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mardi 24 mai 2011

Des astronomes recherche de la vie extraterrestre sur 86 planètes

Installé dans l’Etat de Virginie occidentale aux Etats-Unis, un puissant radiotélescope a entamé un programme pour essayer de trouver des signes de vie extraterrestre sur 86 planètes ressemblant à la Terre.




La semaine dernière, un télescope américain très puissant a commencé à observer et à collecter des données en continu sur 86 planètes, qui ont des caractéristiques communes avec notre Terre. Celles-ci ont été sélectionnées dans une liste établie par la mission Kepler de la Nasa, indique l’AFP. En février dernier, elle avait détecté 1.235 exoplanètes potentiellement habitables. "Nous avons choisi des planètes avec de bonnes températures, entre zéro et 100 degrés car elles sont beaucoup plus susceptibles d'accueillir la vie", a détaillé à l’AFP le physicien Dan Werthimer, chercheur de longue date au SETI.
Andrew Siemion, étudiant à l’université de Californie à Berkeley, a expliqué à l’agence de presse qu’il n’était pas certain que "que tous ces systèmes planétaires soient habitables, mais ce sont de très bons endroits pour chercher E.T.".

Cette nouvelle mission fait partie du projet SETI (recherche d’intelligence extraterrestre) lancé au milieu des années 1980. Le projet devrait durer un an et bénéficier de l’aide d’un million d’astronomes amateurs. Ces derniers auront la possibilité de traiter des données sur leurs ordinateurs personnels.

Source: maxisciences.com

jeudi 11 novembre 2010

Énorme structure mystérieuse découverte dans le centre de la Voie Lactée

Utilisant le télescope spatial Fermi, les astronomes ont enregistré une mystérieuse structure dans le centre de la galaxie.


WASHINGTON — La découverte de deux bulles géantes mystérieuses liées l'une à l'autre et émettant de puissants rayonnements gamma au cœur de notre galaxie, la Voie Lactée, intrigue les astrophysiciens, qui supposent qu'elles seraient des résidus de l'éruption d'un énorme trou noir.

Cette structure s'étend sur 50.000 années-lumières (une année lumière équivaut à 9.460 milliards de km) et daterait de plusieurs millions d'années.

"Ce que nous voyons, ce sont deux bulles émettant des rayons gamma s'étendant sur 25.000 années-lumière respectivement au sud et au nord du centre de la Voie Lactée et nous ne comprenons pas totalement leur nature ou leur origine", explique Doug Finkbeiner, un astronome du centre d'astrophysique de l'Université Harvard à Cambridge (Massachusetts).

Il a été le premier à détecter cette structure, qui s'étend sur plus de la moitié du ciel visible, de la constellation de la Vierge à celle de la Grue.

Outre Doug Finkbeiner, Meng Su et Tracy Slatyer de l'Université Harvard ont également contribué à cette découverte réalisée en analysant des données accessibles au public provenant du télescope Fermi à champ large (LAT) lancé en juin 2008 par la Nasa, l'agence spatiale américaine.

Ce télescope spatial, fruit d'une collaboration internationale, est le plus sensible aux émissions de rayons gamma grâce à un détecteur à très haute définition et balaie le ciel entièrement toutes les trois heures.

Les rayons gamma sont les rayonnements lumineux ou électromagnétiques dotés de la plus haute énergie.

D'autres astrophysiciens qui étudient ces rayonnements n'avaient pas détecté ces bulles, en partie à cause de l'abondance de ces émissions qui se produisent partout dans le ciel et créent une sorte de brume interstellaire.

Ce phénomène se produit quand les particules, se déplaçant à une vitesse proche de celle de la lumière, inter-agissent avec la lumière et les gaz interstellaires dans la Voie Lactée.

L'équipe de chercheurs auteurs de la découverte a fini par détecter les deux bulles en affinant constamment leurs modèles, un processus qui a permis d'éliminer les autres émissions diffuses de rayonnements gamma.

Les astrophysiciens continuent à analyser ce phénomène pour tenter de mieux comprendre comment cette structure jamais vue auparavant s'est formée.

Les bulles émettent des rayonnements gamma beaucoup plus puissants que ceux détectés ailleurs dans la Voie Lactée, précisent les chercheurs.

Ils notent aussi que ces deux bulles ont des bords bien définis.

Parmi les hypothèses avancées, les astrophysiciens citent des jets de particules provenant du trou noir très massif au coeur de la galaxie.

Dans un grand nombre d'autres galaxies, de tels jets sont formés par de la matière tombant vers le centre du trou noir, objet massif dont le champ gravitationnel est si intense que rien, même pas la lumière, ne peut s'en échapper.

Bien que rien n'indique que le trou noir au centre de la Voie Lactée soit la source de tels jets de particules, ils auraient pu exister il y a plusieurs millions d'années.

Ces bulles pourraient aussi s'être formées avec des gaz provenant d'explosions ayant résulté de la naissance d'étoiles, ou de groupes stellaires au centre de notre galaxie, avance l'astrophysicien David Spergel de l'Université Princeton (New Jersey, est).

"Dans d'autres galaxies, nous observons que la formation d'étoiles peut créer d'énormes flux de gaz", note-t-il.

Mais "quelle que soit la source d'énergie derrière ces gigantesque bulles, ce phénomène est lié à un grand nombre de questions fondamentales en astrophysique", selon lui.

Source: AFP - Dailygalaxy.com - NASA.gov

dimanche 25 avril 2010

Un télescope géant dans un Boeing 747 pour percer les mystères de l'espace



Il est américano-allemand, s'appelle SOFIA et c'est l'un des télescopes les plus prometteurs de sa génération. Il aurait pu être posé dans le désert chilien ou sur une montagne hawaïenne, mais c'est depuis un Boeing 747 qu'il partira à l'assaut des mystères de l'espace.

A quelques semaines de ses premiers vols scientifiques dans la stratosphère, SOFIA (acronyme anglais de l'Observatoire Stratosphérique d'Astronomie Infrarouge) attend patiemment dans un immense hangar, sur une base de la Nasa à Palmdale, dans le désert de Mojave, à 60 km au nord de Los Angeles.

Développé conjointement par la Nasa et l'Agence spatiale allemande (DLR), SOFIA est l'héritier du Kuiper Airborne Observatory (KAO), dont les travaux, entre 1974 et 1995, avaient notamment permis à la Nasa de découvrir les anneaux de la planète Uranus ou de percer certains mystères de la Voie Lactée.

Mais comparé à KAO et sa lentille de 91 cm de diamètre, SOFIA joue dans la cour des grands. Avec une lentille de 2,5 mètres, il fait piaffer d'impatience ses concepteurs, qui rêvent déjà de grandes découvertes.

"Grâce à sa puissance d'observation des infrarouges, SOFIA va nous permettre de mieux connaître les premiers stades de la naissance des étoiles", déclare à l'AFP Erick Young, directeur des opérations scientifiques du programme.

Bob Meyer, directeur du programme, va même plus loin, en affirmant que SOFIA pourrait permettre de mieux comprendre l'apparition de la vie dans l'univers.

"Beaucoup des ingrédients essentiels à l'apparition de la vie sur notre planète viennent des comètes", observe-t-il.

"Or la plupart des autres télescopes ne peuvent pas observer les comètes, car elles sont trop proches du soleil et ces télescopes ne peuvent pas regarder aussi près du soleil. SOFIA peut le faire", dit-il à l'AFP.

La décision d'installer ce nouveau télescope dans un Boeing 747 n'est pas une lubie à la professeur Tournesol. Pour étudier les infrarouges, l'observation "volante" présente en effet un grand nombre d'avantages.

"Les infrarouges sont difficiles à observer depuis la Terre, car ils sont bloqués par la vapeur d'eau présente dans l'atmosphère", explique M. Meyer. "SOFIA est capable de voler au-dessus de la quasi-totalité de la vapeur".

Autre qualité de l'observation embarquée: elle peut se faire depuis n'importe quel point du globe, et permettre ainsi de chasser les éclipses de planètes, dont les ombres sont riches en enseignements scientifiques.

Hubble, sans doute le télescope le plus connu du grand public, est peu ou prou de la même taille que SOFIA, mais il ne peut pas voir les même choses. "Hubble ne peut observer que ce qui est visible naturellement, ainsi que les ultraviolets. Mais sa capacité en infrarouges est limitée", précise M. Young.

Dans le Boeing 747 "clipper Lindbergh", qui vola pour la première fois en avril 1977 sous le drapeau de la défunte compagnie aérienne PanAm, les rangées de sièges ont été remplacées par des ordinateurs et la masse imposante du télescope ferait presque oublier qu'on est dans un avion.

De fabrication allemande, c'est un bijou de technologie, enchâssé dans une coque qui l'isole des vibrations de l'appareil. Sa précision et sa puissance reviennent à pouvoir éclairer une pièce de monnaie avec une mini lampe-torche à une distance de 16 km.

Si les Allemands, qui financent 20% du projet -- estimé à 80 millions de dollars par an pour 20 ans de programme -- bénéficieront de 20% du temps de vol de SOFIA, ce dernier sera pour le reste ouvert aux scientifiques du monde entier. Les projets de recherche seront sélectionnés sur dossier.

Source: google.com