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jeudi 24 février 2011

La navette spatiale Discovery est prête à faire son dernier vol

CAP CANAVERAL, États-Unis — La navette spatiale Discovery est prête à faire son dernier vol. Le compte à rebours se poursuit en vue de son lancement prévu ce jeudi à 16 heures 50.

Les responsables ont prévu d'amorcer le ravitaillement en carburant peu de temps après le lever du soleil, jeudi.




[caption id="attachment_9987" align="aligncenter" width="470" caption="Les six astronautes (de gauche à droite) Steve Lindsey (le commandant), Eric Boe, Steve Bowen, Alvin Drew, Nicole Stott et Michael Barratt"][/caption]

La NASA se montre confiante et n'anticipe pas de fuites d'hydrogène ou de fissures dans le réservoir de carburant. Ces deux problèmes sont survenus durant le compte à rebours initial en novembre. Les réparations ont pris près de quatre mois.

Discovery se dirigera vers la Station spatiale internationale avec un équipage de six personnes, ainsi qu'un chargement de fournitures et d'un robot humanoïde qui sera logé dans le laboratoire américain Destiny à des fins expérimentales.

Au cours de cette mission de 11 jours, le deuxième bras canadien installera sur la station un espace de rangement et d’expérimentation spatiale, de même qu'une plateforme externe pour gros équipements.

Dextre, le bricoleur canadien de la station spatiale, aura une nouvelle caméra panoramique et inclinable.

Une expérience scientifique canadienne sera menée à bord de la navette dans le but de déceler les changements qui s’opèrent au niveau de la sensibilité cutanée.

Et Discovery va rapporter sur Terre des échantillons d'épinette blanche du Canada ainsi que des échantillons de sang utilisés pour une expérience sur la santé vasculaire.

Ce sera le 39e vol de la navette la plus ancienne de la NASA encore en service. Elle a décollé pour la première fois en 1984.

La NASA prévoit que 40 000 invités seront sur place en Floride pour ce dernier lancement de Discovery.



[caption id="attachment_9986" align="aligncenter" width="470" caption="La navette spatiale "Discovery" (découverte) devrait être lancée le 24 février prochain à 16h50 (20h50 GMT) Crédit image: NASA / Kim Shiflett"][/caption]

samedi 17 avril 2010

Barack Obama défend à Cap Canaveral sa politique spatiale

[caption id="attachment_3148" align="aligncenter" width="450" caption="Lors d'un discours prononcé au Centre spatial Kennedy de Cap Canaveral, en Floride, Barack Obama a tenté de faire taire les critiques sur sa politique spatiale, assurant que son plan sauverait des emplois et permettrait des avancées dans l'exploration du système solaire. /Photo prise le 15 avril 2010/REUTERS/Jim Young "][/caption]



Barack Obama a tenté de faire taire les critiques sur sa politique spatiale, assurant que son plan sauverait des emplois et permettrait des avancées dans l'exploration du système solaire.

Le président américain a exposé devant 200 personnes au Centre spatial Kennedy de Cap Canaveral, en Floride, la nouvelle stratégie dévoilée en mars et qui a suscité de vives polémiques.

Il a dit comprendre leurs inquiétudes et a répondu à certains de ses détracteurs, comme Neil Armstrong, le premier homme à avoir marché sur la Lune.

"Ce qu'il faut avant tout comprendre, c'est que personne n'est plus que moi favorable aux vols habités dans l'espace et à l'exploration de l'espace. Mais nous devons le faire intelligemment", a-t-il dit. "Nous voulons faire un bond dans le futur. Nous voulons des avancées majeures."

L'augmentation de 6 milliards de dollars du budget de la NASA, a-t-il souligné, doit permettre d'accélérer l'exploration du système solaire et aider le secteur privé à mettre au point des fusées destinées à emmener les astronautes vers la Station spatiale internationale (ISS).

Obama a ajouté qu'il voulait accélérer la mise au point d'une fusée capable d'envoyer les astronautes au-delà de l'orbite basse terrestre. Une décision devrait être annoncée à ce sujet d'ici 2015.

L'exploration de Mars sera l'objectif ultime de ce programme spatial, a-t-il confirmé.

MARS, OBJECTIF ULTIME

La nouvelle stratégie américaine enterre le programme Constellation, voulu par l'administration Bush, qui prévoyait le retour des Américains sur la Lune dans le courant des années 2020. Ce programme, qui est déjà hors délai, a coûté 19 milliards de dollars.

Barack Obama sauve toutefois du projet Constellation la capsule spatiale Orion, qui devait conduire des astronautes sur la Lune et servira de véhicule d'évacuation d'urgence de l'ISS.

Cela permettra aux astronautes américaines de ne pas dépendre de la capsule russe Soyouz pour regagner la Terre en cas de problème.

Neil Armstrong, le premier homme à marcher sur la Lune, lors de la mission Apollo XI en juillet 1969, a déploré cette semaine le fait que les Américains, pour aller en orbite basse et pour atteindre l'ISS, dépendent d'un accord passé avec la Russie, consistant à acheter des places à bord des fusées Soyouz.

Il a été rejoint sur ce point par James Lovell, astronaute de la mission Apollo XIII, et Eugene Cernan, d'Apollo XVII.

A ces critiques, le porte-parole de la Maison blanche, Robert Gibbs, a répondu qu'une commission indépendante avait établi que le programme Constellation avait "des années de retard" et "avait massivement dépassé son budget".

La Maison blanche s'est trouvé un allié en la personne d'Edwin "Buzz" Aldrin, partenaire d'Armstrong à bord d'Apollo XI, qui a déclaré soutenir la politique spatiale d'Obama.

Steve Holland et Irene Klotz; Eric Faye et Marine Pennetier pour le service français

Source: lepoint.fr

jeudi 15 avril 2010

Obama défend sa stratégie spatiale à Cap Canaveral

Barack Obama a défendu jeudi à Cap Canaveral son projet spatial, déjà très critiqué après l'abandon du programme lunaire Constellation, en expliquant que sa stratégie permettra de créer des emplois, favoriser l'innovation et préparer un avenir spatial ambitieux pour le pays, avec à terme la perspective d'une mission vers Mars.

En visite au Centre spatial Kennedy, à Cap Canaveral (Floride), le président Obama a estimé que le programme spatial américain n'était pas un luxe mais une nécessité pour la nation. Il a dit espérer que l'exploration spatiale américaine irait au-delà de la lune d'ici 2025 et encore plus loin au sein du système solaire.

"Nous espérons faire un bond dans le futur", et non poursuivre sur le même chemin qu'avant, a déclaré le président américain, se voulant rassurant avec les employés de la NASA sur l'avenir du programme spatial des Etats-Unis alors que les navettes spatiales américaines doivent être mises à la retraite cette année.

Barack Obama a affirmé être "à 100% dévoué à la mission de la NASA et à son avenir". "L'idée est: personne n'est plus dévoué aux vols habités dans l'espace. Mais, nous devons le faire de façon intelligente; nous ne pouvons continuer à faire les mêmes choses qu'avant", a-t-il expliqué.

Les Etats-Unis "enverront des astronautes sur Mars et les rameneront sans dommage", a ajouté le chef de la Maison Blanche. "J'espère être là pour le voir".

Le Centre spatial Kennedy a inspiré la nation pendant un demi-siècle, a-t-il salué, ajoutant que la NASA représentait ce que signifie être américain: "atteindre de nouveaux sommets et parvenir à ce qui est possible, et cela n'est pas prêt d'entrer dans ses derniers jours".

Le président Obama devrait par ailleurs expliquer pourquoi il a mis fin en février à Constellation, le programme de retour sur la lune de son prédécesseur George W. Bush, pour privilégier un système compliqué de vols spatiaux publics et privés vers d'autres destinations.

Pour mieux convaincre son auditoire du bien-fondé de sa stratégie, M. Obama devrait mettre l'accent sur des projets qui permettront de sauver des emplois, de donner une formation à d'autres et de prolonger la vie de la Station spatiale internationale (ISS).

Le président a visité les rampes de lancement du centre Kennedy et s'est exprimé dans le bâtiment où ont vécu, avant de décoller vers la lune, les astronautes du programme Apollo Neil Armstrong, Jim Lovell et Eugene Cernan. Des "héros" américains qui ont tous critiqué son projet spatial, estimant qu'il mettrait fin à la suprématie américaine dans ce domaine.

La stratégie de Barack Obama "fournira plus d'emplois (...), plus d'investissements dans l'innovation (...) et un programme spatial plus ambitieux et durable pour l'avenir", a déclaré Robert Gibbs, porte-parole de la Maison Blanche.

Le programme spatial de M. Obama compte sur des entreprises privées pour assurer des vols vers l'ISS, et leur distribuera près de 6 milliards de dollars pour les aider à construire leurs engins spatiaux.

Il prolongera l'exploitation de la station orbitale de cinq ans et injectera des milliards de dollars dans la mise au point par la NASA d'une fusée destinée à de futures missions vers un astéroïde, la lune, des lunes martiennes et d'autres lieux éloignés de la Terre. Ces différents objectifs serviraient de "tremplins" à une mission ultérieure vers Mars.

Les élus de Floride ont un autre souhait plus immédiat: des vols de navettes spatiales supplémentaires. Le sénateur George LeMieux, un républicain, a déclaré jeudi avoir été informé par le directeur du Centre spatial Kennedy qu'il y avait assez de pièces détachées pour assurer un ou deux vols supplémentaires de navettes. C'est ce que les responsables de la Floride veulent aujourd'hui, dit-il.

La navette Discovery effectue actuellement une mission de ravitaillement de l'ISS. Après son retour sur Terre, prévu lundi, il ne reste plus que trois vols de navette programmés. George W. Bush avait décidé en 2004 de la mise à la retraite des navettes pour financer le programme Constellation, qui a été annulé en février, M. Obama jugeant qu'il n'était pas soutenable et était sous-financé.

Mais pour Armstrong, Lovell et Cernan, la mort de Constellation est aussi celle de l'ensemble du programme spatial habité américain. "L'Amérique doit décider si elle veut rester un leader dans l'espace", ont écrit les trois anciens astronautes dans une lettre adressée aux médias.

L'administration Obama a toutefois reçu le soutien de Buzz Aldrin, coéquipier d'Armstrong dans la célèbre mission Apollo 11, qui a déclaré dans un communiqué: "les mesures que nous prendrons en suivant la direction du président mettront la NASA et d'autres agences spatiales en meilleure position pour envoyer à terme des humains vers Mars et vers d'autres destinations passionnantes le plus rapidement possible."

Mardi, l'administration Obama a annoncé qu'elle sauverait le projet de capsule spatiale Orion, qui faisait partie du programme Constellation. Mais au lieu d'emmener des astronautes vers la lune, la future capsule sera amarrée à l'ISS pour servir de véhicule de secours.

M. Obama est le premier président américain en exercice depuis 12 ans à visiter le Centre spatial Kennedy. Il devait y rester quelques heures. AP

http://www.nasa.gov/

Source: nouvelobs.com

mercredi 14 avril 2010

L’US Air Force et le projet X-37

L'US Air Force lancera dans l'espace, d'ici quelques jours, le vaisseau spatial X-37, l'aboutissement d'un projet soumis à de nombreux soubresauts depuis ses débuts en 1999 sous l'instigation de la Nasa et de la compagnie Boeing.

Lorsque la Nasa y renonça en 2004 pour se consacrer au projet Constellation et à son vaisseau Orion (abandonné lui aussi en cette année 2010), l'US Air Force décida en 2006 de se l'approprier pour en faire un projet strictement militaire.


Depuis, tout en reconnaissant l’existence du projet X-37 et discutant ouvertement de la conception de ce véhicule spatial, les militaires ou les fonctionnaires gouvernementaux ne donnent que des réponses vagues sur sa finalité. Pourtant le X-37 va décoller d'ici quelques jours de Cap Canaveral pour son premier vol d'essai dans l'espace.

Quelle utilité l'US Air Force a t'elle prévue pour cet engin spatial ? S'agissant d'un secret défense, on n'en est réduit qu'à des suppositions. Il pourrait être utilisé dans la lutte contre des satellites hostiles mais aussi pour transporter ou récupérer des satellites dans l’espace. Il pourrait aussi servir d'engin de reconnaissance au dessus des théâtres d'opérations de guerre ou de sites stratégiques ennemis.

Le seul bémol viendrait du fait que les lancements depuis Cap Canaveral obligeraient à se contenter d'orbite de faible inclinaison, limitant ainsi la couverture géographique pour ce type de mission.

Le projet X-37 ressemble fortement à sa grande sœur la navette spatiale, mais elle est beaucoup plus petite qu'elle, avec un quart de sa taille. Le principal changement par rapport à la navette spatiale vient de son système de lancement.

Contrairement à elle, le X-37 est déposé tout en haut d’une fusée Atlas V et, pour assurer l'aérodynamisme pendant la phase de lancement, le X-37 est entouré d’une coiffe de 5 mètres de diamètre.

Ce projet, dont le déroulement s'est révélé particulièrement chaotique, devait aboutir à un premier lancement dans l’espace en 2008. Il aura fallu finalement attendre le 19 avril prochain, entre 16h49 et 21h12, pour assister à son baptême du feu depuis Cap Canaveral. L'essai se terminera quelques semaines ou mois plus tard par un atterrissage sur la base de Vandenberg en Californie.

Pour Gary Payton, le sous-secrétaire de l'US Air Force pour les programmes spatiaux : "Quoi qu’on dise, nous avons rarement eu la possibilité de ramener sur terre des charges utiles et des expériences faites dans l’espace et, ainsi, de vérifier comment ses expériences se sont déroulés en orbite. C'est une chose nouvelle pour nous."

Bien que la Nasa n’ait plus aucun rôle officiel dans ce projet, le vol d’essai sera une occasion d’étudier comment un petit vaisseau spatial se comporte lors de la rentrée atmosphérique.

Selon Daniel Dumbacher, ancien chef de projet sur le X-37 au Marshall Space Flight Center à Huntsville, Alabama : "Nous restons liés à l'armée de l'air concernant le système de protection thermique, ainsi que sur le guidage, la navigation autonome, la réinsertion (dans l’atmosphère) et pour l'atterrissage".

"Nous restons en contact avec eux dans le but de partager les données, mais seulement dans le cadre de cet objectif."

Dumbacher ajoute : "La principale raison pour laquelle le X-37 est une nécessité était de disposer d'un démonstrateur pour les systèmes de protection thermique et les systèmes de réinsertion atmosphérique. Nous pouvons faire des tests en simulateur et d'autres choses au sol, mais vous n'obtiendrez jamais le bon environnement jusqu'à ce que vous voliez réellement lors d’un retour depuis l'orbite. La raison pour laquelle la NASA a accompagné le projet X-37 était dû à l’aspect technologique et la démonstration entourant le Système de Protection Thermique."

Cette mission permettra de réaliser un saut technologique important, car il s’agira de la première tentative de rentrée atmosphérique et d'atterrissage autonome dans l'histoire du programme spatial américain. La navette soviétique Bourane a déjà accompli cet exploit lors de son seul vol d’essai automatique en 1988.

Le porte-parole de l'US Air Force refuse de spécifier les paramètres orbitaux de cette mission. Gary Payton annonce que les plans pour de futures missions du X-37 sont déjà dans les tuyaux pour 2011, mais le destin de ces futurs lancements est lié aux résultats de la mission inaugurale :

"Nous attendrons que ce premier vol soit terminée avant de décider de la taille et du potentiel d'une éventuelle flotte de X-37. Si ce premier lancement est un succès, je serais ravi de voir se multiplier les X-37, et enchanté à l'idée que nous puissions avoir des capacités de Réponse Opérationnelle dans l'Espace."

"Nous pourrions avoir un X-37 prêt en permanence à Vandenberg ou au Cap Canaveral et, moyennant un délai relativement court selon les exigences du Bureau des Armées, nous pourrions placer une charge spécifique dans la soute, le lancer sur une fusée Atlas ou Delta, rester ensuite en orbite le temps nécessaire pour faire le boulot demandé par le Commandement du Bureau des Armées et enfin revenir à la maison. Et pour le vol suivant, nous pourrions avoir une autre charge utile en soute, éventuellement sous un Commandement différent."

Payton a déclaré que le principal objectif de ce vol était une démonstration technique sur la conception de ce vaisseau spatial, afin de voir s'il peut remplir son rôle de véhicule expérimental.

Même si ses caractéristiques et ses capacités de vols ressemblent fortement à la navette, technologiquement le X-37 est très différent.

Au lieu d’utiliser des piles à combustible, le X-37 déploiera des panneaux photovoltaïques pour produire de l'électricité en orbite. De plus il utilisera des commandes de vols électromécaniques plutôt qu'hydrauliques.

De même les panneaux photovoltaïques fournissant une énergie illimitée, cela permettra au X-37 de rester plus longtemps dans l’espace, jusqu'à 270 jours, beaucoup plus que les quelques jours d'autonomie de la navette spatiale.

D'autres technologies innovantes, que ce soit dans le guidage avancé, la navigation et le contrôle, les systèmes de protection thermique, l'avionique, les structures et joints résistant à de hautes températures et la conformité des isolants réutilisables, ont été développées selon un cahier des charges établi par l'US Air Force.

Rendez-vous le 19 avril pour le premier vol de ce nouvel engin spatial.

Source: ovnis-usa.com