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jeudi 9 août 2012

Le géant pharmaceutique Pfizer condamné à une amende pour corruption à grande échelle

Agence France-Presse
New York



Les autorités américaines ont annoncé mardi que le groupe pharmaceutique Pfizer avait accepté de payer quelque 60 millions de dollars pour régler des accusations de corruption à l'étranger.




Le ministère de la Justice a annoncé une amende de 15 millions de dollars pour sanctionner des pots-de-vin versés en Bulgarie, Croatie, Kazakhstan et Russie. Pfizer et sa filiale Wyeth doivent en outre verser quelque 45 millions de dollars de restitution dans le cadre d'un accord conclu avec le gendarme de la Bourse, la SEC, pour des faits intervenus dans les mêmes pays ainsi qu'en Chine, République tchèque, Italie et Serbie.

Pfizer (PFE), numéro un mondial de la pharmacie, a souligné de son côté que «ni le ministère, ni la SEC, n'ont allégué que le siège de Pfizer ou Wyeth ait eu connaissance ou approuvé les comportements en question avant que Pfizer prenne les mesures qu'il fallait pour enquêter et en informer» les autorités de façon volontaire, dès 2004.

«Pfizer a pris des raccourcis pour développer ses affaires dans plusieurs pays d'Eurasie, en versant plusieurs millions de dollars de pots-de-vin à des responsables gouvernementaux en Bulgarie, Croatie, Kazakhstan et Russie», a souligné un responsable du ministère, Mythili Raman, cité dans un communiqué.

Mais ce responsable a aussi noté «les efforts importants faits par le groupe pour éliminer ces pratiques», à la fois en réformant en interne ses procédures et, également, en apportant son concours aux enquêtes des autorités.

Depuis 1977, le versement par des entreprises américaines de pots-de-vin dans le cadre de leurs activités étrangères est un délit qui peut faire l'objet de poursuites de la part des autorités des États-Unis.

L'an dernier, un autre groupe du secteur, Johnson & Johnson, avait accepté de payer 70 millions de dollars pour régler les accusations de corruption qui pesaient à son encontre.

L'action de Pfizer, qui a annoncé lundi l'échec des recherches sur un nouveau médicament contre la maladie d'Alzheimer développé avec Johnson & Johnson, était en baisse de 2,02% à 23,77 dollars vers 11h.

Source: lapresse.ca


mercredi 24 mars 2010

Pfizer : Une scientifique infectée par un virus fait maison ?

Une ancienne employée de Pfizer poursuit le géant pharmaceutique en justice. Devant les juges, elle a affirmé sous serment avoir contracté une maladie déclenchée par un virus de type VIH... créé par un de ses collègues. Elle a été licenciée.
En 2003, trois employés de Pfizer, dont Becky McClain et son supérieur direct, ont été contaminés par un virus. Ce qu'a reconnu la firme. S'en suit une longue descente aux enfers. La scientifique développe une maladie rare, qui lui fait subir une douzaine de crises de paralysie tous les mois. Du coup, elle se rebelle. A plusieurs reprises, elle pointe du doigt les manquements aux règles de sécurité. Pour seule réponse, elle est écartée du comité de suivi sanitaire. Jusqu'à ce jour de 2003, où son chef la plaquera contre un mur, en l'insultant et la menaçant. Elle sera licenciée en 2005.

Un virus bien gênant...

Le procès s'est ouvert en début de semaine. Becky McClain accuse son ancien employeur de n'avoir pas mis en oeuvre les mesures de sécurité nécessaires pour protéger ses employés. Elle l'accuse aussi de l'avoir licenciée abusivement, en réponse à ses multiples plaintes. Pfizer nie en bloc, arguant que la chercheuse s'est tout simplement arrêtée de travailler, sans raison valable. Le Big Pharma fait aussi valoir que le niveau de sécurité dans ses unités de recherche est sans faille. En outre, le labo affirme que la maladie de son ex-employée ne peut avoir été causée par le virus en question, car il ne contenait pas le code génétique nécessaire à sa reproduction. La firme refuse pourtant de révéler le génome du virus suspecté, ce qui permettrait à la justice de vérifier ses dires et au corps médical d'identifier la maladie et de développer une médication adaptée.

Sécurité sanitaire défaillante

Ce qui soulève deux questions : Et d'une, comment se peut-il qu'un laboratoire privé développe ses propres virus, dans le plus grand secret et sans aucun contrôle public ? Et de deux : est-il possible que des laboratoires aussi sensibles soient mal sécurisés ? Un début de réponse : en février 2009, des souches de grippes humaine et aviaire ont été mélangées par erreur, ce qui aurait pu provoquer l'émergence d'un virus hybride extrêment dangereux. Quelques semaines plus tard, ce sont cinq fioles d'un virus porcin de nature H1N1 qui explosent en vol, dans un train suisse, au beau milieu des voyageurs. Et le mois dernier, pour finir cette liste malheureusement non exhaustive, un rapport canadien a montré que le laboratoire national de microbiologie de Winnipeg (qui détient des souches de virus parmi les plus pathogènes) avait subi plus de 250 incidents entre 2005 et 2009, dont l'exposition de personnels à des menaces bactériologiques.

Source: lesmotsontunsens.com

Que du bonheur...

Le 28 avril 2009, Becky McClain a participé au "Workers memorial day" :

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