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mardi 2 novembre 2010

La puissance de destruction d'Apophis' surpasse tous les arsenaux nucléaires de la terre



La probabilité que Apophis rentre en collision avec la planète Terre est extrêmement faible. Si cela arrive, cependant, l'astéroïde va détruire un territoire dont la taille est semblable à un pays européen. L'impact sera comparable à l'explosion de toutes les armes nucléaires que l'humanité a pour le moment.

Boris Shustov, le directeur de l'Institut d'Astronomie de l'Académie des Sciences de Russie, a déclaré à Interfax que la collision avec un si grand corps céleste comme Apophis aurait un effet global.

"Un corps céleste d'un ou deux km de long aurait des conséquences mondiales, si elle percuté la Terre, le point d'impact n'aurait pas beaucoup d'importance, dans l'océan ou sur terre. Les conséquences seront mondiales la longueur d'Apophis est de 350 mètres, La zone d'impact d'un tel astéroïde serait comparable a un territoire d'un pays européen ", a déclaré  Shustov en conférence de presse à Roskosmos.

«Le pouvoir destructeur de l'impact serait comparable aux conséquences d'une explosion nucléaire, mais sans rayonnement. L'Astéroïde Apophis transporte l'énergie, la puissance destructrice de ce qui dépasse la puissance de tous les arsenaux nucléaires sur Terre en équivalent TNT", a déclaré le scientifique .

"Nous ne pouvons pas dire aujourd'hui où exactement l'astéroïde frappera la planète. Nous ne pouvons parler que d'une éventuelle zone de l'impact», a déclaré Shustov.

Apophis a provoqué une brève période d'intérêt en Décembre 2004, car les premières observations indiquent une faible probabilité (2,7%) qu'il devait frapper la Terre en 2029.

(99942) Apophis (nom provisoire 2004 MN4) est un astéroïde géocroiseur qui fut découvert en juin 2004. Mesurant 270 mètres de longueur, constitué de fer et d'une masse d'environ 27 millions de tonnes, il suit une orbite proche de celle de la Terre qu'il croise deux fois (à une vitesse relative d'environ 5 km/s soit 18 000 km/h) à chacune de ses révolutions.

Les premières observations de l'astéroïde tendaient à donner une probabilité non négligeable d'une collision avec la Terre le vendredi 13 avril 2029. L'astéroïde avait alors été classé au niveau 4 sur l'échelle de Turin, ce qui fut un cas unique. Cependant, de nouvelles observations ont précisé davantage sa trajectoire et ont écarté la possibilité d'une collision avec la Terre ou la Lune pour 2029. En effet, l'astéroïde passera alors à 42 000 km de la Terre.

Fin juin 2006, la NASA évalue la probabilité de collision entre cet astéroïde et la Terre au cours des 100 années suivantes à approximativement 1/45 000, la date de collision la moins improbable se situant en 2036, également aux alentours du 13 avril.

En octobre 2009, la NASA a publié un communiqué dans lequel elle affirme qu'après avoir affiné ses calculs, elle n'évalue plus cette probabilité qu'à environ 1/250 000.

Apophis a battu le record du plus haut niveau sur l'échelle de Turin, étant, pour seulement une courte période, un niveau 4, avant qu'il ne soit abaissé. Son diamètre est d'environ 270 mètres .

Source: pravda.ru

lundi 6 septembre 2010

Apophis un astéroïdes de 27 millions de tonnes pourrait frapper notre planète en 2036

D'après le célèbre astronome russe de Saint-Pétersbourg Andreï Filkenstein, si les Terriens jouent de malchance, Apophis, un astéroïde de 390 mètres volant en direction de la Terre, frappera notre planète en 2036.

La chance consiste ici en ce que ce funeste corps céleste, déjà surnommé le "terroriste de l'espace", devrait manquer la Terre, à en juger par sa trajectoire actuelle, même s'il se trouvera en 2029 à seulement 40.000 km de la planète bleue, une distance qu'atteint, par exemple, l'orbite de certains satellites de communication.

Dans le cas présent, espérer un coup de chance et tenter de lire l'avenir en effeuillant les pétales d'une marguerite est loin d'être le meilleur moyen d'éviter une catastrophe, qui aura certainement une envergure planétaire si un corps céleste de dimensions importantes vient à entrer en collision avec la Terre. Dans ce cas, le climat serait probablement bouleversé sur toute sa surface. Si le point d'impact se trouve dans l'océan, cela provoquera de gigantesques tsunamis, et des milliards de tonnes de vapeur d'eau empêcheront pendant longtemps les rayons du soleil de parvenir jusqu'à nous. En d'autres termes, cela nous promet tout simplement la fin du monde.

Malheureusement, la protection de notre planète contre les possibles chutes de météorites et autres corps célestes incontrôlés en est encore au stade des études scientifiques et des propositions, qu'il va falloir transformer en un système mondial efficace de défense anti-astéroïdes.

Quant aux éventuels moyens de lutte contre Apophis, Filkenstein a notamment évoqué la possibilité de modifier l'orbite de l'astéroïde à l'aide de ce que l'on appelle un "tracteur gravitationnel". En d'autres termes, on pourrait essayer de changer la trajectoire du corps céleste en le "poussant" à l'aide d'un appareil spatial automatique.

On pourrait, bien sûr, "briser" l'astéroïde à l'aide de charges nucléaires. Cependant, ce moyen, facile à mettre en place sur le plan technique, se heurte à des considérations politiques: il existe une interdiction de placer des charges nucléaires sur l'orbite circumterrestre.

Néanmoins, dès aujourd'hui en Russie, on prend des mesures concrètes en vue de perfectionner le système de surveillance des corps célestes dangereux. En collaboration avec le ministère de la Défense et l'Académie des sciences, Roskosmos a entamé le développement d'un programme anti-astéroïdes. A la première étape, il est prévu d'installer un radar spécifique sur un télescope de 70 mètres construit à Oussouriïsk (Extrême-Orient russe). Ce radar fixera les signaux émis par les corps célestes naturels.

Chez NPO Lavotchkine, on prépare pour 2012-2014 un programme spatial ciblé appelé à rassembler un maximum d'informations sur Apophis. En outre, il est prévu d'effectuer un certain nombre d'expérimentations sur l'éventuelle modification de l'orbite de cet astéroïde en exerçant sur lui une influence énergétique prolongée. Dans ce but, un appareil spatial automatique est en cours de conception, et différentes variantes de vol sont envisagées.

Si le programme "anti-Apophis" est mené à bien, les scientifiques du monde entier pourront sensiblement augmenter la précision du suivi de l'astéroïde, établir de façon plus précise la menace qu'il représente et évaluer les possibilités de dévier ce corps céleste d'une éventuelle trajectoire fatale.

Selon la base de données internationale sur l'évolution des orbites des corps célestes, 6 grands astéroïdes devraient menacer la Terre au cours des 120 prochaines années. Cependant, seuls trois pays mènent aujourd'hui des recherches permanentes sur les objets de grandes dimensions qui évoluent dans le système solaire: il s'agit de la Russie, du Japon et des Etats-Unis.

Selon toute vraisemblance, une coopération fructueuse pourrait se développer avec les Américains en matière de mise en place d'une défense spatiale anti-astéroïdes. Cela intéresserait certainement les Etats-Unis.

A la mi-juin, lors de l'examen du budget de la NASA pour l'année prochaine, la Chambre des représentants du Congrès a obligé l'agence américaine à coopérer, entre autres, avec la Russie dans la lutte contre la menace des astéroïdes.

Les Américains ont considéré à juste titre qu'un corps comme Apophis représentait une menace pour l'humanité toute entière, et que si quelque chose venait à se produire, les conséquences concerneraient tout le monde. Ainsi, comme l'a affirmé le congressman républicain Dana Rohrabacher, à l'initiative duquel la disposition sur la coopération internationale en matière d'astéroïdes a été ajoutée au projet de loi sur le budget de la NASA en tant qu'amendement isolé, la responsabilité de la résolution de ce problème ne doit pas reposer exclusivement sur les Etats-Unis.

[caption id="attachment_6452" align="alignleft" width="160" caption="RT-70 Radio Astronomical Telescope"][/caption]

Comme nous pouvons le voir, la Russie n'a, en tous les cas, aucune intention de laisser de côté le problème des astéroïdes. Quant à parler d'une possible coopération pratique russo-américaine en la matière, elle pourrait y apporter une importante contribution avec le système de radiotélescope RT-70. Les installations basées en Extrême-Orient et en Crimée, si une décision était prise en ce sens, pourraient compléter efficacement les moyens américains correspondants installés à Porto Rico et en Californie.

A elles-deux, les deux grandes puissances spatiales mondiales seraient probablement capables d'expédier loin des frontières terriennes tout hôte indésirable du genre d'Apophis.

Les opinions exprimées dans cet article sont laissées à la stricte responsabilité de l'auteur.

Source: fr.rian.ru