre les saisies immobilières en cours.(1)  Étant un organisme gouvernemental de contrôle des banques, ses données sont exceptionnelles sur le plan qualitatif, des données qui prouvent que l’économie US est en phase avancée de destruction, ceci en totale contradiction avec ce que l’on peut lire dans la presse.

Pour commencer, il faut savoir que l’ensemble des crédits immobiliers non commerciaux aux USA représentent 5947,548 milliards de dollars soit plus de deux fois le PIB de la France. Or, ce rapport de l’OCC nous apprend que 87,3 % de ces prêts sont remboursés (voir tableau : encadré en rouge « current and performing ») ce qui signifie que 12,7 % de ces prêts sont actuellement en difficultés. Les USA se retrouvent donc avec une ardoise immobilière brute de 755,33 milliards de dollars. N’oublions pas que le 20 septembre 2008, Paulson le secrétaire au trésor, le président de la Réserve fédérale des États-Unis, Ben Bernanke ainsi que Christopher Cox (président de la SEC) mirent au point le TARP, le Troubled Asset Relief Program permettant de racheter 700 milliards USD de MBS (mortgage-backed securities, un titre hypothécaire) afin de combler les dettes des institutions financières.


Il faudra donc mettre en place un Tarp II, suivi d’un Tarp III car l’immobilier commercial est lui aussi en zone rouge selon un rapport publié par le COP, le Congressionnal Oversight Panel (Congrès US). Un énorme krach de l’immobilier commercial serait en effet en cours avec près de 1.400 milliards de dollars de crédits immobiliers commerciaux à refinancer sur 3 ans, soit près de 466,6 milliards de dollars à trouver par an, ce qui est pour ma part un montant sous évalué qu’il faudrait plutôt situer autour des 600 milliards.

Les « petites banques » US n’y survivront pas et on assistera à une super concentration du secteur bancaire. Les USA auront donc, si tout va bien, près de 1200 milliards de dollars à trouver cette année pour sauver les banques du trou noir immobilier !(2) Plus inquiétant encore, les procédures de saisies immobilières ont augmenté de 8,5 % au premier trimestre 2010 (malgré la renégociation, la modification de la plupart des prêts) avec 1 170 874 procédures. Il y a donc 12 866 procédures de saisies immobilières par jour aux USA, des milliers de familles jetées à la rue. Le nombre de SDF n’est pas prêt de diminuer (lire sur ce point précis : http://gillesbonafi.skyrock.com/2886448330-L-explosion-des-SDF-aux-USA.html)!

Il n’y a donc pas eu de miracle Obama !

Il faut rappeler que les Etats-Unis ont une dette totale (publique et privée) de 52 859 milliards de dollars soit 375 % du PIB US et plus que le PIB mondial qui va encore s’aggraver et devrait atteindre les 400 % en fin d’année. Heureusement que les agences de notations sont américaines car les problèmes grecs ne sont rien en comparaison !

Il est intéressant de noter qu’Ayn Rand a été l’égérie d’Anton LaVey, des libertariens et d’Alan Greenspan, le président de la Réserve fédérale jusqu’en 2006. Ce dernier est d’ailleurs l’un des responsables de la crise actuelle par sa politique des taux très bas puis brutalement relevés. Il a ainsi fait passer le taux directeur de la Fed (la banque centrale US), de 1% le 25 juin 2003, à 4,5% (plafond à 5,25% le 29 juin 2006) le jour de son départ, le 31 janvier 2006. Voici la véritable origine de la crise des subprimes (prêts immobiliers à risques) qui a historiquement débuté au second trimestre 2006 à cause de ce réhaussement des taux, entraînant l'envolée des mensualités pour les emprunteurs. On raconte n’importe quoi sur l’origine de cette crise qui n’est pas imputable aux banques, mais à la banque centrale américaine, la Fed !

Ayn Rand a ainsi écrit dans son livre la révolte d’Atlas publié en 1957 :

« Lorsqu’on constate que le commerce se fait non par consentement mais par compulsion lorsqu’on constate que pour produire, il faut auparavant obtenir la permission d’hommes qui ne produisent rien — lorsqu’on constate que l’argent afflue vers ceux qui dispensent non des biens mais des faveurs — lorsqu’on constate que les hommes deviennent plus riches par la subornation et les pressions que par le travail, et que les lois ne vous protègent pas de tels hommes, mais les protègent au contraire de vous — lorsqu’on constate que la corruption est récompensée et que l’honnêteté devient un sacrifice — on sait alors que la société est condamnée ».

Gilles Bonafi est professeur et analyste économique.

(1) Source : http://www.occ.treas.gov/ftp/release/2010-69a.pdf

(2) Source : http://www.agefi.fr/articles/Limmobilier-commercial-americain-prepare-nouvelle-vague-defaillances-1126571.html

Source: mondialisation.ca

lundi 10 mai 2010

États-Unis: la vie dangereuse des enfants ouvriers agricoles

Les États-Unis ne parviennent pas à protéger les centaines de milliers d’enfants engagés dans des travaux agricoles épuisants et parfois dangereux, a affirmé Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui. Human Rights Watch a appelé le Congrès à modifier la loi fédérale permettant aux enfants de moins de 18 ans de travailler dans l’agriculture à un âge bien plus précoce, durant de bien plus longues heures et dans des conditions beaucoup plus dangereuses que dans n’importe quel secteur industriel aux États-Unis.

Dans son rapport de 99 pages, « Fields of Peril : Child Labor in US Agriculture » (« Champs dangereux : Le travail des enfants dans l’agriculture aux États-Unis »), Human Rights Watch a constaté que les enfants ouvriers agricoles risquaient leur sécurité, leur santé et leur éducation dans des exploitations agricoles à travers les États-Unis. Pour ce rapport, Human Rights Watch a interrogé 59 enfants âgés de moins de 18 ans qui ont travaillé comme ouvriers agricoles dans 14 États dans plusieurs régions des États-Unis.

« S’agissant des enfants ouvriers agricoles, les États-Unis sont un pays en voie de développement », a déclaré Zama Coursen-Neff, auteure du rapport et directrice adjointe de la division Droits de l’enfant à Human Rights Watch. « Les enfants qui récoltent la nourriture de l’Amérique devraient au moins bénéficier des mêmes protections que ceux qui la servent. »

Des enfants ouvriers agricoles n’ayant pas plus de 12 ans travaillent souvent 10 heures par jour ou même plus, de cinq à sept jours par semaine, a constaté Human Rights Watch. Certains commencent à travailler à temps partiel à l’âge de 6 ou 7 ans. Les enfants, comme beaucoup d’ouvriers agricoles adultes, gagnent généralement beaucoup moins que le salaire minimum, et leur salaire est souvent encore diminué parce que les employeurs ne tiennent pas compte de toutes les heures et les obligent à dépenser leur propre argent pour des outils, des gants, et de l’eau potable que leurs employeurs devraient leur fournir selon la loi.

L’agriculture est le travail le plus dangereux pratiqué par les enfants aux États-Unis, selon l’Institut national pour la sécurité et la santé au travail (National Institute for Occupational Safety and Health, NIOSH), affilié au Centre de contrôle des maladies (Centers for Disease Control, CDC). Les enfants risquent l’intoxication par les pesticides, des blessures graves et l’insolation. Ils sont victimes d’accidents mortels quatre fois plus souvent que les enfants occupant des emplois dans d’autres secteurs. Certains travaillent même sans l’équipement de protection de base, notamment des chaussures ou des gants. Plusieurs ont déclaré à Human Rights Watch que leurs employeurs ne leur fournissaient pas d’eau potable, d’installations pour se laver les mains ni de toilettes. Les filles et les femmes occupant ces emplois sont extrêmement vulnérables aux abus sexuels.

Comme conséquence de leurs longues heures de travail, le pourcentage d’enfants employés dans le secteur agricole qui abandonnent l’école est quatre fois plus élevé que la moyenne nationale. Human Rights Watch a interrogé de nombreux enfants qui avaient pris du retard à l’école une ou plusieurs fois et qui ont indiqué qu’aucun membre de leur famille n’avait obtenu son diplôme d’études secondaires.

Human Rights Watch a appelé le Congrès américain à modifier la loi régissant le travail des enfants – le Fair Labor Standards Act (Loi sur les normes du travail équitable, FLSA) – afin de mettre un terme à la discrimination contre les enfants ouvriers agricoles. Dans d’autres professions, la loi interdit l’emploi des enfants de moins de 14 ans, et limite la durée de travail pour les enfants de moins de 16 ans à trois heures par jour en période scolaire. Dans le secteur agricole, cependant, les enfants peuvent travailler dans n’importe quelle ferme à l’âge de 12 ans, et à tout âge dans une petite ferme. Contrairement à d’autres emplois, la loi ne fixe aucune limite quant au début ou à la fin de la journée de travail, ni au nombre d’heures qu’un enfant peut travailler dans l’agriculture, tant qu’ils ne travaillent pas pendant les heures scolaires. En outre, la loi permet aux enfants de 16 et 17 ans de travailler en agriculture dans des conditions dangereuses ; dans toutes les autres professions, l’âge minimum pour les travaux dangereux est de 18 ans.

« La loi actuelle sur le travail des enfants a été rédigée dans les années 30 quand un nombre beaucoup plus élevé d’enfants travaillaient dans des fermes familiales, mais cette époque est révolue », a déclaré Zama Coursen-Neff. « Il est temps que les États-Unis mettent à jour leurs lois désuètes sur le travail des enfants pour donner à ceux d’entre eux qui travaillent dans l’agriculture la même protection qu’à tous les autres enfants travailleurs. »

En septembre 2009, Lucille Roybal-Allard, députée de Californie, a introduit à la Chambre des représentants une proposition de loi intitulée Children’s Act for Responsible Employment (HR 3564). Ce projet de loi est soutenu par plus de 80 députés, et a été approuvée par plus de 80 organisations, notamment l’AFL-CIO (regroupement syndical), l’American Federation of Teachers (Fédération américaine des enseignants), la NAACP (Association nationale pour l’avancement des gens de couleur), et les United Farm Workers of America (Ouvriers agricoles unis d’Amérique). Cependant, cette loi n’a toujours pas été votée.

Même les lois insuffisantes actuellement en vigueur sont mal appliquées. L’application des lois du travail des enfants en général par le Département américain du travail a diminué de façon spectaculaire entre 2001 et 2009. Le Département américain du travail n’a relevé que 36 cas de violation du travail des enfants en agriculture en 2009, soit seulement 4 pour cent de toutes les violations du travail des enfants. Les règles de sécurité sur les pesticides de l’Agence américaine de protection de l’environnement (Environmental Protection Agency, EPA) ne prévoient aucune mesure particulière pour les enfants.

L’application laxiste des lois est exacerbée par les craintes des travailleurs de signaler les infractions aux autorités. Quelque 85 pour cent des ouvriers agricoles aux États-Unis sont d’origine hispanique. Alors que de nombreux enfants ouvriers agricoles sont des citoyens américains, leurs parents peuvent être en situation irrégulière ou détenir un visa agricole à court terme, ce qui laisse toute la famille dans la crainte de l’expulsion. Les normes du travail et leur application concernent tous les travailleurs, indépendamment de leur statut d’immigration.

Human Rights Watch a appelé le Département du Travail américain à accroître sensiblement ses efforts pour identifier et sanctionner l’utilisation illégale du travail des enfants. Tous les États devraient établir ou relever à au moins 14 ans l’âge minimum pour le travail agricole, a déclaré Human Rights Watch.

Le travail des enfants dans les fermes américaines viole également les obligations légales internationales des États-Unis au regard de la Convention sur les pires formes de travail des enfants de l’Organisation internationale du Travail (OIT). En mars, le Comité d’experts de l’OIT a exprimé de sérieuses préoccupations concernant le nombre important de blessures et de décès subis par les enfants dans l’agriculture aux États-Unis, et les exemptions de la loi américaine qui permettent aux jeunes enfants de travailler. Le comité a invité les États-Unis à prendre des mesures immédiates pour se conformer à leurs obligations au regard de la Convention.

Le 10 mai 2010, les États-Unis se joindront à plus de 80 autres pays lors d’une conférence mondiale sur le travail des enfants organisée par le gouvernement néerlandais à La Haye. L’un des objectifs de cette conférence est une meilleure application de la Convention sur les pires formes de travail des enfants, en mettant l’accent sur l’agriculture.

« Les États-Unis dépensent plus de 25 millions de dollars par an – plus que tous les autres pays réunis – pour éliminer le travail des enfants à l’étranger, mais tolèrent l’exploitation des enfants sur leur propre sol », a conclu Zama Coursen-Neff.

Paroles d’enfants, de parents et de fermiers :

« Je n’ai pas vraiment eu d’enfance, et je ne veux pas que [mes propres enfants] passent par où j’ai passé. Vous n’êtes un enfant qu’une seule fois. Une fois que vous grandissez vous devez travailler. »

Un garçon de 17 ans qui avait coupé des arbres de Noël, cueilli des tomates et travaillé dans d’autre cultures depuis l’âge de 12 ans en Caroline du Nord

« [Quand j’avais 12 ans] ils m’ont donné mon premier couteau. Semaine après semaine je me coupais. Chaque semaine j’avais une nouvelle cicatrice. Mes mains ont beaucoup à raconter. »

Un garçon de 17 ans qui a commencé à travailler à l’âge de 11 ans dans le Michigan

« Vous êtes mis au travail tous les jours ; vous pouvez à peine faire une pause sauf s’il pleut. Les enfants sont tellement contents [quand il commence à pleuvoir] qu’ils se mettent à hurler. »

Un garçon de 15 ans qui travaille dans le Michigan pendant l’été

« Ici il y a beaucoup de produits chimiques dans les champs. . . .Vous pouvez les sentir. [Récemment] l’avion a pulvérisé le coton. . . J’avais la tête qui tournait. J’ai couvert mon visage et j’ai continué à travailler. Personne ne nous a dit de sortir du champ. »

Un garçon de 18 ans qui avait travaillé de 8 à 9 ans dans le binage du coton au Texas aux côtés d’autres enfants

« Je ne me souviens pas de la dernière fois que je me suis inscrit à l’école à temps. . . .J’ai bien peur que cela ne me ralentisse dans mon éducation. . . . J’ai arrêté les mathématiques parce que j’étais un désastre. Je disais à mon professeur : ‘ Je ne sais même pas comment diviser et je vais passer en deuxième année’. Je vais d’un endroit à l’autre. Cela brouille les choses dans ma tête, et je ne peux pas suivre. »

Une fille de 15 ans faisant le binage du coton au Texas

« Mon fils, il a besoin de ses heures de récréation. Il ne peut pas travailler 30 heures par semaine. Il peut travailler trois à quatre heures quelques fois par semaine. . . . En tant qu’employeur, vous ne pouvez pas dire : ‘ Je vais embaucher des enfants de 13-14 ans’ Non ! Je ne suis pas de cet avis. »

Un exploitant agricole dont le fils de 12 ans travaille dans sa ferme au Michigan

« Je dis à ma fille : ‘Je suis désolé de t’avoir volé ton enfance’. »

Une mère dont la fille de 11 ans travaillait dans le binage du coton et s’occupait de ses deux jeunes frères

Human Right Watch

Source: comprendrelemonde.fr

samedi 8 mai 2010

Les Etats-Unis à la veille de la faillite

«Les finances des Etats-Unis augmentent à la puissance deux», nous fait savoir, à titre strictement officieux, un collaborateur du Fonds monétaire international et ami. «Le système financier des Etats-Unis est quasiment en faillite, de quelle valeur sont en­core les garanties?» Telle est sa question provocante.




Certes, la Société d’assurance des dépôts (FDIC) répète constamment que les avoirs en banque sont en sécurité, tout au moins jusqu’à concurrence du montant assuré. Mais les observateurs savent pertinemment que cette institution ne dispose pas du capital prouvant la validité de cette affirmation. La moitié des dépôts n’est, en effet, pas assurée du tout. Le reste est couvert à raison d’un cent (!) par dollar. Tant que la FDIC ne ferme que de petites banques – durant les trois premiers mois de l’année en cours, elle y a déjà procédé dans 40 cas –, elle peut satisfaire à ses engagements financiers. Lors de la plus grande banqueroute bancaire survenue jusqu’à maintenant, à savoir l’effondrement de la «Washington Mutual», les limites ont déjà été dépassées. Durant les jours précédant la faillite, les clients de la «Washington Mutual» ont vite retiré 16,7 milliards de dollars en raison de la situation incertaine. Ainsi s’est effondrée rapidement la plus grande caisse d’épargne des Etats-Unis, qui disposait de 43 000 collaborateurs et de plus de 2000 comptoirs. Le groupe financier J.P. Morgan a acquis la banque au prix dérisoire de USD 1,9 milliard. L’année précédente, elle s’était déjà procuré la banque d’investissements insolvable Bear Stearns à un prix de liquidation et l’avait absorbée.

Après la nationalisation des deux géants hypothécaires Freddie Mac et Fannie Mae, le gouvernement des Etats-Unis s’était déjà engagé à répondre des engagements de ces établissements pour un montant quasiment illimité. Sur quoi le monde financier avait fait des deux groupes son dépotoir de papiers toxiques. Les établissements de crédit continuent de déverser leurs reconnaissances de dettes ayant perdu toute valeur sur les deux entreprises soutenues par l’Etat, procédé par lequel les billions de pertes essuyées par les banques sont transmis à l’Etat et, pratiquement, au contribuable. Or les banques enregistrent de nouveau des bénéfices appréciables.

«Ni la crise financière ni la récession ne sont complètement surmontées», et, malgré certains signes de rétablissement, il ne saurait être déjà question d’un rétablissement général. Même les Américains optimistes – au premier chef Ben Bernanke, le président de la Fed – soulignent davantage, dans leurs déclarations, que «le pire n’a pas encore eu lieu.» Les Etats-Unis souhaiteraient que de nouvelles attributions de milliards de dollars aux circuits financiers continuent d’être les stimulants de l’économie mondi­ale. Cependant, bien des choses sont encore en marche, dont les Américains n’ont pas encore pris connaissance.

Le taux de chômage continue de varier entre 9 et 10%. De plus, les experts considèrent la baisse de mars comme un attrape-nigaud. Le gouvernement a «engagé» à court terme 132 000 personnes, dont la plupart étaient des chômeurs, pour procéder au recensement et au relevé de la population qui a lieu tous les dix ans. Cet embellissement de la statistique du chômage a été immédiatement interprété comme signe de renforcement. Les prochaines données montreront s’il s’agissait d’un feu de baille allumé par le gouvernement. •

Source : Vertraulicher Schweizer Brief n° 1247 du 13/4/10

Traduction : Horizons et Débats

Source: www.mecanopolis.org

lundi 3 mai 2010

Un rapport chinois trace un portrait désastreux des droits de l'homme aux Etats-Unis

Le 13 mars, le Bureau de l'information chinois du Conseil d'État publiait un rapport intitulé : « Le dossier des droits de l'homme aux États-Unis en 2009 ».

Ce document était clairement destiné à réfuter le rapport annuel du département d'État américain sur le respect des droits de l'homme pour 2009, publié deux jours plus tôt.

Le rapport chinois souligne légitimement que le gouvernement des Etats-Unis « publie année après année des rapports sur les droits de l'homme pour accuser d'autres pays, et utilise la question des droits de l'homme à des fins politiques pour s'ingérer dans les affaires internes des autres pays, diffamer leur image et avancer ses propres intérêts stratégiques. Cela expose complètement son double standard en matière de droits de l'homme... »

Administrer au gouvernement des Etats-Unis une dose bien méritée de sa propre médecine n'absout pas pour autant le régime chinois de ses violations flagrantes des droits de l'homme. Il gouverne de manière autocratique sur une population de 1,3 milliard de personnes, la plupart étant des paysans désespérément pauvres et des travailleurs très exploités.

Ceci étant dit, le rapport chinois est un document révélateur –sobre, parfois même subtil, basé sur des faits tirés entièrement de source gouvernementale et médiatique des Etats-Unis, chaque élément étant soigneusement documenté. Il donne un portrait des Etats-Unis du 21e siècle conforme à celui vu par la plupart du monde, un portrait contrastant de façon éclatante avec la mythologie officielle et la propagande médiatique américaine.

C'est sans surprise que ce rapport est passé inaperçu dans les médias de masse aux Etats-Unis. Le rapport de 14 pages est divisé en six sections principales : la vie, la propriété et la sécurité personnelle ; les droits civiques et politiques ; les droits économiques, sociaux et culturels ; la discrimination raciale ; les droits des femmes et des enfants ; la violation des droits de l'homme par les Etats-Unis contre les autres nations. Le portrait cumulatif en est un d'une société en profonde crise qui va en s'aggravant.

Quelques statistiques et faits cités sur la violence et la répression policière aux Etats-Unis :

  • Chaque année, 30.000 personnes meurent dans des incidents impliquant une arme à feu.

  • Il y a eu 14.180 meurtres l'an dernier.

  • Dans les dix premiers mois de 2009, 45 personnes ont été tuées en raison de l'utilisation du Taser par la police, le total s'élevant à 389 pour la décennie.

  • L'an dernier, 315 policiers de la ville de New York ont été soumis à une supervision interne suite à une « utilisation incontrôlée de la violence ».

  • 7,3 millions d'Américains sont sous la juridiction des autorités du système correctionnel, plus que tout autre pays.

  • 60.000 prisonniers, selon les estimations, ont été violés en détention l'an dernier.


Sur les droits démocratiques, le rapport note l'espionnage gouvernemental omniprésent de sa population, autorisé en vertu du Patriot Act, le vaste réseau de surveillance d'Internet par l'Agence de sécurité nationale (NSA), et le harcèlement policier contre les manifestants antimondialisation à Pittsburgh l'an dernier lors du sommet du G-20. Soulignant l'hypocrisie de la rhétorique du gouvernement des Etats-Unis sur les « droits de l'homme », les auteurs observent que « la même conduite dans d'autres pays aurait été dénoncée comme étant une violation des droits de l'homme, alors qu'aux États-Unis cela est présenté comme un contrôle nécessaire du crime ».

Le rapport ne fait qu'effleurer le problème de la crise socioéconomique aux Etats-Unis, notant un niveau record de chômage, de pauvreté, de famine et de sans-abris, ainsi que 46,3 millions de personnes sans assurance-maladie. Il offre quelques faits rarement discutés dans les médias américains : 712 personnes ont été incinérées aux frais du public dans la ville de Los Angeles parce que les familles étaient trop pauvres pour payer l'enterrement. Il y a eu 5.657 morts au travail en 2007, la dernière année pour laquelle des données sont disponibles, soit un taux de 17 décès par jours (pas un seul employeur n'a été accusé au criminel pour ces ces morts). Quelque 2.266 vétérans sont morts des conséquences d'un manque d'assurance-maladie en 2008, 14 fois le nombre de soldats tués en Afghanistan cette année.

Le rapport démontre l'existence d'une discrimination raciale omniprésente contre les Noirs, les hispanophones et les Amérindiens, les sections les plus opprimées de la classe ouvrière. Ce phénomène s'exprime aussi par un nombre record de plaintes de discrimination raciale à l'embauche, soit plus de 32.000. Le rapport note également le nombre croissant d'incidents de discrimination ou de violence contre les musulmans, et la détention de 300.000 immigrants « illégaux » chaque année, 30.000 immigrants se retrouvant dans un centre de détention chaque jour de l'année.

Le rapport note que l'Etat de Californie a imposé des sentences de prison à vie 18 fois plus souvent à des noirs qu'à des blancs, et que, en 2008, lorsque la police de New York fait usage d'une arme à feu, 75 pour cent des cibles sont noires, 22 pour cent hispaniques et seulement 3 pour cent blanches.

Le rapport fait référence à la réalité bien connue de l'iniquité salariale pour les femmes, avec un salaire médian à seulement 77 pour cent de celui des hommes, par rapport à 78 pour cent en 2007. Selon le rapport, 70 pour cent des femmes en âge de travailler n'ont pas d'assurance-maladie, ou ont une couverture inadéquate, des factures ou des dettes élevées reliées à des questions de santé.

Les enfants sont de loin les plus durement touchés par la misère économique, 16,7 millions d'enfants ayant manqué de nourriture à un certain moment durant l'année 2008, et 3,5 millions d'enfants de moins de 5 ans souffrant de la faim et de la malnutrition, soit 17 pour cent au total. La faim chez les enfants est combinée à un autre phénomène malsain, celui du travail endémique des enfants dans l'agriculture : quelque 400.000 enfants font du travail de cueillette. Les Etats-Unis sont également les premiers au monde dans l'emprisonnement des enfants et des mineurs, et le seul pays qui n'offre pas de liberté conditionnelle aux contrevenants juvéniles.

La politique étrangère américaine est également l'objet de critiques justifiées. Un pays avec autant de pauvres et d'affamés compte pour près de 42 pour cent du total des dépenses militaires mondiales, un colossal 607 milliards de dollars, et il est le premier marchand d'armes mondial, avec des ventes internationales de 37,8 milliards de dollars en 2008, une augmentation de près de 50 pour cent par rapport à l'année précédente.

Le rapport chinois mentionne également les preuves documentées de la torture des prisonniers en Afghanistan, en Irak et a Guantanamo Bay, le réseau mondial de bases militaires américain, l'embargo américain de Cuba (opposé par l'Assemblée générale de l'ONU par un vote de 187 contre 3), et l'espionnage systématique du globe par les Etats-Unis avec le système d'interception NSA « ECHELON », aussi bien que le monopole américain sur serveurs Internet responsables de la gestion du trafic.

Le rapport souligne aussi les violations délibérées par les Etats-Unis des conventions internationales sur les droits de l'homme. Washington a soit signé et non ratifié ou refusé de signer quatre conventions majeures des Nations unies : sur les droits économiques, sociaux et culturels ; sur les droits des femmes ; sur les droits des personnes handicapés ; et sur les droits des peuples autochtones.

Le rapport ne discute pas des causes de la dégénérescence des conditions sociales aux États-Unis — il ne fallait d'ailleurs pas s'y attendre, puisque cela nécessiterait une explication du lien causal entre la pauvreté, la répression et la discrimination et le fonctionnement du système de profit capitaliste, une explication que Beijing peut difficilement entreprendre.

(Article original anglais paru le 19 mars 2010)

Source: www.wsws.org

samedi 10 avril 2010

Oscar : le chat qui prédit la mort

[caption id="attachment_2999" align="aligncenter" width="470" caption="Recueilli dans une unité pour malades d'Alzheimer à Rhode Island, il présente la particularité incroyable d'identifier les patients dont la mort est imminente. Crédits photo : Milne/AP"][/caption]

« OSCAR arrive devant la chambre 313. La porte est ouverte, il entre. Mme K. est allongée paisiblement sur son lit et respire doucement. Autour d'elle, les photos de ses petits-enfants et une de son mariage. Malgré ces souvenirs, elle est seule. Oscar saute sur le lit, renifle l'air et marque une pause, histoire de considérer la situation. Sans plus hésiter, il fait alors deux tours sur lui-même pour se lover contre Mme K. Une heure passe. Oscar attend. Une infirmière entre, vérifie l'état de la malade et note la présence d'Oscar. Préoccupée, elle sort et commence à passer des coups de téléphone. La famille arrive, le prêtre est appelé pour les derniers sacrements. Le matou ne bouge toujours pas. Le petit-fils de Mme K. demande alors :»Mais que fait le chat ici essai Sa mère, maîtrisant ses larmes, lui répond : »Il est là pour aider grand-mère à arriver au paradis... * Trente minutes plus tard, Mme K. pousse son dernier soupir. Oscar se lève, sort à pas de velours, sans que personne ne le remarque... »

Une fois n'est pas coutume, la prestigieuse revue médicale américaine The New England Journal of Medicine, dans son dernier numéro, loin de ses articles austères, a choisi de publier l'histoire vraie et touchante d'un petit chat pas comme les autres. Recueilli dans une unité pour malades d'Alzheimer à Rhode Island aux États-Unis, il présente la particularité incroyable d'identifier les patients dont la mort est imminente et de se blottir alors contre eux pour leur apporter un ultime réconfort. Il s'intéresse à chaque patient, mais ne s'installe sur leur lit que lorsque le moment fatal est arrivé. Le docteur David Dosa, gériatre à l'hôpital Rhode Island de Providence, travaillant dans cette unité, décrit avec précision dans le New England comment ce chat a transformé les pratiques de fin de vie, en prévoyant les décès, permettant d'organiser l'appel aux familles et les derniers offices religieux.
« Un indicateur quasi certain »

Quand les employés de cette maison de retraite de la ville de Providence ont recueilli le petit chat Oscar, ils étaient loin d'imaginer que ce dernier leur indiquerait, avec une fiabilité jamais démentie, le prochain patient qui passerait de vie à trépas. L'animal, âgé de deux ans, tigré et blanc, a été adopté par le personnel de l'unité de soins spécialisés dans la maladie d'Alzheimer situé au troisième étage. Selon David Dosa, Oscar fait des rondes régulières, observe les patients, les renifle avant de passer son chemin ou de s'installer pour un dernier câlin. Il lui est arrivé d'accompagner jusqu'à leur ultime demeure des mourants qui, faute de famille, seraient morts tout seul.
Ses prévisions se sont révélées jusqu'à présent si exactes que, dès qu'il se blottit contre un patient, les soignants contactent les proches. « Personne ne meurt au troisième étage sans avoir reçu la visite d'Oscar, écrit David Dosa. Sa seule présence au chevet d'un patient est perçue par les médecins et les soignants comme un indicateur quasi certain d'un décès imminent. »
Jusqu'ici, il a supervisé la mort de plus de 25 pensionnaires, selon David Dosa, qui a précisé de ne pas pouvoir fournir d'explication aux capacités divinatoires du chat. Oscar a-t-il des dons particuliers ? Cette histoire permet de méditer en tout cas sur l'impact des animaux de compagnie dans certaines structures destinées aux personnes âgées.

Les chats, animaux particulièrement affectueux, pourraient jouer un rôle de réconfort pour ces malades atteints d'Alzheimer que la démence éloigne du monde rationnel. L'agence d'hospitalisation locale, en tout cas, a pris la mesure du rôle d'Oscar puisqu'elle a fait graver ces quelques mots sur le mur du service : « Cette plaque récompense Oscar le chat pour ses soins dignement compassionnels. »

Source: lefigaro.fr

vendredi 2 avril 2010

Violents orages et tornades sur le centre-est et le Sud-Est des Etats-Unis

Le Centre Est et le sud-est des États-Unis subissent depuis ces 12 dernières heures de violents orages qui ont généré des tornades.
Les services météorologiques ont d’ailleurs lancé des avis de tornades entre le sud de la Virginie et le nord de la Caroline du Sud.

Arrivant sur des sols froids, les pluies se sont parfois transformées en pluies verglaçantes dans certaines zones, les vents ont soufflé jusqu’à 120 km/h rafale jusqu’à 140 km/h dans certains secteurs.

En Caroline du Nord, au moins 8 tornades ont touché le sol avec des vents violents et de fortes pluies, dimanche soir.
De nombreux arbres ont été déracinés et des lignes électriques ont été cassées. Des dizaines de Mobil Home ont été retournés.
De gros grêlons ont aussi été signalés dans cette zone de l’ouest de la Caroline du Nord.

Source: meteo-world.com

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dimanche 28 mars 2010

Assurance santé une fausse promesse?

L’adoption par le Congrès américain, le 21 mars 2010, d’une loi sur la santé a été largement présentée comme un « vote historique » vers la mise en place d’une couverture universelle de la population des Etats-Unis en matière de dépenses de santé. En 2008, 46,3 millions de personnes vivant aux Etats-Unis ne bénéficiaient d’aucune assurance santé. L’explosion du chômage n’a pu qu’aggraver la situation: la majorité des personnes assurées le sont par l’intermédiaire de leur employeur et perdent cette couverture essentielle en même temps que leur emploi.

Nous publions ci-dessous la prise de position diffusée le 22 mars 2010 par les responsables de l’association Physicians for a National Health Program (Médecins pour un programme national de santé).

Cette association regroupe 17000 médecins aux Etats-Unis. Elle lutte depuis des années pour la mise en place d’une assurance santé publique, nationale, garantissant à toute la population une couverture complète de ses dépenses de santé. Sa prise de position invite à un peu plus de réalisme dans l’appréciation de la portée de ce « vote historique ». (Réd. À l'Encontre))


*****

Nous souhaiterions pouvoir nous joindre aux célébrations marquant l’adoption la nuit dernière par la Chambre des représentants de la loi sur la santé. Mais, en toute conscience, nous ne le pouvons pas. Nous ne pouvons pas nous contenter de voir que l’on propose des aspirines pour soigner un cancer.


Cette nouvelle législation ne va pas éliminer les racines du problème: une industrie de l’assurance privée mue par la recherche du profit. Elle va au contraire enrichir encore davantage ces compagnies d’assurance et renforcer leur pouvoir. Cette loi va contraindre des millions d’Américains à acheter aux assureurs privés de mauvais produits [assurantiels] et elle conduira au versement de vastes montants des deniers publics à ces compagnies.


Le battage médiatique qui a entouré cette nouvelle loi sur la santé est démenti par les faits:





  • Environ 23 millions de personnes resteront sans assurance ces neuf prochaines années. Cela aura pour conséquences 23'000 décès par an qui auraient pu être évités [avec une couverture universelle] et une somme incalculable de souffrances.



  • Des millions de membres de la classe moyenne seront mis sous pression pour acheter des polices d’assurance santé commerciales. Celles-ci leur coûteront jusqu’à 9,5% de leur revenu, mais ne couvriront en moyenne que 70% de leurs dépenses de santé, les laissant exposés au risque d’être ruinés s’ils sont sérieusement malades. Beaucoup trouveront que de telles polices d’assurances sont trop chères pour qu’ils puissent se les permettre ou trop coûteuses à employer, compte tenu du niveau élevé des franchises et des participations qui leur seront imposées.


  • Les compagnies d’assurances privées encaisseront au moins 447 milliards de dollars des contribuables destinés à subventionner l’achat de leurs polices d’assurance. Cet argent renforcera leur pouvoir financier et politique et, ainsi, leur capacité de bloquer toute nouvelle réforme.



  • La loi réduira de 40 milliards de dollars l’aide apportée par Medicare [1] aux hôpitaux assurant des services de base accessibles aux non-assurés. Cela menacera les soins dispensés aux millions de personnes restés sans assurance.

  • Les personnes couvertes par le biais de leur employeur resteront prisonnières des réseaux de prestataires de soins limités auxquels leur assurance donne droit ; elles feront face à des coûts croissant et à une érosion continue des prestations assurées. Beaucoup, voire la plupart ,devront progressivement payer des impôts sur les prestations dont ils bénéficieront à mesure que le coût des assurances augmentera [2].

  • Les coûts de la santé continueront à prendre l’ascenseur, comme l’expérience faite dans l’Etat du Massachusetts [sur lequel la nouvelle loi est basée] l’a largement démontré [3].


  • La régulation des assurances tant vantée – à savoir l’interdiction faite aux assureurs de refuser la couverture à quelqu’un sur la base de son état de santé – est criblée de failles, qui sont la conséquence du rôle central que les assureurs ont joué dans la formulation de la loi. Il sera ainsi possible d’imposer aux personnes plus âgées des cotisations jusqu’à trois fois plus élevées que celles demandées aux plus jeunes. De même, les assurances couvrant majoritairement des femmes salariées pourront imposer jusqu’en 2017 des cotisations plus élevées et définies en fonction du sexe.



  • Les droits des femmes en matière de reproduction sont encore davantage érodés, suite à l’interdiction faite à ce que des prestations d’assurance couvrent des frais de santé liés à des interruptions volontaires de grossesse.


Il n’était pas inévitable qu’il en soit ainsi. Les mesures positives contenues dans cette loi, comme le renforcement du financement des centres de santé communautaires, auraient pu être mises en œuvre en tant que telles.


De même, l’extension de la couverture garantie par Medicaid [4] – un programme sous-financé, qui assure aux pauvres des soins en dessous des standard – aurait pu être décidée séparément, accompagnée de mesures fédérales pour améliorer la qualité des prestations de ce programme.

Mais, au contraire, le Congrès et l’administration Obama ont chargé les Américains d’un paquet coûteux, comprenant: l’obligation coûteuse de s’assurer individuellement, de nouveaux impôts sur les plans d’assurance dont bénéficient les salariés, un nombre incalculable d’arrangements très avantageux pour les assurances privées et les grandes pharmas et, enfin, le maintien d’un système fragmenté, ne fonctionnant pas, insupportable sur la durée et qui pèse aujourd’hui si lourd sur la santé et sur l’économie.


L’adoption de cette loi correspond à des considérations politiques et pas à celles d’une solide politique de la santé. En tant que médecins, nous ne pouvons pas accepter cette inversion des priorités. Nous recherchons des remèdes ayant fait leurs preuves et qui aident effectivement les patients, pas des placebos.


Un remède [aux problèmes actuels] est bien connu. Tôt ou tard, notre nation devra adopter un système d’assurance santé national et unique, un Medicare amélioré et couvrant toute la population. Seule une assurance unique peut garantir une couverture universelle, complète et accessible à toutes et à tous.


En remplaçant les assureurs privés par un système de financement public et rationalisé, notre nation pourrait épargner chaque années 400 milliards de dollars de coûts administratifs, qui sont autant de gaspillage inutile. Cela suffirait pour offrir une couverture santé à toutes les personnes qui ne sont pas assurées aujourd’hui et pour améliorer la couverture de celles et ceux qui ont déjà une assurance, sans avoir à augmenter d’un seul centime la dépense globale des Etats-Unis pour la santé.


Enfin, seul un système avec un seul payeur permet de disposer d’outils efficaces pour contrôler les coûts: achats en gros, honoraires négociés, budgets globaux pour les hôpitaux, planification des investissements.


Les sondages montrent que deux tiers du public soutiennent une telle approche. Un sondage récent révèle que 59% des médecins américains sont favorables à une action publique pour mettre en place une assurance santé nationale. La seule chose qui manque pour le réaliser, c’est la volonté politique.

Les principales mesures de la nouvelle loi n’entreront en vigueur qu’en 2014. On pourrait conseiller d’attendre pour voir comment ces réformes se développeront. Mais nous ne pouvons pas attendre, ni nos patients. Les enjeux sont trop élevés.


Nous nous engageons à poursuivre notre combat pour le seul remède équitable, financièrement responsable et humain, à notre gabegie en matière de santé: une assurance santé unique et nationale, une version amélioré et valable pour toutes et tous de Medicare. (Traduction A l’Encontre)

1.. Medicare est un système national d’assurance maladie, mis en place en 1965 (sous l’administration ddu démocrate Lyndon B. Johnson), garantissant une couverture santé de base à toutes les personnes de plus de 65 ans. Il est principalement financé par une cotisation salariale, prélevée pour moitié sur le salaire versé et payée pour l’autre moitié directement par l’employeur.

2. La plupart des personnes assurées pour leur santé aux Etats-Unis le sont par le biais de leur employeur. Les systèmes de managed care, en particulier les réseaux de soins HMO (Health Maintenance Organization), sont généralisés dans ce cadre: l’assurance ne donne alors accès aux prestations que d’un nombre (très) limité de médecins ou d’hôpitaux (il n’y pas de libre choix du médecin). Par ailleurs, jusqu’à maintenant, les couvertures santé offertes par les entreprises étaient défiscalisées. La loi adoptée prévoit de les imposer à l’avenir à partir d’un certain montant.

3. L’Etat du Massassuchetts a introduit en 2006 une loi rendant obligatoire la conclusion d’une assurance santé. Cette obligation se retrouve au cœur de la loi adoptée le 22 mars 2010.


4. Medicaid, également mis en place en 1965, assure une couverture santé minimale aux personnes dont le revenu ne dépasse pas un certain seuil (en général très bas). Medicaid est géré par les Etats, contrairement à Medicare, qui est fédéral. Les conditions d’accès et le type de couverture varient fortement d’un Etat à l’autre des Etats-Unis.

Source: mondialisation.ca

mercredi 24 mars 2010

Etats-Unis : un sondage qui fait peur

Tous ceux qui pensent que l’adoption de la loi sur l’assurance santé marquerait le retour au civisme doivent se réveiller.


Le Syndrome du délire anti-Obama – une haine pathologique du président qui se fait passer pour du patriotisme – a infecté le Parti Républicain.

Voici de nouvelles données qui le démontrent.

67 % des Républicains (et 40% des Américains) pensent qu’Obama est socialiste.

57% des Républicains (32% de la population), pensent qu’Obama est musulman.

45% des Républicains (25% de la population) pensent qu’Obama « n’est pas né aux Etats-Unis et ne peut donc pas être élu président ».

38% des Républicains (20% de la population) pensent qu’Obama « fait beaucoup de choses qu’Hitler aurait fait ».

Le plus effrayant de tous : 24% des Républicains (14% de la population) pensent qu’Obama pourrait être l’Antéchrist.

Ces chiffres proviennent d’un sondage Louis-Harris auprès d’un échantillon représentatif de 2230 personnes effectué en pleine campagne pour la réforme du système de santé.

Les résultats complets du sondage seront publiés demain et indiquent que de forts pourcentages de Républicains – et d’Américains dans leur ensemble- pensent qu’Obama est « raciste », « anti-américain », qu’il « désire la victoire des terroristes » et veut « abandonner la souveraineté des Etats-Unis au profit d’un gouvernement unique mondial ». Ils pensent qu’Obama est un « ennemi de l’intérieur ».

Autant de chiffres qui n’annoncent rien de bon.

Source: legrandsoir.info

samedi 27 février 2010

Nouvelle tempête hivernales dans le nord-est des Etats-Unis

Le nord-est des Etats-Unis a été frappé vendredi par une nouvelle tempête hivernale, accompagnée de vents violents, d'inondations et de neige. Au moins trois personnes ont été tuées, et plus d'un million de foyers étaient privés d'électricité, tandis que les trafics aérien et routier étaient très perturbés.


A New York, une cinquantaine de centimètres de neige étaient tombés à la mi-journée, et les flocons continuaient de blanchir la ville. Un homme a été tué par la chute d'une branche d'arbre à Central Park.

La plupart des vols ont été annulés vendredi sur les trois aéroports new-yorkais. Plus au sud, trois des quatre pistes de l'aéroport de Philadelphie étaient rouvertes en fin de matinée.

La tempête a également touché la Nouvelle-Angleterre, au nord-est de New York, confrontée à des pluies, des chutes de neige, des vents violents et des inondations le long des côtes. Les écoles sont restées fermées dans plusieurs Etats.

Des vents soufflant à 146km/h ont ainsi été enregistrés à Portsmouth, dans l'Etat du New Hampshire, et des rafales à 100km/h ont été recensées en Virginie, dans l'Etat de New York et dans le Massachusetts.

De nouvelles chutes de neige étaient annoncées dans le nord-est américain dans les prochains jours. La région avait déjà été frappée par deux tempêtes consécutives qui avait notamment paralysé New York et la capitale fédérale Washington il y a quelques semaines.

Source: news.yahoo.com - AP

lundi 22 février 2010

Haïti: Etats-Unis auteurs du séisme !? Chavez ne l'a pas dit, mais...




A gauche, photogramme d'une vidéo d'Hugo Chavez présentant son bilan annuel le 30 décembre 2009 à Caracas [lancer la vidéo] - A droite, photogramme d'une vidéo du 20 janvier 2010 de la chaîne russe Russia Today (RT). Sur les images du 30 décembre, elle fait dire à Chavez que les Etats-Unis ont provoqué, en testant une arme secrète, le séisme du 12 janvier 2010 en Haïti ! [lancer la vidéo].



Tapons les trois mots Haïti Chavez Haarp dans une fenêtre de recherche Google. Surgissent une multitude d'articles mettant dans la bouche du président vénézuélien Hugo Chavez une accusation peu banale contre les Etats-Unis : avoir provoqué sciemment le séisme tragique du 12 janvier en Haïti en testant, avant de l'utiliser un jour contre l'Iran, "l'arme sismique" liée au HAARP (High frequency active auroral research program). En vérité, ce n'est pas Chavez qui l'a dit, mais certains de ses plumitifs bolivariens.

vendredi 22 janvier 2010

Selon les armées russes, les Etats Unis ont provoqué le tremblement de terre à Haiti

Le Projet HAARPUn rapport de la flotte russe du Nord [transmis au gouvernement du Venezuela] indiquerait que le séisme qui a dévasté Haïti est clairement « le résultat d’un essai par l’US Navy de son arme sismique ».

La Flotte du Nord observe les mouvements et activités navales états-uniennes dans les Caraïbes depuis 2008, lorsque les Etats-Unis annoncèrent leur intention de reconstituer la Quatrième flotte dissoute en 1950. La Russie y avait répondu un an plus tard en reprenant dans cette région les exercices de sa flotte constituée autour du croiseur atomique lance-missiles Pierre le Grand, interrompus depuis la fin de la Guerre froide.

Depuis la fin des années 70, les Etats-Unis ont considérablement avancé leurs recherches sur les armes sismiques. Selon ce rapport, ils utilisent désormais des générateurs impulsionnels, à plasma et à résonance combinés à des bombes à onde de choc