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mardi 21 août 2012

La Nasa a annoncé qu'elle enverrait un nouveau robot sur la planète rouge en 2016


ESPACE - Après avoir arpenté la planète grâce à Curiosity, Insight devra en étudier les profondeurs lors d'une nouvelle mission prévue pour septembre 2016...


 

La Nasa ne perd pas de temps. Seulement deux semaines après le lancement de Curiosity, voilà une nouvelle mission. L’objectif: déterminer comment la Planète rouge s’est formée, et découvrir «pourquoi elle a évolué de façon si différente de la Terre» ont expliqué lundi les scientifiques.

 

Contrairement à Curiosity, qui doit, au cours de sa mission de deux ans, vérifier si Mars n'abrite pas des traces de constituants de la vie autre que l'eau recherchée lors des précédentes missions, le nouveau petit robot baptisé Insight devra explorer le cœur de la planète pour déterminer s’il est solide ou liquide, et tâcher ainsi d’en savoir plus sur l’évolution des planètes rocheuses.

 

«Mars a-t-elle une structure sismique active? J’ai vraiment hâte de le savoir», a déclaré lundi John M. Grunsfeld, le directeur des missions scientifiques de la Nasa.

 

Atterrissage prévu en septembre 2016

 

Le nouveau robot, dont l’atterrissage est prévu en septembre 2016, ne sera pas mobile. Il sera conçu en Californie comme Curiosity, mais à bien plus faible coût: 425 millions de dollars, contre 2,5 milliards pour Curiosity.

 

La mission sera réalisée en collaboration avec le Centre national d'études spatiales (CNES) en France, qui fabriquera un outil de mesure des mouvements sismiques.

Source: 20minutes.fr

[caption id="attachment_12991" align="aligncenter" width="601"] Après Curiosity, InSight se rendra sur la planète Mars[/caption]

 

vendredi 17 août 2012

Panorama à 360 ° de Curiosity

[caption id="attachment_12963" align="aligncenter" width="599"] Vue de Mars depuis le cratère Gale. © NASA/JPL-Caltech/MSSS[/caption]

 


Mars Panorama - Curiosity rover: Martian solar day 2 in New Mexico

dimanche 12 août 2012

"Nuits des Etoiles": une pluie de lumière en attendant la fin du monde

Quelques mois avant la fin du monde que certains annoncent le 21 décembre 2012, les "Nuits des Etoiles" (10-11-12 août) devraient offrir un fabuleux feu d'artifice aux milliers d'astronomes amateurs qui regarderont les étoiles filantes par des nuits sans Lune et sans nuages.



Le programme nocturne est établi par l'univers lui-même: Saturne et Mars en début de soirée, puis apparaîtront les étoiles les plus brillantes, les "trois belles de l'été" - Véga, Altaïr et Deneb - et enfin, après minuit, se déversera une averse d'étoiles filantes.

Quelques jours après l'atterrissage du robot américain Curiosity sur la Planète rouge, Mars est à l'honneur de ces 22e "Nuits des Etoiles", qui donneront lieu en France à 350 manifestations organisées par l'Association française d'astronomie (Afa).

Cette année, les conditions d'observation seront particulièrement favorables dans la nuit de vendredi à samedi: nuit noire car elle tombe en période de nouvelle Lune, phase lunaire où l'astre est peu visible, se réjouit Michaël Leblanc, médiateur scientifique à l'Afa. Et pour Météo-France, tous les indicateurs sont au beau fixe sur l'ensemble de la France.

En revanche, selon un prévisionniste de Météo-France, la nuit de samedi à dimanche sera nuageuse sur l'Ouest, et la suivante sera correcte dans le Sud-Est, mais variable sur le reste du pays.

Dans l'Hexagone, parmi les lieux emblématiques pour profiter de ces nuits le plus épargné par les lumières artificielles est une aire géographique proche de Cahors, dite du "triangle noir du Quercy"; le plus élevé: l'observatoire du Pic du Midi de Bigorre (2.877 m) dans les Hautes-Pyrénées; le plus urbain: le 59e étage de la Tour Montparnasse, à Paris.

Près de 300 associations et clubs d'astronomie se mobilisent cette année avec leurs animateurs pour mettre à la disposition du public leurs télescopes et lunettes dardés sur les galaxies les plus lointaines, et surtout vers les deux vedettes de l'observation amateur: Saturne et ses anneaux, Mars et sa couleur caractéristique.

Mais, pour profiter pleinement de ces nuits, il peut suffire de s'étendre sur le sol ou dans un transat et de regarder le ciel, qui pourrait s'embraser chaque nuit de "dizaines d'étoiles filantes", le feu d'artifice annuel offert par les Perséides, souligne Michaël Leblanc.

Vers 23H00, la nuit bien installée, les Perséides commenceront à strier la voûte céleste: du 17 juillet au 24 août la Terre croise en effet, comme chaque été, la trajectoire de poussières échappées de la comète Swift-Tuttle, qui forment des traînées lumineuses en entrant à une vitesse de l'ordre de 210.000 km/h dans l'atmosphère, où elles se consument.

Dans le ciel, elles semblent provenir d'un même point, dans la constellation de Persée, d'où leur nom de Perséides, et leur apparition a été répertoriée dès l'an 36 en Chine et en 811 en Europe. Elles sont également surnommées "Larmes de Saint-Laurent" car leur apparition dans le ciel coïncide avec la mort de ce saint, le 10 août 258.

Les "Nuits des Etoiles" seront également célébrées dans des pays tels que la Belgique, la Suisse, la Lettonie, l'Albanie, la Tunisie ou l'Algérie.

Source: tempsreel.nouvelobs.com

mardi 7 août 2012

Le rover Curiosity s'est posé sur Mars avec succès!

Ce 6 août 2012 a eu lieu un évènement historique : l'arrivée réussie d'un robot de 900 kg sur le sol martien, le rover Curiosity. Il s'agissait d'un défi majeur pour la NASA, puisque le poids de l'engin, dû au haut degré de perfectionnement des instruments scientifiques qu'il contient, l'handicapait pour descendre sur Mars. Les membres de l'Agence spatiale américaine et l'humanité toute entière ont donc de quoi se réjouir.



Ça y est, les scientifiques de la NASA peuvent respirer : leur rover Curiosity s'est posé sur Mars avec succès! Un des membres de l'Agence spatiale américaine décrit son excitation face à l'évènement par la fameuse expression : "I have flowers in my stomach! (J'ai des fleurs dans l'estomac!)" Il peut en effet se réjouir de faire partie d'une des missions les plus extraordinaires de la décennie : le premier atterrissage d'un robot de 900 kg sur la planète rouge.

Les chercheurs, réunis à la NASA, ont tout d'abord pu applaudir l'orbiteur Mars Odyssey lorsqu'il est entré en contact avec Curiosity, assurant les images que la Terre recevrait. Ils ont ensuite réussi à déterminer que le vaisseau Mars Science Laboratory (MSL) qui transportait le robot n'avait dévié que de 230 kilomètres par rapport à la trajectoire théorique, lors de son entrée dans l'atmosphère martienne. C'est extrêmement peu pour un vaisseau ayant parcouru 570 millions de kilomètres depuis son lancement terrestre !

Une descente à couper le souffle 

Mais à ce stade, les scientifiques de la NASA retenaient encore leur souffle à Pasadena. En effet, les 7 minutes de la descente du rover ne pouvaient pas être transmises directement à la Terre, puisque celle-ci nécessite 14 minutes pour recevoir un signal martien. Pourtant, cette étape critique s'est déroulée à la perfection. Le MSL a d'abord ralenti rapidement, puis ouvert un parachute capable de résister à des vitesses supersoniques. Des rétrofusées se sont ensuite mises en marche pour stabiliser le vaisseau. En dernier lieu, une grue à câbles de nylon est venue déposer Curiosity sur le sol de la planète rouge, à seulement 250 mètres du point d'atterrissage prévu. Comme le dit si bien l'astrophysicien français et responsable du programme d'exploration du système solaire au CNES (Centre national d'études spatiales) : "C'est absolument extraordinaire".

Cet avis a été partagé par les membres de la NASA, après avoir vu des images de l'arrivée du rover sur Mars. L'image de l'ombre de Curiosity sur la planète rouge est particulièrement impressionnante, tout comme celle d'une de ses six roues. C'est alors que des cris de joie ont fusé à la NASA, des embrassades, des accolades et des applaudissements ont suivi. Certains scientifiques ont même versé quelques larmes d'émotion. L'administrateur de la NASA, Charlie Bolden, s'est exclamé : "C'est un très grand jour!" Le chef de projet des instruments français du MSL a commenté, saluant le travail de ses collègues de la NASA :"Ça s'est passé à la seconde près. Les Américains ont vraiment fait très très fort! L'atterrissage de Curiosity s'est déroulé mieux qu'espéré".

Curiosity suscite beaucoup d'espoirs 

Si tout continue à se passer à merveille, la composition de roches martiennes sera déjà connue dans une dizaine de jours grâce au rover. Sa principale mission pourra ensuite être menée à bien : découvrir si les conditions d'habitabilité de la planète rouge sont ou ont été réunies. Autrement dit, la vie aurait-elle pu ou peut-elle encore être possible sur Mars ? En analysant des molécules à base de carbone, Curiosity devrait donc nous dévoiler une possibilité d'existence de la vie martienne. Mais les scientifiques restent prudents : le cas échéant, il ne s'agirait pas encore d'une certitude qu'il y a eu de la vie, mais de conditions d'habitabilité éventuellement favorables. Ce qui serait déjà une immense avancée scientifique.

C'est pourquoi Curiosity déclenche déjà beaucoup d'espoirs et sa pose sur le sol martien va être très médiatisée. En France, des dizaines de camions de télévision étaient présents ce matin sur le parking de la Cité de l'espace à Toulouse, où l'arrivée du rover était retransmise. Mais aux États-Unis, ce sont carrément des vedettes de cinéma et de la musique qui assistaient à l'évènement à la NASA. Les Black Eyed Peas étaient notamment de la partie. Le président Barack Obama s'est déjà enthousiasmé devant l'envergure de l'accomplissement : "L'atterrissage avec succès de Curiosity (le plus perfectionné des laboratoires à se poser sur une autre planète) constitue un exploit technologique sans précédent qui restera comme un jalon de fierté nationale à l'avenir".

Source: maxisciences.com

samedi 14 avril 2012

La sonde Viking de la NASA a révélé la présence de vie en 1976 affirme de nouvelle étude



Y a-t-il vraiment de la vie sur la planète rouge? Ceux qui veulent le croire l’affirment sans détour, après qu’une nouvelle analyse des échantillons récupérés sur Mars il y a près de 36 ans, semble orienter les chercheurs vers une telle possibilité. Cette équipe internationale particulièrement composée de mathématiciens et de scientifiques, est parvenue à tirer des conclusions qui ont été présentées dans un document publié plus tôt cette semaine. Selon le neuropharmacologue et biologiste Joseph Miller, de la Keck School of Medicine de l’Université de Californie du Sud, la NASA n’a pas besoin d’envoyer une expédition humaine supplémentaire sur Mars pour confirmer cela, puisque la «preuve ultime» résiderait dans une vidéo réalisée d’une bactérie martienne. D’après Joseph Miller, la NASA devrait envoyer un microscope sur la planète rouge afin d’observer le déplacement des bactéries : « sur la base de ce que nous avons fait jusqu’à présent, je dirais que je suis à 99 pour cent certain qu’il y a de la vie là-bas.  »

Certes, il reste tout de même 1% de chance pour prouver que l’équipe de recherche à tort et qu’il n’y a pas de vie sur Mars. Mais en supposant quand bien même qu’il y ait de la vie sur Mars, et que cette vie en est encore au stade bactérien (puisque tout ce qui aurait évolué en une espèce plus avancée aurait sans doute été facilement capturé), alors ça n’est pas demain la veille que la fiction de l’ouvrage « Chroniques Martiennes » de Ray Bradbury, me fera frissonner d’angoisse…

Source: fr.ubergizmo.com

mardi 7 juin 2011

Un astronome américain amateur soutient avoir trouvé une preuve que la vie existe sur Mars.

Un astronome américain amateur soutient avoir trouvé une preuve que la vie existe sur Mars. Vidéo Youtube à l'appui, David Martines entend démontrer qu'une base occupée existe sur la planète rouge. La vidéo fait déjà le tour du net.
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=a1jbZATaNkE[/youtube]
Au fur et à mesure que la vidéo avance, Martines, qui utilise le logiciel Mars Explorer de Google Earth, zoome sur une forme cylindrique blanche censée être ledit immeuble, "de 200 mètres de long et 46 mètres de large".

Il a d'ailleurs baptisé la chose "Bio Station Alpha", convaincu "qu'il y a eu de la vie ou que quelqu'un vit encore sur cette base." Il ajoute ensuite que la présence d'un bâtiment d'une telle superficie est vraiment exceptionnelle.

"Espérons que ce n'est pas une arme"
"Il pourrait s'agir d'une centrale d'électricité, un enclos de vie ou un garage amélioré. Espérons que ce n'est pas une arme. En tout cas, celui qui a aterri là avait une bonne raison de le faire. Je ne vois pas les motivations qui peuvent pousser un individu à s'établir sur Mars," commente-t-il.

L'astronome amateur réfute en tout cas l'idée que la Nasa soit derrière cette affaire. "Cela me paraît peu probable que la Nasa ait pu acheminer tout ce matériel sans être vue", argue-t-il. "Cela ne m'étonnerait pas que la Nasa ne soit pas au courant de tout ça", s'amuse-t-il ensuite.

L'homme semble décidé à trouver une image d'une résolution de meilleure qualité à l'avenir. Selon lui, les coordonnées de la "Bio Station Alpha" seraient 49'19.73"N 29 33'06.53"W.

Quiconque possède le logiciel pourra donc se faire sa propre idée sur cette prétendue découverte. Des parodies sont déjà apparues sur le net, dont un exemple est visible en-dessous de l'originale. (7sur7)

Source: 7sur7.be


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dimanche 28 novembre 2010

Les agences spatiales favorables à des vols habités

Les agences spatiales du monde reconnaissent la nécessité d'organiser des vols habités vers la Lune et Mars, afin de permettre à l'homme de vivre à terme sur ces planètes, a annoncé lundi l'Agence fédérale spatiale russe (Roskosmos) à l'issue d'une conférence de 25 agences spatiales à Washington.

"Un vol habité vers Mars est le prochain pas à réaliser dans le cadre de l'exploration de l'espace, compte tenu de l'intérêt que cela présente pour la science et des perspectives d'évolution de l'humanité. Il faut reconnaître la nécessité des vols habités en orbite circumterrestre et dans l'espace lointain, y compris vers la Lune et d'autres astres proches de la Terre, où les humains pourraient prochainement vivre et travailler", selon une déclaration adoptée lors de la conférence de Washington et citée par l'agence russe.

Dans le même temps, les dirigeants des agences spatiales ont reconnu que des vols de sondes automatiques précéderaient les vols habités.
Ils ont souligné l'importance de la Station spatiale internationale (ISS) pour l'exploration de l'espace.

La conférence spatiale s'est déroulée la semaine dernière à Washington sur l'initiative de l'Académie internationale d'astronautique. Elle a réuni les représentants de 25 agences spatiales, entre autres Roskosmos, la NASA et l'ESA.

mardi 2 novembre 2010

La NASA projette un aller simple pour coloniser la planète Mars

La NASA vient de dévoiler son nouveau projet, "The Hundred Year Starship" (littéralement "Le vaisseau centenaire"). La mission implique de se rendre là où l’homme n’est jamais allé : sur Mars. Mais les volontaires ne pourront plus revenir sur Terre.

[caption id="attachment_8349" align="alignleft" width="266" caption="La planète rouge"][/caption]

C’est encore un projet en gestation, mais la NASA réfléchit à la possibilité d’envoyer des humains coloniser les autres planètes, à commencer par Mars. Ceux qui débarqueront sur la planète rouge recevront régulièrement des vivres envoyés depuis la Terre, mais devront bien prendre en compte le fait que leur retour serait impossible. Les coûts seraient beaucoup trop importants.

Pete Worden, un des responsables de la NASA, a révélé que son centre de recherche avait reçu 1,15 million d’euros pour commencer à travailler sur ce projet. La NASA, elle, s'est impliquée à hauteur de 72.000 euros. Pete Worden espère convaincre quelques milliardaires de verser des fonds pour pouvoir réaliser cette mission inédite. Il ajoute : "Désormais, le programme spatial humain vise réellement à coloniser d’autres mondes". Un tel projet nécessiterait plus de 7 milliards d’euros et une réelle coopération internationale.

La mission la plus récente effectuée sur Mars date d’août 2007. Aucun homme n’en faisait partie. La navette a pris 9 mois pour arriver à destination. De toutes les planètes du système solaire, Mars est celle qui pourrait fournir la plus grande quantité d’eau.

La NASA reconnaît que cette mission pose un sérieux problème éthique. Surtout vis-à-vis de l’opinion publique. En guise de réponse, elle compare cette exploration à l’arrivée des premiers colons en Amérique du nord : "Ils ont traversé une distance incroyable à l’époque en sachant qu’ils ne rentreraient jamais chez eux".

Source: maxisciences.com

mercredi 22 septembre 2010

La Chine veut aller sur la Lune, Mars, Vénus et au-delà

La Chine a de grands projets pour l'exploration de l'espace et pour ses "taïkonautes", nom chinois des astronautes. Elle a inauguré en 2007 un programme d'exploration lunaire. Le but : envoyer des Chinois sur la Lune d'ici 2025.

L'atterrissage sur la Lune de la Chine pourrait se faire dans les 25 années à venir", a déclaré Ye Peijian, responsable du programme chinois d'exploration lunaire jeudi dernier.

"Il s'agit manifestement d'une tâche très difficile, mais au niveau de la technologie, la Chine est tout à fait au point - les États-Unis en étaient techniquement capables il y a un demi-siècle. Pour la Chine, maintenant, c'est juste une question de volonté politique", a indiqué le professeur Fu Song, vice-doyen de l'École de l'aéronautique de l'Université Qinghua de Pékin au Guardian.

Pour préparer la mission sur la Lune, cartographier sa surface et explorer l'espace entre la Terre et le corps céleste, la Chine avait envoyé en 2007 son premier satellite d'observation lunaire, la sonde Chang'e-1, nommée en référence à l'héroïne d'un conte chinois très populaire.

Elle s'était alors envolée vers la Lune pour ne plus revenir sur terre, et sa mission a abouti en mars 2009. A la fin de cette année, les responsables du programme chinois d'exploration lunaire comptent lancer une deuxième sonde.

La mission Chang'e-2 "en est à sa phase de tests préalables au lancement", a expliqué Wu Weiren, un responsable du programme spatial, cité par le Quotidien du peuple. La mission Chang'e-2 mènera des essais pour préparer le lancement d'une fusée inhabitée vers la Lune avant 2013, avec un véhicule téléguidé (Chang'e-3), avant de tenter d'envoyer des hommes autour de 2025.

Et ce n'est pas tout. Selon le responsable du programme, Ye Peijian, la Chine compte envoyer des sondes sur Mars et Vénus dans les cinq prochaines années. "La Chine a les capacités de mener une première exploration de la planète Mars d'ici 2013", a-t-il déclaré.

Tout comme Barack Obama, qui avait annoncé vouloir explorer l'espace au-delà de la Lune avant 2025, Yang Liwei, le premier taïkonaute à avoir quitté l'atmosphère de la terre en 2003, vise plus loin que la Lune.

Selon le Quotidien du peuple, il a annoncé lors la visite d'un centre spatiale à Xi'an que la Chine serait en train de planifier la construction de sa première station spatiale et de différents laboratoires habités et non-habités dans l'espace.

Un laboratoire non-habité du nom de Tiangong-1 devrait être lancé en 2011 et les laboratoires Shenzhou-8 et Shenzou-10, et la navette spatiale Shenzou-9, viendrait compléter la station spatiale, en 2012.

[caption id="attachment_6844" align="aligncenter" width="471" caption="Tiangong 1 (Palais Céleste en chinois) est une station spatiale développée par l'agence spatiale chinoise CNSA qui doit être mise en orbite en 2011.[1"]. Elle fait partie du Projet 921-2 dont l'objectif final est la construction d'une station spatiale comportant plusieurs modules."][/caption]

Plus tôt, Wu Weiren, ingénieur en chef du programme d'exploration lunaire, a déclaré travailler sur l'orbiteur lunaire est il était entré dans les essais de pré-lancement, il fera son premier vol d'essai avant la fin de l'année.


Le programme lunaire nommé "Chang'e" d'après une déesse chinoise qui a pris une potion magique et a volé vers la lune.

Les analystes, cependant, ont rejeté les préoccupations internationales que la Chine s'engage dans l'espace a une course aux armements, en soulignant que les missions sont à des fins scientifiques et pour le bénéfice de l'humanité.

Source: aujourdhuilachine.com

lundi 30 août 2010

Un mystérieux cratère sur Mars (Orcus Patera)

La dépression énigmatique elliptique qui se trouve près de l'équateur de Mars, dans l'hémisphère Est de la planète est un mystère, disent les scientifiques européens. Situé entre les volcans Elysium Mons et Olympus Mons, Sa formation reste un mystère, un communiqué de l'Agence spatiale européenne, a déclaré vendredi.

Le terme patera »est utilisé pour profond, complexe ou cratères volcaniques de forme irrégulière , mais en dépit de son nom et de sont emplacement à proximité des volcans connus, l'origine réelle de l'Orcus Patera est encore inconnue, les scientifiques disent. La dépression est bien définie elle s’étend sur environ 370 km par 140 km, avec un rebord qui s’élève jusqu’à 1830 m au-dessus des plaines environnantes, tandis que le fond de la dépression se trouve entre 400-600 m en dessous.

Orcus Patera et peut être dû à un grand impact de météorite qui par la suite fut déformé par les forces de compressions tectoniques est l'érosion.

La plupart des scientifiques, cependant, pense que l'explication la plus probable est qu'elle a été crée lors d'un choc oblique, quand un petit météore ou un autre objet a heurté la surface de Mars à un angle très faible de moins de 5 degrés.

Source: ZONE-UFO.com

[caption id="attachment_6186" align="aligncenter" width="471" caption="Crédit: ESA"][/caption]

[caption id="attachment_6185" align="aligncenter" width="471" caption="Crédit: ESA"][/caption]

jeudi 13 mai 2010

Une stratégie Extraterrestre pour la Terre ?

Depuis quelques mois, survitaminée par les moissons prometteuses d’exoplanètes et un changement de mentalité dans l’approche de la recherche de forme de vie dans notre système solaire (Mars, Titan etc..), la thématique du contact extraterrestre revient sur le devant de la scène aussi décomplexée qu’elle le fut durant les années 60-80 dans les revues scientifiques. Voici un article parmi d’autres, (qui suivront dans les mois à venir) qui est parut dans la prestigieuse revue trimestrielle d’astronomie Royale Britannique : « Quarterly Journal of the Royal Astronomical » en 1986. Notons au passage que le thème abordé dans cet article est une conjecture régulièrement développée en science (le Contact avec des extraterrestres) depuis les années 1820 (attribués à Gauss et Littrow [26]) et de manière plus récente un certain engouement à partir de 1959 (Cocconi et Morrison [27]) La Thématique du Contact n'est pas née de l’Ufologie ( elle l'emprunte par recouvrement de domaine) .

Au cours de ces deux dernières décennies, de nombreuses études ont mis en évidence la haute probabilité que des ethnies ou civilisations extraterrestres très avancées abondent au sein de notre propre galaxie1 2 3 4, sans parler des galaxies voisines ou du reste de l'univers. En suivant la formule de Drake5, le nombre des planètes de notre galaxie qui seraient habitées, N, est généralement évalué à environ 106, ce qui nous donne déjà un ordre de grandeur1. On présume que les extraterrestres auraient sur nous une avance technologique de seulement quelques milliers ou millions d'années.

De nombreux chercheurs en déduisent que le temps nécessaire à n'importe quelle race de ce type pour coloniser toutes les autres planètes habitables de la galaxie n'est que d'environ cent millions d'années ou moins6 7 8, en vertu du fait qu'elle se déplacerait à des vitesses de l'ordre de un pour cent de celle de la lumière, et en imaginant qu'il lui faudrait quelques milliers d'années pour consolider son implantation sur chaque nouvelle planète conquise avant d'en investir une autre. Même pour une telle migration, si la seule motivation était de fuir le destin lié à la planète-mère en quittant la principale séquence, on ne compterait pas moins de 0,1 N sociétés extraterrestres ayant réalisé ce projet à l'heure actuelle9. C'est pourquoi il devient de plus en plus difficile de soutenir l'hypothèse que notre petit « coin » de galaxie a échappé à l'attention de civilisations extraterrestres avancées. Acceptons plutôt l'idée qu'elles existent.

Dans le même temps, on s'est, bien sûr, rendu compte qu'aucune présence ou communication extra-terrestre n'avait été à ce jour détectée au radiotélescope ou au moyen d'autres techniques astronomiques10. Ce fait a souvent conduit les commentateurs à la conclusion que l'humain était un phénomène unique dans notre galaxie en tant qu'être pensant capable de réfléchir sur sa propre existence et, techniquement, apte à explorer son propre système solaire, et même au-delà. Cette conclusion a été étayée par des études qui démontrent la forte improbabilité que la vie ait pu apparaître : autrement dit, les acides aminés nécessaires à la première forme de vie se seraient, un beau jour, organisés de telle manière qu'à un moment propice ils auraient produit un agrégat d'enzymes capable de se multiplier10 11 12. Ces raisonnements affirment donc que la vie sur Terre, humanité comprise, ne serait qu'un formidable coup de chance statistique qui aurait très bien pu ne jamais arriver, et pourrait bien, par conséquent, être unique dans son genre.

Pourtant, ces deux arguments sur le caractère unique de la vie sont traditionnellement réfutés par le fait que la première apparition de la vie sur Terre a été datée aux alentours de 100 millions d'années seulement après la formation de la planète elle-même. Puisqu'elle n'a donc pas attendu des milliards d'années pour apparaître, on ne voit pas pourquoi la vie serait un événement si rare, surtout si l'on tient compte de la durée astronomique de nos systèmes planétaires. Cette simple constatation a amené les scientifiques à une autre conclusion qui dit qu'une espèce de système moléculaire primitif et reproductible, de beaucoup plus simple que tout ce que nous pouvons imaginer aujourd'hui, peut se développer à partir d'acides aminés et démarrer le processus de la vie, ou bien que d'une certaine manière, la vie est ensemencée sur de jeunes planètes par des intelligences extraterrestres. Cette dernière hypothèse, bien évidemment, impliquerait que, dans le passé, il y ait eu sur Terre des extraterrestres colonisateurs, ce qui sous-entendrait qu'ils existent bel et bien.

En poussant encore le raisonnement dans ce sens, nous sommes obligés d'évoquer l'argument de type copernicien qui veut que toutes les anciennes croyances selon lesquelles l'humanité occuperait le centre de l'univers se sont un jour révélées complètement fausses. Ces croyances étaient fondées sur une vision de la Terre plate, avec « nous » dessus, et les planètes, soleil et étoiles formant un ballet autour de nous, la Voie lactée étant la seule galaxie, ou du moins la galaxie centrale plutôt qu'une galaxie typique appartenant à un groupe de galaxies, elles-mêmes reliées à un super système astronomique. D'autres arguments soutenant indirectement la théorie sur l'existence de multiples civilisations extraterrestres au sein de la galaxie proviennent de récentes observations effectuées sur des nébuleuses protoplanétaires entourant de jeunes planètes13, soutenant ainsi l'idée de l'ubiquité des systèmes planétaires des étoiles.

Ces arguments n'ont pas manqué de soulever des débats dans le style « Mais où sont-ils ?10 » ou bien « Pourquoi ne les a-t-on pas encore rencontrés ? » Plutôt que de rester indéfiniment sans réponse, les chercheurs se sont davantage attachés à étudier les hypothèses sur les extra-terrestres, qui pourraient justement expliquer notre échec apparent au niveau du contact ou de la collaboration avec eux.

La première de ces hypothèses envisage la Terre comme une sorte de zoo maintenu en activité par les extraterrestres, comme nous le faisons nous-mêmes pour les réserves naturelles, animalières et de vie sauvage14. Mais pourquoi des extraterrestres évolués auraient-ils à notre égard ces attentions et cette bienveillance ? C'est la question à laquelle se sont efforcés de répondre Newman et Sagan15, qui ont alors suggéré l'idée que des forces universelles feraient obstacle à tout impérialisme cosmique, et peut-être même un Codex galactica qui servirait à éduquer les jeunes sociétés afin qu'elles apprennent à se conduire correctement. Sagan et Newman16 ajoutent que des civilisations avancées, possédant un long passé historique, ont dû apprendre comment se comporter de manière positive et bienfaisante, comment traiter avec délicatesse une société adolescente.

Harrison17 reprit ces thèses et les développa en proposant l'idée qu'une loi « biogalactique » existerait naturellement là où des formes de vie intelligente, dont l'agressivité apparaîtrait comme destructrice, chercheraient à s'étendre au sein du système solaire qui les a vues naître : ces formes de vie seraient alors arrêtées dans leur élan de colonisation galactique. Selon la conclusion d’Harrison, nous n'avons pas encore repéré de civilisation avancée dans la galaxie parce que le processus de sélection a mis en place une sorte d'embargo sur les contacts directs avec toute civilisation encore reliée de façon primaire à la planète. Cet embargo serait tel que « les civilisations ne doivent pas être encouragées ou aidées à quitter leur planète prématurément. Auparavant, elles doivent faire la preuve de leur aptitude à se mêler aux autres (créatures d'autres planètes), et pour cela il n'existe pas de meilleure démonstration d'immaturité que l'autodestruction ».

Papagiannis18 s'exprime un peu différemment :

« Les limites de la croissance deviendront la contrainte par excellence qui déterminera la sélection naturelle de ces civilisations. Celles qui parviendront à dominer leurs tendances innées à poursuivre indéfiniment la croissance matérielle et à les remplacer par des objectifs non matériels, celles-là seront les seules à survivre à la crise. Le résultat sera que toute la galaxie, dans un temps cosmiquement très court, sera peuplée de civilisations stables, hautement éthiques et spirituelles.»

Autre argument en faveur de civilisations extraterrestres avancées, pleines de bienveillance, ou hautement éthiques, pour expliquer notre existence actuelle préservée... Pourtant, il existe différentes variations sur ces thèmes et leurs conséquences, qui méritent qu'on s'y attarde. Par exemple, on note une vision plus large de ladite « bienveillance » et de la manière dont les extraterrestres pourraient communiquer avec nous, s'ils considéraient que nous fussions à la veille de mériter un tel contact. Le propos de cet article est en effet d'explorer quelques-unes de ces considérations afin de trouver une logique à une éventuelle stratégie extraterrestre.

QUALITÉ DE LA « BIENVEILLANCE » EXTRATERRESTRE



On devrait s'attendre de la part d'extraterrestres à une bienveillance de haut niveau si l'on considère le nombre faramineux de civilisations avancées censées exister, les énormes différences probables de leurs formes et de leurs cultures, les degrés infiniment variables d'évolution que cela implique, et l'immense difficulté ou effort que toute collectivité de civilisations de cet ordre ne peut manquer de rencontrer pour faire régner l'ordre dans une galaxie et en éliminer les manifestations qui se révéleraient agressives. De plus, ce qui serait jugé « agressif » ne serait pas toujours aisé à déterminer : deux factions adverses appartenant à une même planète peuvent très bien ne pas complètement s'anéantir, l'une survivant et reconstruisant une société sur une autre planète proche du même système. Ce groupe survivant aurait-il suffisamment pris la leçon de son expérience pour être jugé désormais non agressif et éviter des représailles de la part de civilisations technologiquement supérieures ? Et quels autres scénarios pourrait-on envisager ?

Ainsi donc, quelques petites fractions de ces civilisations de la galaxie pourraient très bien être considérées par nous comme hostiles, mais elles seraient tenues en échec par une ou plusieurs autres civilisations plus généreuses qui, pour telle où telle raison, manifesteraient quelque intérêt envers la planète Terre ou ses habitants. Une de ces raisons pourrait être que l’Homo sapiens ressemble fort à leur propre forme de vie, ou bien à la forme de vie que ces extraterrestres avaient alors qu'ils en étaient au même stade d'évolution que nous aujourd'hui. Une autre pourrait être que ces extraterrestres, ou leurs ancêtres, se sont servis, un jour, de la Terre et des autres planètes de notre système solaire, et ce bien avant que l'humanité n'y fit son apparition, selon les lois hypothétiques d'embargo que nous avons déjà évoquées. Ou bien peut-être parce que ces civilisations ont elles-mêmes été aidées de cette manière au début de leur histoire, alors qu'elles commençaient à développer une technologie spatiale, elles se sentiraient dans l'obligation d'aider à leur tour une autre race moins évoluée qu'elles. Il est difficile, bien sûr, d'imaginer ce que pourraient être les motivations d'un maternage de la Terre par une civilisation aussi, ou beaucoup plus, avancée technologiquement que nous, un peu comme nous le sommes nous-mêmes par comparaison avec l'état des sciences et des techniques il y a cinq cents ans, par exemple.

QUELQUES HYPOTHÈSES SUR LA COMMUNICATION EXTRATERRESTRE

Comme Bracewell19 l'a fait remarquer, si les extraterrestres communiquaient avec nous depuis l'espace grâce aux ondes radio, ou par l'intermédiaire d'une sonde émettrice qui couvrirait le globe tout entier d'un réseau, il ne fait aucun doute que des essais assidus et patients seraient aussitôt effectués sur ordre du ministère de la Sécurité nationale du pays, qui détecteraient ces messages afin de les garder secrets. Il serait naïf de raisonner autrement. Pourquoi le secret ? Comme toujours, dans l'espoir de tirer de cette situation, grâce à l'originalité présumée des informations ainsi captées, des avantages militaires et économiques sur les autres nations, et principalement les nations ennemies. Même si la détection de messages venus de l'espace était réalisée par des groupes de recherche indépendants de toute instance gouvernementale et annoncée au monde entier immédiatement par les médias, le gouvernement concerné pourrait aisément démentir les faits comme une erreur ou une plaisanterie dès le lendemain et refermer ainsi l'étau du secret sur toute cette opération. Si cette tactique ne fonctionnait pas, la lourde censure d'État prendrait le relais et la loi du silence (la non-information) s'installerait partout inexorablement. Bracewell tenait le raisonnement suivant : les extraterrestres sauraient anticiper ce genre de réaction, et feraient en sorte que les communications parviennent tout de même aux peuples de toutes les nations.

A mon avis, cependant, ceci obligerait les extraterrestres à employer des moyens d'action complètement différents pour éviter d'interférer de façon violente ou trop vaste dans les affaires humaines, ce qui reviendrait à violer l'hypothétique embargo.

On pourrait dire aussi que l'utilisation par les extraterrestres d'une méthode différente résulterait de notre échec à capter toute communication venue d'ailleurs, que ce soit avec le programme SETI (Search for Extraterrestrial Intelligence : Recherche d'intelligence extraterrestre) ou tout autre projet d'écoute spatiale durant les dix ou quinze dernières années. Zuckerman9, par exemple, pense que dans une galaxie pratiquement saturée d'extraterrestres, notre capacité à capter un message quelconque venant de l'espace doit, en fait, signifier que les extraterrestres se servent de techniques supérieures à celles des ondes électromagnétiques. Pourtant, Si l'on s'en tient aux arguments précédents, il est peu probable qu’on ne soit jamais informé si, effectivement, le contact a vraiment déjà eu lieu. En outre, si un programme comme SETI devait immanquablement réussir, ce « succès » pourrait se révéler un désastre pour les raisons que nous allons aborder plus loin.

Autre scénario possible : la mission des extraterrestres consisterait essentiellement à apparaître ou à déployer de grandioses démonstrations de force simultanément dans toutes les capitales des principaux gouvernements mondiaux, pour, seulement ensuite, commencer à communiquer. Mais, même si les extraterrestres pouvaient réaliser cette mise en scène, son éventualité serait immédiatement rejetée à cause des conséquences catastrophiques possibles au niveau de l'éthique, conséquences qu'une civilisation extraterrestre avancée serait parfaitement à même de prévoir. (Depuis le début de ce chapitre, il est bien entendu que nous présumons, de la part des extraterrestres, une bienveillance et une déontologie de haut niveau.) Une réaction d'hystérie collective du même type que celle qui suivit, en 1938, le programme radiophonique d'Orson Welles The Invasion from Mars [28] (Les Martiens attaquent) et qui secoua toute l'Amérique, ne devrait pas, en principe, se reproduire aujourd'hui, grâce au développement de la culture populaire depuis une vingtaine d'années, que ce soit en matière de films de science-fiction ou de programmes vidéo « intergalactiques ».

Les extraterrestres, avec leur éthique très évoluée, sauraient certainement éviter que se produise ce genre de scénario-catastrophe si d'autres voies étaient possibles, même si leurs vaisseaux spatiaux devaient être, ici ou là (ce qui semble inévitable), détruits par les hommes, entraînant du même coup l'éventualité d'actions de représailles.

Même une prise de conscience progressive de la population concernant la réalité de l'existence extraterrestre et la possibilité d'une intervention, resterait, pour une période d'au moins plusieurs mois, une révélation traumatisante qui pourrait entraîner un véritable chaos économique et le renversement des gouvernements. Les conséquences religieuses, à elles seules, pourraient prendre des proportions inimaginables : des masses d'individus commenceraient à remettre en question les fondements de leurs propres croyances si l'existence des extraterrestres était confirmée. Le fait est que toute religion, fondée sur le culte ou l'adoration d'une figure humaine, perdrait sa validité et son universalité par la seule révélation qu'il existe des êtres appartenant à d'autres mondes et ayant une histoire datant de plusieurs milliers ou millions d'années ; ces êtres auraient même peut-être des enseignements religieux ou spirituels à faire partager. C'est pourquoi des extraterrestres bienveillants sont ce que nous espérons pour éviter toute brutalité dans ces révélations qui, à coup sûr, changeront la face du monde.

Au nom de la méthode de l'élimination, on est amené à imaginer comme probable que des communications extraterrestres avec la Terre iraient en progressant au cours d'une très longue période, comme par exemple deux ou trois générations, et d'une manière prévue pour atteindre d'abord les gens dont le système de valeurs est apte à recevoir le message que les extraterrestres sont prêts à délivrer. En même temps, les communications seraient effectuées de telle sorte que les gouvernements ne pourraient pas en avoir connaissance ou faire main basse dessus pour les raisons exposées plus haut.

Cela voudrait dire que la communauté scientifique dans son ensemble serait également exclue de la fête ; sinon, il est bien évident que l'information finirait par transpirer et siffler aux oreilles des gouvernants. Ce système sélectif de communication respecterait le toujours hypothétique embargo de la Terre aussi longtemps qu'il n'y aurait pas d'interférence avec les actions des dirigeants ou des communautés scientifiques.

Même si l'on n'est pas absolument sûr qu'il puisse seulement exister un tel type de communication, une possibilité est à présent proposée à nos lecteurs.

UN PLAN DE COMMUNICATION EXTRATERRESTRE COMPATIBLE AVEC L'EMBARGO

En supposant que la race extraterrestre ait étudié, à notre insu, la société humaine pendant un temps considérable et ait saisi en profondeur les ressorts de notre psychologie, une possibilité nouvelle peut être envisagée : Les communications extraterrestres pourraient être conçues de telle sorte qu'elles soient facilement accessibles au grand public, mais parfaitement inacceptables ou inimaginables pour les scientifiques.

Les organismes d'Etat, sur l'avis des scientifiques, n'entreprendraient alors aucune action, et l'embargo resterait plus au moins total. La prise de conscience de ce qui serait en train de se mettre en place ne progresserait que très lentement — pas plus vite que ce dont l'humain aura intrinsèquement besoin pour se préparer à accepter les messages venant d'intelligences extraterrestres. De cette façon, l'intelligence extraterrestre, de son côté, n'a pas la nécessité de prendre des décisions hâtives concernant le moment propice ou la possibilité pour l'humanité de se préparer à recevoir leurs communications. Plus de souci non plus pour savoir si les gouvernements seront fiables, au point de laisser passer fidèlement les messages auprès des populations. Comme il n'y aurait pas d'ingérence extraterrestre dans les affaires humaines, tous les gouvernements resteraient libres de provoquer un holocauste nucléaire quand ils le voudraient, ce qui serait la réponse la plus immédiate à la question de savoir si, oui ou non, l'humanité est éthiquement prête à entrer dans le nouvel âge « cosmique ».

Ce type de scénario sur la stratégie extraterrestre imaginée implique que la communication s'effectue en direction de quelques rares récipiendaires dispersés à travers le monde. Un contacté recevrait des messages compréhensibles sur une longue période, de sorte qu'il, ou elle, pourrait en saisir pleinement tout le sens, et serait capable de rassembler un grand nombre de preuves de la réalité de ces événements afin de devenir crédible auprès du public. Mais pour que rien ne vienne malencontreusement mettre la puce à l'oreille des scientifiques en général, seul le contacté serait autorisé à participer aux séances de communication et de rencontres avec les extraterrestres eux-mêmes.

De plus, les messages devraient contenir de vagues descriptions de réalisations technologiques extraterrestres qui seraient perçues comme des contes de fées ou de science-fiction. Ils devraient même contenir quelques bonnes grosses absurdités qui, en l'absence de toute instruction détaillant le fonctionnement de certaines inventions techniques hypersophistiquées, ne manqueraient pas de faire sourire tout scientifique qui aurait eu vent de ces messages et qui n'y verrait plus alors que des divagations romanesques. La preuve de tous ces contacts serait également rejetée par ce qu'on appelle l'« esprit scientifique » et qui exige, pour admettre définitivement une réalité, que l'expérience soit renouvelable, systématiquement, pareille à elle-même et à volonté, ou encore qu'elle ait été dûment observée par des chercheurs officiels et reconnus. Entre-temps, les messages seraient publiés, traduits dans toutes les langues et divulgués à travers le monde parmi d'autres textes de la littérature ésotérique. Un grand nombre d'éditeurs se sont déjà spécialisés dans ce genre d'ouvrages.

En suivant le raisonnement de Papagiannis, les messages seraient censés véhiculer des enseignements spirituels, ou du moins éthiques, qui pourraient, par la suite, décourager la curiosité fouineuse des scientifiques. Et si cela n'était pas suffisant pour prévenir toute acceptation scientifique prématurée, l'existence de communications similaires, qui se révéleraient être des canulars, viendrait tout naturellement rendre la situation extrêmement confuse. Et cela pousserait davantage encore les scientifiques à ne pas s'intéresser à la question.

Le problème reste celui de savoir comment cette fraction du grand public qui lira les ouvrages ciblés pourra les identifier comme des messages extraterrestres et les distinguer des éventuelles supercheries ; à cet égard, les cultes pourraient bien apparaître comme une partie de la solution plutôt que comme un problème. Le fait est que surmonter cette difficulté exigerait une longue période de transition pour que s'élabore l'acceptation des communications extraterrestres, minimisant ainsi toute panique populaire ou révolution religieuse, et solliciterait du même coup l'esprit de logique humain pour déterminer si tel message est vrai ou faux. Il se peut que ces qualités — une pensée indépendante chez le maximum de peuples possible et la déduction que notre niveau technologique est très nettement inférieur à celui des extraterrestres— soient des conditions sine qua non pour que les extraterrestres lèvent enfin l'embargo. Une autre exigence pourrait être aussi que nous ayons atteint un niveau de compréhension tel que nous ne traitions pas les extraterrestres comme des dieux mais respectueusement, comme des créatures sœurs qui ont simplement quelques milliers d'années d'avance sur nous.

C'en serait alors fini de l'embargo contre la Terre : il aurait été institué pour faire obstacle aux scientifiques et aux gouvernements, tandis que les populations avaient graduellement accès à la connaissance.

CONCLUSION

La possibilité que nous venons d'exposer, avec ses conditions préalables, semblerait exiger que les groupes extraterrestres chargés de cette mission aient maintenu une étroite surveillance sur notre monde durant une très longue période, et soient également capables de prendre contact avec des récipiendaires. Pour que toute cette aventure se soit passée dans notre dos jusqu'à maintenant, il fallait à coup sûr une technologie si avancée qu'on pourrait la qualifier de magique ou d'occulte. Mais Sagan20 a bien fait remarquer que des événements d'ordre magique devraient se produire si les extraterrestres sont véritablement en avance de plusieurs milliers d'années, ou davantage, sur nous. En fait, l'absence même de toute description de réalisation magique au sein d'un supposé message extraterrestre pourrait être interprétée comme une farce dont l'auteur manquerait de la plus élémentaire imagination. Ainsi, il deviendrait extrêmement difficile de distinguer le vrai message extraterrestre des licences romanesques de tout poil. Il faudrait très soigneusement passer au crible les preuves avancées par les récipiendaires, en essayant d'en juger les mérites sans faire appel à ce qui est raisonnable ou non dans les descriptions magiques des communications selon les critères du moment.

Les mêmes méthodes de surveillance au moyen d'une technologie avancée pourraient être nécessaires aux extraterrestres afin de juger du niveau de compréhension et d'acceptation de leurs messages parmi les peuples.

Un exemple souvent cité est celui de nos connaissances actuelles qui paraîtraient de la pure magie à toute personne vivant cinq cent ans, ou seulement cents ans, en arrière : c'est le cas de la télévision et de la propagation de ses signaux invisibles à travers l'espace. Un autre exemple, mais cette fois de l'incertitude scientifique actuelle, est le fabuleux bond en avant, quasi magique, des connaissances depuis trente ou cinquante ans, qui reposent sur les résultats de certaines expériences sur la collision des particules à haute énergie, et qui furent menées en 1984 au cœur de l'accélérateur de particules du CERN. La meilleure théorie pour expliquer ces phénomènes observés semble faire appel à l'existence d'une «super-matière » qui aurait six ou sept nouvelles dimensions spatiales 21 22 23 24.

Comme l'apparent embargo indiquerait que les extraterrestres ménagent considérablement la race humaine, il serait intéressant de vérifier si les chiffres tiennent le même langage. Étant donné N civilisations avancées dans la galaxie, supposons que seule une fraction r conserve quelque intérêt à faire évoluer les autres civilisations dont la Terre ferait partie. Si la fréquence de civilisations nouvelles apparaissant dans la galaxie est /, et la période d'émergence est T, alors le nombre n de civilisations extraterrestres en train d'observer chaque civilisation naissante pendant sa période d'éclosion et de développement est :

n = r N / (fT)

Une estimation traditionnelle pour N est 105, et pour r 0,1 %. L'estimation pour/est 1 tous les 10 ans (1,25), et elle est indépendante de la longévité supposée de la civilisation extraterrestre en question. On évalue T à 100 ans, comme par exemple entre 1950 et 2050 pour nous. La formule donne :

n = 10

Ce qui suggère l'idée que d'immenses civilisations extraterrestres existent, suffisamment mobiles pour nous surveiller et maintenir un embargo partiel sur notre race en plein devenir.

En réalité, la fraction r peut varier jusqu'à ce que n ait atteint sa valeur optimale. Ce qui revient à ce que, pour r optimum, l'ancienne fraction 1-r puisse conclure que le processus d'émergence de telle ou telle civilisation s'effectue dans de bonnes conditions et qu'elle peut partir sur d'autres missions.

Cette hypothétique vision de la stratégie extraterrestre à l'égard de la Terre exclut l'idée qu'une intelligence bienveillante puisse ne jamais être la cause d’un chaos social consécutif à la révélation de sa présence, ou à l'ignorance du fait que ses messages envoyés sur des fréquences électromagnétiques pourraient être confisqués par des gouvernements et gardés secrets pour des questions de sécurité nationale. Cette vision des choses sous-entend une autre réalité possible, à savoir que la réception des communications extraterrestres sur Terre se trouverait sous le contrôle des extraterrestres eux-mêmes.

Source: rhedae-magazine.com