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vendredi 29 avril 2011

La fin du monde en 2012 serait-elle bien réelle ?

La fin en 2012? Un frisson traverse la salle – comble – de la Royal Society de Londres, quand l’astrophysicienne Jocelyn Bell Burnell jette la question en pâture.

La scientifique, célèbre pour avoir détecté la première le signal d’un pulsar en 1967, s’est attaquée au sujet parce qu’à la fin de chacune de ses conférences, quelqu’un disait : «Tout cela est très bien, mais que pensez-vous de la fin du monde en 2012?»


Prophètie des mayas


Le scénario catastrophe tire son origine du calendrier maya. Les Mayas, qui croyaient que les dieux faisaient et défaisaient régulièrement le monde, pensaient vivre dans un «compte long» commencé le 11 août 3114 avant Jésus-Christ, et devant s’achever le 21 décembre 2012. Là où ils pensaient probablement que s’ensuivrait un nouveau «compte long», de nombreux faux prophètes se sont emparés de la date pour prédire la fin du monde, sous l’effet de causes diverses : chute d’une météorite, alignement des planètes, effet du champ magnétique solaire…

Toutes théories qui mordent d’autant plus sur l’opinion qu’elles sont construites à partir de pseudos éléments scientifiques, constate Burnell. La question posée sur Google fait apparaître quelque 56 millions de références, et certains croient même savoir que la fin du monde est pour 11h11 précisément. Qu’en est-il? Le solstice d’hiver intervient bien à 11h12 le 21 décembre, mais sans provoquer à ce jour de catastrophe majeure.

Certains évoquent un renversement du champ magnétique solaire. Ce phénomène existe bien, il se déroule même tous les onze ans à peu près, avec un pic d’activité variable et des tempêtes solaires plus ou moins importantes.

Mais le cycle en cours est marqué par une activité faible, et «le soleil est devenu plutôt calme», observe la scientifique.
Et la Terre? Certains prédisent qu’elle va également changer son champ magnétique et… tourner dans l’autre sens. De fait, un changement du champ magnétique terrestre est intervenu deux fois depuis la présence de l’Homme sur Terre, la dernière fois il y a 750.000 ans. Mais la Terre tourne toujours dans le même sens, «et nous sommes toujours là», lance la scientifique.

L’hypothèse des météorites


L’alignement des planètes pourrait secouer la Terre au point d’entraîner la fin du monde, avancent certains. Sauf que le prochain alignement n’a lieu qu’en 2040, et que les planètes n’entrent que pour une part infime dans l’attraction terrestre. Le dernier alignement (Jupiter, Venus, Lune, Terre) en 2008 est passé inaperçu.

Restent les météorites, qui peuvent causer de gros dégâts. L’impact d’une météorite de 10 km de diamètre il y a 65 millions d’années au Mexique (Chixculub) serait responsable de la disparition des dinosaures.

Mais les télescopes géants sont aujourd’hui capables de détecter les gros météorites et de calculer le risque de collision, affirme l’astrophysicienne. Les technologies pour les dévier de leur trajectoire existent aussi, comme l’envoi d’une fusée à un point d’impact.

Le plus fantaisiste est peut-être l’hypothèse que nous tombions dans le trou noir au centre de notre galaxie. Sauf que la Terre se situe à 26.000 années lumières du trou, ce qui rend tout à fait impossible d’y être pour le 21 décembre 2012, sans même parler de la gravité et de l’orbite terrestre, qui nous tiennent à bonne distance.

In fine, ce type de prophétie n’a pas de base scientifique, et se nourrit seulement de la crédulité du public, constate la physicienne. «Pas de doute, vous devrez acheter des cadeaux de Noël pour 2012», lance-t-elle, hilare. Jocelyn Bell Burnell a remporté un des principaux prix de la Royal Academy, le prix Michael Faraday de la communication scientifique.

Source: donnetonavis.fr

mercredi 24 mars 2010

Pfizer : Une scientifique infectée par un virus fait maison ?

Une ancienne employée de Pfizer poursuit le géant pharmaceutique en justice. Devant les juges, elle a affirmé sous serment avoir contracté une maladie déclenchée par un virus de type VIH... créé par un de ses collègues. Elle a été licenciée.
En 2003, trois employés de Pfizer, dont Becky McClain et son supérieur direct, ont été contaminés par un virus. Ce qu'a reconnu la firme. S'en suit une longue descente aux enfers. La scientifique développe une maladie rare, qui lui fait subir une douzaine de crises de paralysie tous les mois. Du coup, elle se rebelle. A plusieurs reprises, elle pointe du doigt les manquements aux règles de sécurité. Pour seule réponse, elle est écartée du comité de suivi sanitaire. Jusqu'à ce jour de 2003, où son chef la plaquera contre un mur, en l'insultant et la menaçant. Elle sera licenciée en 2005.

Un virus bien gênant...

Le procès s'est ouvert en début de semaine. Becky McClain accuse son ancien employeur de n'avoir pas mis en oeuvre les mesures de sécurité nécessaires pour protéger ses employés. Elle l'accuse aussi de l'avoir licenciée abusivement, en réponse à ses multiples plaintes. Pfizer nie en bloc, arguant que la chercheuse s'est tout simplement arrêtée de travailler, sans raison valable. Le Big Pharma fait aussi valoir que le niveau de sécurité dans ses unités de recherche est sans faille. En outre, le labo affirme que la maladie de son ex-employée ne peut avoir été causée par le virus en question, car il ne contenait pas le code génétique nécessaire à sa reproduction. La firme refuse pourtant de révéler le génome du virus suspecté, ce qui permettrait à la justice de vérifier ses dires et au corps médical d'identifier la maladie et de développer une médication adaptée.

Sécurité sanitaire défaillante

Ce qui soulève deux questions : Et d'une, comment se peut-il qu'un laboratoire privé développe ses propres virus, dans le plus grand secret et sans aucun contrôle public ? Et de deux : est-il possible que des laboratoires aussi sensibles soient mal sécurisés ? Un début de réponse : en février 2009, des souches de grippes humaine et aviaire ont été mélangées par erreur, ce qui aurait pu provoquer l'émergence d'un virus hybride extrêment dangereux. Quelques semaines plus tard, ce sont cinq fioles d'un virus porcin de nature H1N1 qui explosent en vol, dans un train suisse, au beau milieu des voyageurs. Et le mois dernier, pour finir cette liste malheureusement non exhaustive, un rapport canadien a montré que le laboratoire national de microbiologie de Winnipeg (qui détient des souches de virus parmi les plus pathogènes) avait subi plus de 250 incidents entre 2005 et 2009, dont l'exposition de personnels à des menaces bactériologiques.

Source: lesmotsontunsens.com

Que du bonheur...

Le 28 avril 2009, Becky McClain a participé au "Workers memorial day" :

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