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lundi 6 septembre 2010

Apophis un astéroïdes de 27 millions de tonnes pourrait frapper notre planète en 2036

D'après le célèbre astronome russe de Saint-Pétersbourg Andreï Filkenstein, si les Terriens jouent de malchance, Apophis, un astéroïde de 390 mètres volant en direction de la Terre, frappera notre planète en 2036.

La chance consiste ici en ce que ce funeste corps céleste, déjà surnommé le "terroriste de l'espace", devrait manquer la Terre, à en juger par sa trajectoire actuelle, même s'il se trouvera en 2029 à seulement 40.000 km de la planète bleue, une distance qu'atteint, par exemple, l'orbite de certains satellites de communication.

Dans le cas présent, espérer un coup de chance et tenter de lire l'avenir en effeuillant les pétales d'une marguerite est loin d'être le meilleur moyen d'éviter une catastrophe, qui aura certainement une envergure planétaire si un corps céleste de dimensions importantes vient à entrer en collision avec la Terre. Dans ce cas, le climat serait probablement bouleversé sur toute sa surface. Si le point d'impact se trouve dans l'océan, cela provoquera de gigantesques tsunamis, et des milliards de tonnes de vapeur d'eau empêcheront pendant longtemps les rayons du soleil de parvenir jusqu'à nous. En d'autres termes, cela nous promet tout simplement la fin du monde.

Malheureusement, la protection de notre planète contre les possibles chutes de météorites et autres corps célestes incontrôlés en est encore au stade des études scientifiques et des propositions, qu'il va falloir transformer en un système mondial efficace de défense anti-astéroïdes.

Quant aux éventuels moyens de lutte contre Apophis, Filkenstein a notamment évoqué la possibilité de modifier l'orbite de l'astéroïde à l'aide de ce que l'on appelle un "tracteur gravitationnel". En d'autres termes, on pourrait essayer de changer la trajectoire du corps céleste en le "poussant" à l'aide d'un appareil spatial automatique.

On pourrait, bien sûr, "briser" l'astéroïde à l'aide de charges nucléaires. Cependant, ce moyen, facile à mettre en place sur le plan technique, se heurte à des considérations politiques: il existe une interdiction de placer des charges nucléaires sur l'orbite circumterrestre.

Néanmoins, dès aujourd'hui en Russie, on prend des mesures concrètes en vue de perfectionner le système de surveillance des corps célestes dangereux. En collaboration avec le ministère de la Défense et l'Académie des sciences, Roskosmos a entamé le développement d'un programme anti-astéroïdes. A la première étape, il est prévu d'installer un radar spécifique sur un télescope de 70 mètres construit à Oussouriïsk (Extrême-Orient russe). Ce radar fixera les signaux émis par les corps célestes naturels.

Chez NPO Lavotchkine, on prépare pour 2012-2014 un programme spatial ciblé appelé à rassembler un maximum d'informations sur Apophis. En outre, il est prévu d'effectuer un certain nombre d'expérimentations sur l'éventuelle modification de l'orbite de cet astéroïde en exerçant sur lui une influence énergétique prolongée. Dans ce but, un appareil spatial automatique est en cours de conception, et différentes variantes de vol sont envisagées.

Si le programme "anti-Apophis" est mené à bien, les scientifiques du monde entier pourront sensiblement augmenter la précision du suivi de l'astéroïde, établir de façon plus précise la menace qu'il représente et évaluer les possibilités de dévier ce corps céleste d'une éventuelle trajectoire fatale.

Selon la base de données internationale sur l'évolution des orbites des corps célestes, 6 grands astéroïdes devraient menacer la Terre au cours des 120 prochaines années. Cependant, seuls trois pays mènent aujourd'hui des recherches permanentes sur les objets de grandes dimensions qui évoluent dans le système solaire: il s'agit de la Russie, du Japon et des Etats-Unis.

Selon toute vraisemblance, une coopération fructueuse pourrait se développer avec les Américains en matière de mise en place d'une défense spatiale anti-astéroïdes. Cela intéresserait certainement les Etats-Unis.

A la mi-juin, lors de l'examen du budget de la NASA pour l'année prochaine, la Chambre des représentants du Congrès a obligé l'agence américaine à coopérer, entre autres, avec la Russie dans la lutte contre la menace des astéroïdes.

Les Américains ont considéré à juste titre qu'un corps comme Apophis représentait une menace pour l'humanité toute entière, et que si quelque chose venait à se produire, les conséquences concerneraient tout le monde. Ainsi, comme l'a affirmé le congressman républicain Dana Rohrabacher, à l'initiative duquel la disposition sur la coopération internationale en matière d'astéroïdes a été ajoutée au projet de loi sur le budget de la NASA en tant qu'amendement isolé, la responsabilité de la résolution de ce problème ne doit pas reposer exclusivement sur les Etats-Unis.

[caption id="attachment_6452" align="alignleft" width="160" caption="RT-70 Radio Astronomical Telescope"][/caption]

Comme nous pouvons le voir, la Russie n'a, en tous les cas, aucune intention de laisser de côté le problème des astéroïdes. Quant à parler d'une possible coopération pratique russo-américaine en la matière, elle pourrait y apporter une importante contribution avec le système de radiotélescope RT-70. Les installations basées en Extrême-Orient et en Crimée, si une décision était prise en ce sens, pourraient compléter efficacement les moyens américains correspondants installés à Porto Rico et en Californie.

A elles-deux, les deux grandes puissances spatiales mondiales seraient probablement capables d'expédier loin des frontières terriennes tout hôte indésirable du genre d'Apophis.

Les opinions exprimées dans cet article sont laissées à la stricte responsabilité de l'auteur.

Source: fr.rian.ru

samedi 6 mars 2010

C’est un astéroïde qui a décimé les dinosaures


On va enfin pouvoir lever un point d’interrogation dans nos livres d’histoire-géo. A la question controversée « Comment les dinosaures ont-ils disparu de la surface de la Terre ? », un panel international de 41 chercheurs vient d’apporter une réponse définitive. Après avoir étudié vingt ans de données sur ce qui a causé l’extinction du crétacé-tertiaire, ils en concluent que le coupable est venu de l’espace.




Un gigantesque astéroïde, d’environ 15 km de large, a éradiqué il y a soixante-cinq millions d’années les créatures vivant à la surface du globe. Cet énorme caillou s’est abattu sur Chicxulub, dans la province actuelle du Yucatan au Mexique. « L’astéroïde aurait frappé la Terre avec une puissance un milliard de fois plus élevée que la bombe atomique d’Hiroshima », affirment les chercheurs dans le journal « Science ». Selon les scientifiques, l’astéroïde aurait charrié « des matériaux à grande vitesse dans l’atmosphère, déclenchant une réaction en chaîne qui a provoqué un refroidissement, éradiquant une grande partie de la vie sur Terre en l’espace de quelques jours ».

D’autres scientifiques avançaient depuis quelques années une autre explication : les dinosaures et d’autres espèces, comme certains grands reptiles marins, auraient disparu à la suite d’une série d’éruptions volcaniques qui ont sévi pendant 1,5 million d’années dans l’Inde actuelle. « Il y aura toujours des polémiques autour de ce sujet mais la thèse de l’astéroïde, lancée sans beaucoup d’arguments dans les années 1980, est aujourd’hui l’hypothèse la plus probable, admet Jean Le Loeuff, docteur en paléontologie et directeur du musée des Dinosaures à Espéraza, dans l’Aude. On a clairement identifié le cratère mexicain, trouvé des poussières de cette météorite dans les couches géologiques de la Terre, et les sondages ont montré qu’elle s’était abattue exactement au moment où les dinosaures ont disparu. » Coauteur de l’étude, Joanna Morgan estime que l’impact de la météorite a provoqué « des incendies à grande échelle, des séismes d’une magnitude supérieure à dix sur l’échelle de Richter et des coulées de boue provoquant des tsunamis ». Selon un autre chercheur, de l’Imperial College de Londres, l’astéroïde a explosé en créant un mélange de roche brûlante et de gaz, qui aurait « carbonisé toute créature vivante dans les environs immédiats ».

Cet événement a constitué un tournant majeur dans l’histoire de l’humanité, car il a permis aux mammifères, et donc à l’homme, de devenir l’espèce dominante sur Terre. « Si cet astéroïde avait manqué sa cible, note Jean Le Loeuff, nous ne serions sans doute pas là pour en parler. »

Source: leparisien.fr

samedi 20 février 2010

Astéroïdes: la Terre "est un Titanic spatial"



La Terre "est un Titanic spatial qui peut se heurter à un iceberg spatial - un noyau de glace d'une comète - ou à un rocher spatial - un astéroïde - à tout moment", "nous savons les conséquences d'une telle collision, mais à la différence du Titanic, nous n'avons pas de canots de sauvetage", a noté M.Zaïtsev, lors de la 47e session d'une sous-commission du Comité des Nations Unies des utilisations pacifiques de l'espace extra-atmosphérique.

Le système de protection de la Terre contre les astéroïdes être créé d'ici cinq ans, à son avis. Il permettra de détecter les grands astéroïdes quelques années ou décennies avant qu'ils atteignent la Terre. Les petits astéroïdes d'une taille de plusieurs dizaines de mètres, qui représentent 99,5% des objets spatiaux évoluant près de notre planète, seront détectés à l'approche de la Terre. Le bouclier doit être capable d'écarter la menace de collision en quelques jours suivant l'apparition d'un astéroïde menaçant.

La création du bouclier anti-astéroïdes coûtera entre trois et cinq milliards de dollars, soit quatre à sept fois de moins que le programme américain Apollo, selon M.Zaïtsev.

Le nouveau bouclier doit comprendre un service international de contrôle terrestre, deux services de contrôle et d'interception - en Eurasie et en Amérique, deux Centres régionaux de défense planétaire et au moins sept satellites d'observation et d'interception. "Les satellites doivent être conçus conjointement par les agences spatiales russe, américaine, européenne, chinoise, japonaise, indiennes et autres. Cela permettra de créer des petits satellites d'un poids de 100 kg", de l'avis du chercheur.

Toutefois, il faut commencer par signer des accords internationaux réglementant l'utilisation du nouveau système pour prévenir la mise en place d'armes spatiales permettant d'attaquer des cibles terrestres au moyen d'astéroïdes, a conclu le chercheur.

Source: Rianovosti

mardi 16 février 2010

Un OVNI chez les astéroïdes

Le télescope Hubble a fourni les images d’un curieux objet croisant dans la ceinture principale d’astéroïdes, à 140 millions de kilomètres de la Terre. Ses allures de comète sont trompeuses : il s’agirait en fait du reliquat d’une collision frontale entre deux astéroïdes, selon les chercheurs de la Nasa qui commentent ces images.


Appelé P/2010 A2, l’objet a d’abord été repéré par un programme américain de recensement d’astéroïdes (LINEAR) le 6 janvier, puis observé par Hubble les 25 et 29 janvier. Le noyau, qui mesurerait 140 mètres de diamètre, est situé en dehors de la trainée de poussières et de débris. Cette ‘queue’ serait le résultat d’un impact entre astéroïdes, sachant que leurs collisions se produisent à la vitesse moyenne de 5 kilomètres par seconde, précise le communiqué de la Nasa.