Affichage des articles dont le libellé est Astronomie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Astronomie. Afficher tous les articles

dimanche 12 août 2012

"Nuits des Etoiles": une pluie de lumière en attendant la fin du monde

Quelques mois avant la fin du monde que certains annoncent le 21 décembre 2012, les "Nuits des Etoiles" (10-11-12 août) devraient offrir un fabuleux feu d'artifice aux milliers d'astronomes amateurs qui regarderont les étoiles filantes par des nuits sans Lune et sans nuages.



Le programme nocturne est établi par l'univers lui-même: Saturne et Mars en début de soirée, puis apparaîtront les étoiles les plus brillantes, les "trois belles de l'été" - Véga, Altaïr et Deneb - et enfin, après minuit, se déversera une averse d'étoiles filantes.

Quelques jours après l'atterrissage du robot américain Curiosity sur la Planète rouge, Mars est à l'honneur de ces 22e "Nuits des Etoiles", qui donneront lieu en France à 350 manifestations organisées par l'Association française d'astronomie (Afa).

Cette année, les conditions d'observation seront particulièrement favorables dans la nuit de vendredi à samedi: nuit noire car elle tombe en période de nouvelle Lune, phase lunaire où l'astre est peu visible, se réjouit Michaël Leblanc, médiateur scientifique à l'Afa. Et pour Météo-France, tous les indicateurs sont au beau fixe sur l'ensemble de la France.

En revanche, selon un prévisionniste de Météo-France, la nuit de samedi à dimanche sera nuageuse sur l'Ouest, et la suivante sera correcte dans le Sud-Est, mais variable sur le reste du pays.

Dans l'Hexagone, parmi les lieux emblématiques pour profiter de ces nuits le plus épargné par les lumières artificielles est une aire géographique proche de Cahors, dite du "triangle noir du Quercy"; le plus élevé: l'observatoire du Pic du Midi de Bigorre (2.877 m) dans les Hautes-Pyrénées; le plus urbain: le 59e étage de la Tour Montparnasse, à Paris.

Près de 300 associations et clubs d'astronomie se mobilisent cette année avec leurs animateurs pour mettre à la disposition du public leurs télescopes et lunettes dardés sur les galaxies les plus lointaines, et surtout vers les deux vedettes de l'observation amateur: Saturne et ses anneaux, Mars et sa couleur caractéristique.

Mais, pour profiter pleinement de ces nuits, il peut suffire de s'étendre sur le sol ou dans un transat et de regarder le ciel, qui pourrait s'embraser chaque nuit de "dizaines d'étoiles filantes", le feu d'artifice annuel offert par les Perséides, souligne Michaël Leblanc.

Vers 23H00, la nuit bien installée, les Perséides commenceront à strier la voûte céleste: du 17 juillet au 24 août la Terre croise en effet, comme chaque été, la trajectoire de poussières échappées de la comète Swift-Tuttle, qui forment des traînées lumineuses en entrant à une vitesse de l'ordre de 210.000 km/h dans l'atmosphère, où elles se consument.

Dans le ciel, elles semblent provenir d'un même point, dans la constellation de Persée, d'où leur nom de Perséides, et leur apparition a été répertoriée dès l'an 36 en Chine et en 811 en Europe. Elles sont également surnommées "Larmes de Saint-Laurent" car leur apparition dans le ciel coïncide avec la mort de ce saint, le 10 août 258.

Les "Nuits des Etoiles" seront également célébrées dans des pays tels que la Belgique, la Suisse, la Lettonie, l'Albanie, la Tunisie ou l'Algérie.

Source: tempsreel.nouvelobs.com

mardi 24 mai 2011

Des astronomes recherche de la vie extraterrestre sur 86 planètes

Installé dans l’Etat de Virginie occidentale aux Etats-Unis, un puissant radiotélescope a entamé un programme pour essayer de trouver des signes de vie extraterrestre sur 86 planètes ressemblant à la Terre.




La semaine dernière, un télescope américain très puissant a commencé à observer et à collecter des données en continu sur 86 planètes, qui ont des caractéristiques communes avec notre Terre. Celles-ci ont été sélectionnées dans une liste établie par la mission Kepler de la Nasa, indique l’AFP. En février dernier, elle avait détecté 1.235 exoplanètes potentiellement habitables. "Nous avons choisi des planètes avec de bonnes températures, entre zéro et 100 degrés car elles sont beaucoup plus susceptibles d'accueillir la vie", a détaillé à l’AFP le physicien Dan Werthimer, chercheur de longue date au SETI.
Andrew Siemion, étudiant à l’université de Californie à Berkeley, a expliqué à l’agence de presse qu’il n’était pas certain que "que tous ces systèmes planétaires soient habitables, mais ce sont de très bons endroits pour chercher E.T.".

Cette nouvelle mission fait partie du projet SETI (recherche d’intelligence extraterrestre) lancé au milieu des années 1980. Le projet devrait durer un an et bénéficier de l’aide d’un million d’astronomes amateurs. Ces derniers auront la possibilité de traiter des données sur leurs ordinateurs personnels.

Source: maxisciences.com

vendredi 29 avril 2011

La fin du monde en 2012 serait-elle bien réelle ?

La fin en 2012? Un frisson traverse la salle – comble – de la Royal Society de Londres, quand l’astrophysicienne Jocelyn Bell Burnell jette la question en pâture.

La scientifique, célèbre pour avoir détecté la première le signal d’un pulsar en 1967, s’est attaquée au sujet parce qu’à la fin de chacune de ses conférences, quelqu’un disait : «Tout cela est très bien, mais que pensez-vous de la fin du monde en 2012?»


Prophètie des mayas


Le scénario catastrophe tire son origine du calendrier maya. Les Mayas, qui croyaient que les dieux faisaient et défaisaient régulièrement le monde, pensaient vivre dans un «compte long» commencé le 11 août 3114 avant Jésus-Christ, et devant s’achever le 21 décembre 2012. Là où ils pensaient probablement que s’ensuivrait un nouveau «compte long», de nombreux faux prophètes se sont emparés de la date pour prédire la fin du monde, sous l’effet de causes diverses : chute d’une météorite, alignement des planètes, effet du champ magnétique solaire…

Toutes théories qui mordent d’autant plus sur l’opinion qu’elles sont construites à partir de pseudos éléments scientifiques, constate Burnell. La question posée sur Google fait apparaître quelque 56 millions de références, et certains croient même savoir que la fin du monde est pour 11h11 précisément. Qu’en est-il? Le solstice d’hiver intervient bien à 11h12 le 21 décembre, mais sans provoquer à ce jour de catastrophe majeure.

Certains évoquent un renversement du champ magnétique solaire. Ce phénomène existe bien, il se déroule même tous les onze ans à peu près, avec un pic d’activité variable et des tempêtes solaires plus ou moins importantes.

Mais le cycle en cours est marqué par une activité faible, et «le soleil est devenu plutôt calme», observe la scientifique.
Et la Terre? Certains prédisent qu’elle va également changer son champ magnétique et… tourner dans l’autre sens. De fait, un changement du champ magnétique terrestre est intervenu deux fois depuis la présence de l’Homme sur Terre, la dernière fois il y a 750.000 ans. Mais la Terre tourne toujours dans le même sens, «et nous sommes toujours là», lance la scientifique.

L’hypothèse des météorites


L’alignement des planètes pourrait secouer la Terre au point d’entraîner la fin du monde, avancent certains. Sauf que le prochain alignement n’a lieu qu’en 2040, et que les planètes n’entrent que pour une part infime dans l’attraction terrestre. Le dernier alignement (Jupiter, Venus, Lune, Terre) en 2008 est passé inaperçu.

Restent les météorites, qui peuvent causer de gros dégâts. L’impact d’une météorite de 10 km de diamètre il y a 65 millions d’années au Mexique (Chixculub) serait responsable de la disparition des dinosaures.

Mais les télescopes géants sont aujourd’hui capables de détecter les gros météorites et de calculer le risque de collision, affirme l’astrophysicienne. Les technologies pour les dévier de leur trajectoire existent aussi, comme l’envoi d’une fusée à un point d’impact.

Le plus fantaisiste est peut-être l’hypothèse que nous tombions dans le trou noir au centre de notre galaxie. Sauf que la Terre se situe à 26.000 années lumières du trou, ce qui rend tout à fait impossible d’y être pour le 21 décembre 2012, sans même parler de la gravité et de l’orbite terrestre, qui nous tiennent à bonne distance.

In fine, ce type de prophétie n’a pas de base scientifique, et se nourrit seulement de la crédulité du public, constate la physicienne. «Pas de doute, vous devrez acheter des cadeaux de Noël pour 2012», lance-t-elle, hilare. Jocelyn Bell Burnell a remporté un des principaux prix de la Royal Academy, le prix Michael Faraday de la communication scientifique.

Source: donnetonavis.fr