dimanche 28 mars 2010

L’Art de la Guerre Hyper Dimensionnelle

A travers ce texte, Montalk, un jeune américain de 24 ans, très perspicace, indique quelques tactiques pour faire face à ces forces qui vivent sur un plan supérieur de la réalité et que l’on doit pourtant combattre car elles sont les terribles gardiennes de la « Matrice ».

Voici un résumé de ce que j’ai appris de mes rencontres avec les démons intérieurs et extérieurs. Que cela vous donne matière à réfléchir, mais gardez-vous de prendre mes paroles aux pieds de la lettre : adaptez-les à vos propres expériences.

Tout d’abord, comprenez bien que vous ne vivez que ce que vous avez besoin de vivre, et que cela a été choisi par vous-même à un autre niveau de votre être. Vous êtes responsables de tout ce qui vous arrive, que vous l’ayez créé ou simplement permis. Chaque attaque sert à vous enseigner quelque chose, et votre attitude vis-à-vis de ces attaques détermine la facilité avec laquelle vous dépassez ces épreuves.

De plus, ayez bien conscience que, d’un point de vue absolu, la Matrice permet d’accélérer votre évolution et que, bien que ses agents vous voient comme leur ennemi, vous pouvez les utiliser comme des professeurs. Vous n’avez pas besoin d’aller les chercher car ils se mettront sur votre chemin. Et surtout, gardez en tête qu’on ne vous présentera jamais des épreuves que vous n’êtes pas capables de réussir.

Cela dit, la probabilité d’une attaque dépend de deux facteurs :

a) leur désir d’attaquer – l’attention que vous attirez
b) leur capacité d’attaquer – les faiblesses de vos défenses.

Avoir de bonnes défenses et devenir une proie moins attractive réduit la probabilité d’être attaqué.

Pour avoir de bonnes défenses


Être conscient de ses faiblesses intérieures et les observer de près – défauts de l’ego,déclencheurs d’émotions, manque de connaissances ou fausses suppositions, ressentiments et envies, dépendance émotionnelle envers une source d’autorité, etc.

Être conscient de ses faiblesses extérieures et les observer de près – personnes qui dépendent de vous ou dont vous dépendez, et qui peuvent devenir les instruments d’une attaque ; aspects de vos finances qui peuvent être sabotés, déclenchant une cascade de problèmes ; faiblesses au niveau de votre santé qui peuvent vous affaiblir au cours d’une attaque ; problèmes mécaniques comme un accident de voiture… et si tout cela ne marche pas, alors les personnes qui comptent pour vous seront attaquées dans les mêmes domaines.

Être résolu et sage dans ses décisions – ils attaquent surtout pour biaiser les décisions que vous n’avez pas encore prises ou pour renforcer les mauvaises décisions que vous avez déjà prises. Cela est dû à la Loi du libre-arbitre : ils laissent leur cible se jeter volontairement dans leur piège. Ainsi, avant de faire le juste choix, vous serez attaqués pour être empêché de le faire. Mais une fois le choix fait, puisque toute attaque additionnelle ne pourrait que confirmer que vous avez fait le bon choix, ils arrêtent immédiatement.
Si vous êtes hésitant ou conservateur dans votre prise de décision, peut-être par peur de faire des erreurs ou d’être définitif, vous serez particulièrement attaqué car vous serez comme sur le bord d’une barrière et c’est là qu’on peut vous faire tomber le plus aisément. Ils attaquent le lien le plus faible à son moment le plus critique.
Il est préférable de prendre une décision ferme et de se tromper (puisque les résultats vous montreront votre erreur et vous pourrez la rectifier), plutôt que craindre constamment d’avoir tort, ce qui introduit de l’incertitude dans toutes vos actions et vous rend totalement indiscipliné dans votre avancée.

Pour devenir une proie moins attractive


Arrêter tout ce qui fait de vous une menace pour la Matrice n’est évidemment pas une option, vu que cela défait le but même de votre existence. Tout pas vers votre indépendance et celle des autres va naturellement diriger les projecteurs de la prison sur votre personne. Pour réduire les attaques, ne fuyez pas le projecteur en revenant à votre ancienne personnalité, mais avancez plutôt avec une défense toujours plus solide.

Avoir le désir d’apprendre de toutes vos expériences – Si vous êtes ouverts, plus ils attaqueront, plus vous deviendrez sages. Ils prennent un risque chaque fois qu’ils attaquent – soit ils gagnent et vous vous affaiblissez, soit ils perdent et vous devenez plus forts. C’est votre choix.

Garder une fréquence émotionnelle positive – Si vous êtes facilement anxieux ou craintif, vous devenez une machine à réaction, une personne si sensible qu’il suffit de lui faire « Bouh! » pour qu’elle déverse toute son énergie émotionnelle. Non seule-ment ils se régaleront de votre force vitale, mais ils pourront pénétrer plus aisément dans votre microcosme la prochaine fois. Vous pouvez ainsi devenir une marionnette qu’ils contrôlent facilement, et ils n’hésiteront pas à utiliser vos réactions à leur avantage.
Bien que ces entités puissent voir au-delà du temps linéaire et analyser nos futurs probables, leur perception est limitée à cause du spectre étroit de leur âme. Ainsi ils ne peuvent prédire que ce qui réside dans leur propre sphère de choix.
Si vous êtes d’humeur négative, votre futur probable se trouve dans cette sphère ou, dit autrement, vous êtes en résonance avec ce secteur de la réalité hyperdimensionelle qui est leur territoire. Donc, garder votre fréquence émotionnelle à un certain niveau ne veut pas dire que vous bloquez la vérité (car, si vous le choisissez, vous pouvez gagner des connaissances tout en restant positif), mais il s’agit plutôt d’une tactique nécessaire lorsqu’on est engagé dans la guerre hyperdimensionelle. C’est une manière de parfaire votre armure et votre camouflage métaphysique.

Quelques conseils généraux


Une attaque peut réussir de plusieurs manières – En repousser une ne veut pas dire qu’on les a toutes parées et, dans ce cas, vous pouvez être votre pire ennemi. Lorsqu’ils utilisent un agent pour vous saboter ou vous harasser, ils peuvent gagner, soit en sabotant directement vos efforts, soit en vous laissant vous saborder vous même par une réaction exagérée ou paranoïaque. Dans de telles situations, vous avez deux ennemis : eux et vous-même. « Connais-toi, connais-les, et tu ne succomberas jamais » – c’est le conseil que donne Sun Tzu dans son traité sur l’Art de la Guerre.

Vous avez plus de pouvoir que ce qu’ils veulent vous faire croire – Ils ont introduit d’innombrables mensonges au moyen des religions, de la philosophie, de la politique, de la culture, tous conçus pour vous désarmer en créant en vous un manque de foi en ce que vous pouvez accomplir. C’est cette attitude de laisser-faire qui permet aux prédateurs de courir les rues : ce n’est pas parce qu’ils sont particulièrement puissants, mais parce que les gens se rendent faibles en n’osant pas s’affirmer. Cela vaut toujours la peine d’essayer, car au moins, on teste ses limites plutôt que de les imaginer.

Vous les vaincrez rarement dans l’obscurité – C’est là leur territoire et il existe des milliers de directions depuis lesquelles ils peuvent vous attaquer. Ces êtres n’hésitent pas à faire des coups bas, à exploiter la moindre faille, car pour eux la fin justifie les moyens. Mais si vous les attirez dans la lumière rendant ainsi leurs tactiques visibles, ils s’enfuient ou deviennent fou, révélant à tous leur véritable nature.

Surveillez votre dépense d’énergie émotionnelle – Les émotions ouvrent des portes vers d’autres mondes. Normalement, elles vous aident à élargir votre champ d’action et ainsi à pénétrer dans des niveaux supérieurs d’expériences. Cependant vos émotions négatives ou vos pensées mal dirigées peuvent également être utilisées par des forces occultes pour pénétrer dans votre microcosme. Bien que les émotions négatives soient parfois utiles pour vous avertir d’un danger, évitez de vous y complaire au-delà de leur fonction initiale d’alarme.

Faites usage de votre intuition – Prêtez attention à cette petite voix qui, dans le passé, vous a toujours mis en garde des dangers et des mauvais choix : c’est votre Soi qui tente de communiquer à travers votre subconscient. Si rien n’entre en contradiction avec cette intuition, vous ferez bien de la prendre au sérieux. L’intuition et la logique sont vos outils les plus sûrs.

Faites appel aux « puissances supérieures » – L’aide que vous recevrez sera sous forme de connaissance ou de force, et occasionnellement d’une mise à l’écart de votre adversaire si vous êtes vraiment trop désavantagé au combat. Elles ne peuvent pas toujours vous aider directement, mais elles peuvent vous aider à vous aider vous même d’une manière dont vous n’êtes pas forcément conscient au début. Dans l’incarnation, vous êtes très limité, mais vous pouvez vous mettre en ligne avec des puissances qui ont bien plus de force que ce que vous pourrez générer par votre stratégie et vos efforts personnels. Ayez de la gratitude pour leur assistance.

Vous ne pouvez gagner en saisissant les choix que vous donnent vos adversaires – Ayez toujours un œil sur la troisième option, la manière de dépasser, contourner les règles qu’ils essaient de vous imposer. Le meilleur moyen de gagner un jeu, c’est de ne plus suivre ses règles. Leurs jeux sont élaborés selon ce qu’ils savent de vos réactions. Alors, changez vos méthodes selon la situation. En réajustant vos manières d’agir, vous êtes toujours en avance. Mais, plus généralement, il vaut mieux ne pas entrer dans leur jeu et rester sur votre terrain.

Source: montalk.net

Leurs visages était blanc... et ils avaient du rouge à lèvre

C'est Gérard Deforge qui a exposé, dans le numéro 370 de Lumières dans la Nuit, l'aventure vécue par un grand-père et ses trois petits enfants, en Touraine, par un beau jour d'été, dans la seconde moitié des années 90.

Ce monsieur se trouvait dans sa maison, lorsque ses trois petits enfants, qui jouaient près de la haie jouxtant la porte d'entrée, vinrent l'alerter : quelqu'un, qu'ils ne connaissaient pas, dans la rue, les appelaient par leurs prénoms, et avaient même appelé le chien par son nom! Le grand-père constata que son berger allemand, habituellement paisible, était très nerveux. Ils sortit aussitôt, traversa la cour, ouvrit le portail et le referma derrière lui. Voici ce qu'il a raconté à Gérard Deforge (qui a rencontré toutes les personnes concernées par cette affaire, à la seule exception de l'enfant le plus jeune, chez qui il n'était pas souhaitable de raviver des souvenirs de nature à le perturber) :

"Je me suis trouvé face à deux hommes habillés tout en noir, avec un costume impeccable. Il me firent penser à des employés des Pompes funèbres, cherchant la maison et la famille d'une personne décédée. Ils étaient tous les deux d'aspect parfaitement identique, très grand : environ deux mètres. Je fus surpris par plusieurs choses : tout d'abord leur visage, d'un teint cadavérique, blanc avec des zones bleutées. Les cheveux étaient noirs, ainsi que les yeux, extrêmement perçants. Les sourcils étaient dessinés, ainsi que les lèvres rouges, mais le tout maladroitement.

Quand ils s'exprimèrent, il me sembla que la voix, une voix monocorde, une voix sans timbre, venait de la poitrine, et non pas de la gorge. Cette voix avait néanmoins des intonations douces, elle semblait vouloir me mettre en confiance...

Il m'appelèrent directement par mon nom et, après m'avoir salué (ils étaient d'une grand politesse), ils me rappelèrent tout de go que :

"Cela ne fait pas longtemps que vous habitez ici... vous n'avez rien remarqué d'anormal, dans votre maison, autours de vous?"

- "Non, tout va bien."

Alors qu'ils commençaient ainsi à me parler, je remarquai, en face de mon portail, une grosse berline d'aspect américain, noire, avec conduite à gauche. Les vitres étaient teintées. Néanmoins, par les vitres à demi baissées, je pus voir un troisième homme, assis à l'arrière, ainsi qu'un chauffeur, qui regardait dans ma direction.

Les questions continuèrent. Je leur demandai : "Qui êtes-vous?"

Réponse : "Ne vous inquiétez pas, on ne vous veut pas de mal. Êtes-vous en bonne santé? N'y a-t-il pas eu d'épidémies ici, pendant l'hiver?".

La présence de ces individus avec qui je n'avais rien à voir m'exaspéra, et je les congédiai assez rudement, sans autre commentaire, rentrant dans ma cour et refermant mon portail, je les entendis s'excuser, très poliment, du dérangement. J'eus aussi le temps d'observer qu'en repartant vers la voiture, leur démarche était d'une raideur extrême, inhabituelle. Au moment de refermer le portail, je notai une lueur très hostile dans le regard du conducteur.

Ils viennent toujours quand il fait très beau. En fait, depuis ce moment là, ils viennent une fois par an, à la même époque*. Ils sonnent. Je sors pour voir qui est là. La voiture est la même, à l'arrêt, même sens de circulation. Ils ne descendent pas. Dès qu'ils me voient, la voiture repart doucement, le bruit du moteur est quasiment inaudible. Moi, bien entendu, je referme immédiatement le portail."

Le 17 mai 2003, l'ainé des petits enfants de ce monsieur, alors agé de 17 ans, et son frère plus jeune de deux ans ont apporté quelques précisions qui viennent compléter utilement le portrait de ces MIB tourangeaux :

"Notre grand-père était dans la maison, nous jouions dehors, les long de la haie. Nous avons vu une limousine noire, arrêtée. Les vitres de la voiture étaient teintées. La glace du conducteur était baissée, et ils regardaient bizarrement dans notre direction, ils avaient tous un chapeau. Ils étaient contre la haie. Ils se sont adressés à nous. Les yeux étaient sans expressions. Leur visage était blanc. Ils avaient du rouge à lèvres. Ils me demandèrent si mes parents étaient là. L'un d'eux voulu me serrer la main, et cela me fit une impression très forte. Mais notre chien, Rex, vint immédiatement s'interposer entre moi et la haie, m'empêchant ainsi de serrer la main à cette personne que n'arrivais pas à quitter des yeux. On était au mois d'août, il faisait très chaud."

Quatre points sont à signaler :

  1. Peu après avoir emménagé dans cette maison, le grand-père, regardant un jour par un vélux du premier étage, constata la présence, sur son terrain, d'une couronne de terre vierge de toute végétation. Elle pouvait avoir dix centimètres de large, et un diamètre de dix à douze mètres. Rien n'a poussé pendant cinq ans sur cette couronne de terre nue.

  2. A une date impossible à préciser, mais avant la première visite des MIB, un soir, les enfants (cette fois là, au nombre de cinq) jouaient dans le grenier, quand leur regard fut attiré par des lumières tournantes dans le ciel, qu'ils voyaient au travers d'un lanterneau. Ces lumières faisaient comme des taches jaunes, avec un fort dégradé sur les contours. Elles tournaient ensembles, mais en plus, chacune était animée d'un mouvement de rotation sur elle-même. D'un seul coup, tout s'est éloigné et a disparu**.

  3. Le grand-père a constaté des phénomènes difficilement explicables, depuis la manifestation des MIB. Il lui arrivait à diverses reprises d'être pris d'extraordinaires bouffées de chaleur, en pleine nuit. Cela le gène et gène son épouse. Il a un outre constaté un brunissement inexpliqué des lattes de son sommier, à sa place, ainsi qu'un brunissement localisé des ses pyjamas et de ses draps. A l'endroit de ces brunissements, le tissus est rapidement tombé en poussière.

  4. Il s'est également découvert certains talents de guérisseur. Il estime aussi être devenu plus sociable.


Il est facile, et presque amusant, de noter les éléments qui, dans la description, rappellent d'autres témoignages sur les MIB. Ce cas nous incite donc à tracer un tableau à double entrée pour tenter de voir, de façon synoptique, la distribution des diverses caractéristiques signalées par le témoin, sur l'ensemble des cas connus. Ce travail ne résout évidemment pas le problème, mais fournis une assez bonne vue d'ensemble du phénomène.

* Dans son compte-rendu, Gérard Deforge nota que ces personnages ne s'étaient pas manifestés au cours de l'été 2003.

** Cette description fait évidemment penser à l'impact sur les nuages des faisceaux d'un "sky tracker". Un détail rend néanmoins cette hypothèse peu probable : lorsque ces engins étaient à la mode (dans les années 90 surtout), ceux qui les exploitaient, notamment pour signaler des discothèques, ou des centres commerciaux, évitaient en général d'utiliser des filtres colorés, qui atténuaient trop l'intensité. L'impact des faisceaux sur une couche nuageuse, ou les faisceaux eux-même se découpant sur le fond sombre du ciel, étaient généralement d'un blanc légèrement bleuté, jamais jaunes.

Extrait du livre de Joël Mesnard : Men in Black, l'étrange affaire des hommes en noir et des OVNIs, edition Le Mercure Dauphinois, 2005

Source: ufofu.org

Salon de bronzage, dangers, risques et conséquences

En 2007, les émissions JE et la Facture nous présentent, preuve à l’appui, les risques reliés à l’utilisation des salons de bronzage.

On y apprend que plusieurs pays ont défendu et règlementé les salons de bronzage. L’Organisation mondiale de la Santé souligne qu’il n’est pas recommandé aux moins de 18 ans d’utiliser les équipements des salon de bronzage. 26% des utilisateurs ont eu des problèmes lors de leur passage dans un salon de bronzage. Un utilisateur des salons de bronzage sur 4 a eu des conséquences à se faire bronzer!

Québécor et les salons de bronzage


Malgré que ces informations aient été connu et scientifiquement documenté depuis plus de 3 ans, Québécor, dans son nouvel hebdomadaire L’Écho de la Rive-Nord, nous présente en page couverture Laurent Mattel, propriétaire des salons de bronzage Détente au Soleil Bronzage. Grande déclaration sans aucun fondement, Laurent Mattel affirme qu’il n’y a pas de preuve que les salons de bronzage peuvent occasionner des dangers pour les utilisateurs.

Cet article est cependant accompagné… d’une publicité d’un des salons de bronzage Détente au Soleil Bronzage! Gros manque d’éthique journalistique. Un semblant de contre-partie apparaît en page 3 avec un petit encadré de l’Association canadienne de dermatologie!

Merci à Valérie Borde de L’actualité d’avoir attiré notre attention sur cette incohérence et ce manque de sérieux de l’Écho de la Rive-Nord et de Québécor en ce qui concerne la Santé des citoyens.

Source: AFP

Les tremblements de terre se multiplient : seraient-ce des "implosions tectoniques" ?

Les tremblements de terre majeurs d’Haïti et du Pérou et un autre, plus petit, ce matin (le 16 mars) en Californie, interrogent les scientifiques. Sommes-nous devant des "implosions tectoniques" ?


Une nouvelle étude réalisée par le récemment créé Panel on Tectonic Implosion (IPTI) rapporte qu’il pourrait y avoir un lien entre le pétrole pompé de la Terre et l’augmentation du nombre de séismes que nous observons actuellement dans le monde.

Avez-vous déjà entendu la phrase "La Nature Hait le Vide" ? Eh bien, c’est vrai et c’est exactement ce qu’on fait lorsque les Compagnies pétrolières aspirent des milliards de barils de pétrole tous les jours. C’est comme aspirer l’intérieur d’un œuf, ne laissant que la coquille.

Comme vous pouvez le voir, le graphique ci-dessus montre qu’il y a un lien évident entre l’augmentation de la quantité de pétrole pompée et l’activité sismique. (...)

Un autre effet négatif est la réduction de "l’huile de graissage" naturelle dans les failles peu profondes. Lorsque le pétrole était dans la croute terrestre, il aidait les failles à glisser lentement les unes contre les autres, désormais la pression tectonique s’accumule jusqu’à ce qu’elle cède. Cela produit des séismes moins fréquents mais plus importants. C’est un vrai danger à certains endroits comme en Californie où l’activité sismique est normale mais où la récente augmentation du prix du pétrole a résulté en l’augmentation de l’extraction de pétrole. De même au Pérou où ils font de nombreux forages en mer.

Source: minnesotansforglobalwarming.com

Les quatre crises durables du siècle : est-ce ainsi que les Hommes vivent ?



[caption id="attachment_2245" align="alignleft" width="250" caption="Photos : S. Salgado"][/caption]

« Je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs dont ils remplissent leur âme. Chacun d’eux retiré à l’écart est comme étranger à la destinée de tous les autres ; ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l’espèce humaine... »
Alexis de Tocqueville, De la démocratie en Amérique


Ces lignes écrites il y a plus de 150 ans par Tocqueville n’ont pas pris une ride ; à croire que le capitalisme n’a pas dégénéré au fil du temps et qu’il est originellement contre la valeur humaine. Je voudrai m’interroger sur ce qu’il me semble important de décrire comme dérives dues, en tout état de cause, à l’insatiété des hommes qui font tout pour s’enrichir quel qu’en soit le prix matériel ou moral. Parmi les indicateurs de l’intolérable injustice alimentaire, on ne peut pas ne pas citer la mainmise des multinationales sur le marché de la faim.

Comme l’écrit si justement la journaliste et sociologue Esther Vivas : « Le modèle alimentaire actuel, tout au long de sa chaîne du producteur au consommateur, est soumis à une forte concentration, monopolisé par une série de corporations agroalimentaires transnationales qui font passer leurs intérêts économiques avant le bien public et la communauté. Le système alimentaire ne correspond plus aujourd’hui aux besoins des individus ni à la production durable basée sur le respect de l’environnement. C’est un système dont l’ensemble du processus est enraciné dans la logique capitaliste - la recherche du profit maximum, l’optimisation des coûts et l’exploitation de la force de travail. Les biens communs comme l’eau, les semences, la terre, qui depuis des siècles appartenaient aux communautés, ont été privatisés, spoliés des mains du peuple et transformés en une monnaie d’échange à la merci du plus offrant...Face à ce scénario, les gouvernements et les institutions internationales se sont ralliés aux desseins des sociétés transnationales et sont devenus les complices, d’un système alimentaire productiviste, non durable et privatisé. (...) » (1)

Abordant la famine récurrente, elle poursuit : « La crise alimentaire qui est apparue tout au long des années 2007 et 2008, avec une forte augmentation du prix des aliments de base, met en évidence la vulnérabilité extrême du modèle agricole et alimentaire actuel. Selon la FAO, cette crise alimentaire a réduit à la famine 925 millions de personnes… (...) Compte tenu de ces données, il n’est pas surprenant qu’une vague d’émeutes de la faim ait traversé le Sud, car ce sont précisément les produits dont les pauvres se nourrissent, qui ont connu la hausse la plus importante. (...) Le problème aujourd’hui ce n’est pas le manque de nourriture, mais l’impossibilité de l’obtenir. En fait, la production mondiale de céréales a triplé depuis les années 1960, alors que la population mondiale a seulement doublé. » (1)

D’une crise, l’autre...

Cette augmentation est-elle due à d’autres facteurs ? « Il est vrai, poursuit Esther Vivas, que des causes conjoncturelles permettent d’expliquer en partie l’augmentation spectaculaire des prix au cours des dernières années : la sécheresse et d’autres phénomènes météorologiques, liés au changement climatique, ont touché les pays producteurs comme la Chine, le Bangladesh, l’Australie (...) L’augmentation du prix du pétrole, qui a doublé au cours des années 2007 et 2008, a provoqué une flambée du prix des engrais et des transports. Elle a aussi eu pour conséquence des investissements accrus dans la production des combustibles alternatifs d’origine végétale. Les biocarburants ont affamé les pauvres. En 2007, aux Etats-Unis, 20% de la récolte des céréales ont été employés pour produire de l’éthanol. (1)

Cependant la cause fondamentale est la spéculation, ce cancer financier des temps modernes. « Aujourd’hui, on estime qu’une part significative des investissements financiers dans le secteur agricole est de nature spéculative. Selon les chiffres les plus conservateurs, il s’agirait de 55% du total de ces investissements. (...) Les pays du Sud, qui étaient autosuffisants et même disposaient d’un excédent de produits agricoles d’une valeur de un milliard de dollars il y a une quarantaine d’années, sont devenus aujourd’hui totalement dépendants du marché mondial et importent en moyenne pour onze milliards de dollars de nourriture. (...) » (1)

Abordant l’autre dimension crisique, Esther Vivas écrit : « Le capitalisme a démontré son incapacité de satisfaire les besoins fondamentaux de la majorité de la population mondiale (un accès à la nourriture, un logement digne, des services publics d’éducation et de santé de bonne qualité) tout comme son incompatibilité absolue avec la préservation de l’écosystème (perte croissante de la biodiversité, changement climatique en cours). Au cours des années 2007-2008 éclata la crise financière internationale la plus importante depuis 1929. La crise des hypothèques "subprimes", à la mi-2007, fut un des éléments déclencheurs, qui a conduit à l’effondrement historique des marchés boursiers du monde entier, à de nombreuses faillites financières, à l’intervention constante des banques centrales, des opérations de sauvetage. » (1)

Nous voilà donc confortés dans ce que nous subodorions. Les multinationales, par leur politique sans état d’âme, ont fait main basse et l’agrobusiness a de beaux jours devant lui. Le secret des Puissances de l’Argent l’est de moins en moins. Beaucoup savent maintenant que les crises économiques mondiales ne sont pas des « tempêtes parfaites » sur lesquelles nous ne pouvons rien, mais plutôt des opérations économiques d’envergure calculées et exécutées par quelques puissantes banques qui vont jusqu’à menacer des États de faillite totale pour arriver à leurs fins. Le journaliste Matt Taibbi décrit la banque Goldman Sachs, il débute son texte comme suit : « La première chose que vous devez savoir de Goldman Sachs, c’est qu’elle est partout. La banque d’investissements la plus puissante au monde est une gigantesque pieuvre vampire qui enfonce sans cesse son siphon sanguinaire dans tout ce qui a l’odeur de l’argent. Certains cerveaux chez Goldman Sachs ont conçu et exécuté toutes les crises financières depuis les années 20. Elle a de plus, toujours utilisé à peu près le même procédé : elle se place d’abord au centre d’une bulle financière en émettant des produits financiers sophistiqués conçus dès le départ pour faillir. Ensuite, elle s’arrange pour que la petite et la moyenne classe (les gens ordinaires et les PME par exemple) investissent dans ces produits condamnés d’avance. Puis c’est encore la "Big Banque" qui finit le travail en pétant la bulle elle-même, faisant disparaître du coup un tas de petites banques. Une fois que tout le monde est appauvri et que l’économie est à l’agonie, la Big banque arrive en triomphe, nous offre de sauver l’économie et nous prête à haut taux d’intérêts l’argent qu’elle vient juste de nous siphonner. Et le processus recommence... » (2)

Il vient que l’économie américaine continue à gouverner le monde, peut-être pas pour longtemps. On sent un frémissement ; de plus en plus de pays remettent en cause cette suprématie qui repose sur du vent. Certes, écrit Jochen Scholz, l’économie américaine est encore la plus importante du monde, mais elle est fragile car elle a perdu sa base industrielle au profit de la création de valeur dans le domaine financier. Cela a été rendu possible grâce au système mondial reposant sur le dollar, qui a permis aux Etats-Unis d’avoir une dette toujours plus élevée envers le reste du monde, de délocaliser sa production à l’étranger et d’encourager une consommation fondée sur l’endettement. A la fin de 2008, la dette américaine représentait 70% du produit intérieur brut. La revendication du leadership formulée en 1948 a été pour la première fois remise en cause dans les années 1970 par la Cnuded avec l’initiative « New International Economic Order » Son objectif était la dissolution du système de Bretton Woods. (3) Souvenons-nous : le président Boumediene portant la parole du Tiers-Monde aux Nations Unis a plaidé en 1974 pour un ordre international plus juste.

Malgré les appels de plusieurs pays pour un changement de paradigme pour une architecture du système financier international, même de la part des pays capitalistes comme la France, le système de Bretton Woods semble avoir de beaux jours devant lui Cela n’empêche pas les nations des PVD notamment les pays émergents de réclamer aux Etats-Unis de nouvelles règles. « La Chine, écrit Jochen Scholz, principal créancier des Etats-Unis, n’éprouve guère l’envie d’ajouter au bilan de sa banque centrale des obligations américaines sans valeur et réfléchit avec les Etats Bric et d’autres partenaires asiatiques à des alternatives au dollar (...) Les 6 Etats de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) et les Etats Bric ont l’intention de réaliser leurs transactions dans leurs propres monnaies. Le monde extérieur aux 950 millions d’habitants de l’« Occident » s’est réveillé. Il n’accepte plus une division durable de l’économie mondiale entre riches et pauvres, entre profiteurs et mendiants, (...). La Chine demande une monnaie de référence mondiale qui ne soit contrôlée par aucun Etat particulier. (3)

Une autre crise que les pays industrialisés et, notamment les climato-sceptiques tentent de minimiser en démonétisant le GIEC qui a eu à se tromper sur certaines de ses conclusions et qui a abouti comme on le sait, à l’échec de Copenhague où les pays riches n’ont rien voulu céder. En d’autres termes, les pays industrialisés ont externalisé une partie de leurs émissions dans les pays émergents, et plus particulièrement la Chine. Il faut rendre à César le carbone qui est à César. La Chine est de loin le principal importateur d’émissions de CO2. 23% des émissions des produits de consommation des pays développés sont exportés vers les pays en voie de développement. A la crise énergétique en raison de la dépendance des combustibles fossiles, fera suite une crise de la biodiversité, avec la disparition d’espèces animales et végétales qui pourrait conduire à la « sixième grande extinction » (4)

La crise de « civilisation »

Cette dernière crise est à la fois ancienne et actuelle, elle structure l’imaginaire des pays occidentaux, elle plonge ses racines dans l’arrogance de l’Occident mâtiné de christianisme au départ pour les besoins de sa cause et qui ensuite s’est découvert un sacerdoce dans le money théisme. Tout au long de l’aventure du capitalisme, des vies ont été broyées au nom de l’intérêt, des guerres ont été faites, un colonialisme le plus abject a été imposé aux nations fragiles par les patries des droits de l’homme européen. Pour Jean Ziegler, « les peuples du tiers-monde ont bien raison de haïr l’Occident.(...) Par le fer et le feu, ils ont colonisé et exterminé les peuples qui vivaient sur les terres de leurs ancêtres en Afrique, en Australie, en Inde... Le temps a coulé depuis, mais les peuples, se souviennent des humiliations, des horreurs subies dans le passé. Ils ont décidé de demander des comptes à l’Occident ». Même les droits de l’homme - un héritage du siècle des Lumières - participent du complot. Alors qu’ils devraient être « l’armature de la communauté internationale » et le « langage commun de l’humanité », ils sont instrumentalisés par les Occidentaux au gré de leurs intérêts. (5)

[caption id="attachment_2246" align="aligncenter" width="470" caption="Salgado : church gate station - 1995"]Salgado : church gate station - 1995[/caption]

Une analyse pertinente du déclin de l’Occident pour avoir failli à son magistère moral nous est donnée par l’ambassadeur singapourien Kishore Mahbubani. Dans cet essai magistral, il analyse le déclin occidental : recul démographique, récession économique, et perte de ses propres valeurs. Il observe les signes d’un basculement du centre du monde de l’Occident vers l’Orient. Il cite l’historien britannique Victor Kiernan et son ouvrage The Lords of Humankind, Europe an Attitudes to the Outside World in the Imperial Age. Kiernan brossait le portrait de l’arrogance et du fanatisme traversés par un rayon de lumière exceptionnel. La plupart du temps, cependant, les colonialistes étaient des gens médiocres mais en raison de leur position et, surtout, de leur couleur de peau, ils étaient en mesure de se comporter comme les maîtres de la création. En fait, [l’attitude colonialiste] reste très vive en ce début de XXIe siècle. (...) Le complexe de supériorité subsiste. « Cette tendance européenne à regarder de haut, à mépriser les cultures et les sociétés non européennes, a des racines profondes dans le psychisme européen. » (6)

La dichotomie « The West and the Rest » (l’Ouest et le reste du monde), voire la perspective conflictuelle résumée par la formule « The West against the Rest » (l’Ouest contre le reste du monde) semble être étayée par le mythe de la guerre contre Al Qaîda. Il n’est pas étonnant dans ces conditions de voir perdurer des situations dantesques s’agissant de l’arrogance des riches en face de la détresse des pauvres. Santiago Alba Rico en donne un exemple récent, il s’agit du luxe d’une croisière qui jette l’ancre à... Haïti au moment du tremblement de terre. « Vers dix heures du matin, le 19 janvier dernier, le Liberty of the Seas, un des yachts les plus luxueux du monde, débarqua ses passagers dans le port idyllique de Labedee. Accueillis au son d’une musique folklorique enchanteresse, avec des rafraichissements... Ce rêve matérialisé, ce retour civilisé au Jardin d’Éden biblique, était cependant attenant à un autre monde d’innocence perdue et de barbarie antédiluvienne. Une mince cloison, une transparence dure et infranchissable le séparait de cet autre monde. Et c’est qu’en effet, de l’autre côté du mur de trois mètres de hauteur, hérissé de fils de fer barbelés et gardé par des vigiles armés, on n’était pas le 19 janvier, mais le 12, il n’était pas dix heures du matin, mais cinq heures de l’après-midi, on n’était pas à Labedee, mais à Haïti et la terre tremblait, les maisons s’écroulaient, les enfants pleuraient et des milliers de survivants fouillaient les décombres pour y rechercher des cadavres et un peu de nourriture. » (7)

« (…) De quel droit survivons-nous aux morts ? Du droit que nous donne la certitude inexorable de notre propre mort. (...) De quel droit les États-uniens rient-ils à des funérailles à Haïti ? (...) Eh bien, la mondialisation capitaliste consiste - du point de vue anthropologique - en ce que les classes moyennes de l’Occident, à travers le tourisme et la télévision, aillent rire à gorge déployée, et boire et danser... » (7)

Alba Rico conclut d’une façon pertinente : « Nous sommes là parce que nous sommes plus riches et plus puissants et cela vaut également pour les bons sentiments ; mais si nous sommes, en plus, impolis et grossiers, si nous rions à leurs funérailles, c’est parce que nous sommes convaincus que, contrairement aux Haïtiens et aux Indonésiens, nous n’allons pas mourir. (...) La grossièreté, l’irrespect, la mauvaise éducation sont presque devenus des impératifs moraux. Cela peut-il nous étonner que lorsqu’il s’agit de "sauver le monde" l’Occident s’empresse d’envoyer des marines et des touristes ? » (7)

Alexis de Tocqueville avait en son temps mesuré l’étendue de la toile invisible tissée par le capitalisme qui broie les individus Ecoutons le : « (…) Quant au demeurant de ses concitoyens, il est à côté d’eux, mais il ne les voit pas ; il les touche et ne les sent point ; il n’existe qu’en lui-même et pour lui seul, et s’il lui reste encore une famille, on peut dire du moins qu’il n’a plus de patrie. Au-dessus de ceux-la s’élève un pouvoir immense et tutélaire, qui se charge seul d’assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. (…) Que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre ? » (8)

Aragon en son temps écrivait devant l’anomie du monde : « Est-ce ainsi que les Hommes vivent ? » Son inquiétude restera sans réponse.

Chems Eddine Chitour
Ecole Polytechnique enp-edu.dz

Source: legrandsoir.info

Facebook n'est pas innocent

Voici un reportage sur facebook, court et peu approfondi, qui donne une image de la réalité virtuelle. Il faut savoir que les technologies actuelles permettent un transfert immensément rapide de l'information. Et par conséquent, il est très important de se méfier des photos, et des mots que l'on écrit sur son profil. En effet, les données ne sont pas si privées que cela, vous vous en rendez compte quand vous avez des "amis" que vous ne connaissez pas et qui peuvent visiter votre profil... Le tag des photos, les notifications aident les personnes à mieux se retrouver, à mieux s'observer. N'oubliez pas que vos employeurs peuvent vérifier votre "rythme de vie" sur ce site web etc.
Bon reportage.

Source: mediatation.fr

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Assurance santé une fausse promesse?

L’adoption par le Congrès américain, le 21 mars 2010, d’une loi sur la santé a été largement présentée comme un « vote historique » vers la mise en place d’une couverture universelle de la population des Etats-Unis en matière de dépenses de santé. En 2008, 46,3 millions de personnes vivant aux Etats-Unis ne bénéficiaient d’aucune assurance santé. L’explosion du chômage n’a pu qu’aggraver la situation: la majorité des personnes assurées le sont par l’intermédiaire de leur employeur et perdent cette couverture essentielle en même temps que leur emploi.

Nous publions ci-dessous la prise de position diffusée le 22 mars 2010 par les responsables de l’association Physicians for a National Health Program (Médecins pour un programme national de santé).

Cette association regroupe 17000 médecins aux Etats-Unis. Elle lutte depuis des années pour la mise en place d’une assurance santé publique, nationale, garantissant à toute la population une couverture complète de ses dépenses de santé. Sa prise de position invite à un peu plus de réalisme dans l’appréciation de la portée de ce « vote historique ». (Réd. À l'Encontre))


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Nous souhaiterions pouvoir nous joindre aux célébrations marquant l’adoption la nuit dernière par la Chambre des représentants de la loi sur la santé. Mais, en toute conscience, nous ne le pouvons pas. Nous ne pouvons pas nous contenter de voir que l’on propose des aspirines pour soigner un cancer.


Cette nouvelle législation ne va pas éliminer les racines du problème: une industrie de l’assurance privée mue par la recherche du profit. Elle va au contraire enrichir encore davantage ces compagnies d’assurance et renforcer leur pouvoir. Cette loi va contraindre des millions d’Américains à acheter aux assureurs privés de mauvais produits [assurantiels] et elle conduira au versement de vastes montants des deniers publics à ces compagnies.


Le battage médiatique qui a entouré cette nouvelle loi sur la santé est démenti par les faits:





  • Environ 23 millions de personnes resteront sans assurance ces neuf prochaines années. Cela aura pour conséquences 23'000 décès par an qui auraient pu être évités [avec une couverture universelle] et une somme incalculable de souffrances.



  • Des millions de membres de la classe moyenne seront mis sous pression pour acheter des polices d’assurance santé commerciales. Celles-ci leur coûteront jusqu’à 9,5% de leur revenu, mais ne couvriront en moyenne que 70% de leurs dépenses de santé, les laissant exposés au risque d’être ruinés s’ils sont sérieusement malades. Beaucoup trouveront que de telles polices d’assurances sont trop chères pour qu’ils puissent se les permettre ou trop coûteuses à employer, compte tenu du niveau élevé des franchises et des participations qui leur seront imposées.


  • Les compagnies d’assurances privées encaisseront au moins 447 milliards de dollars des contribuables destinés à subventionner l’achat de leurs polices d’assurance. Cet argent renforcera leur pouvoir financier et politique et, ainsi, leur capacité de bloquer toute nouvelle réforme.



  • La loi réduira de 40 milliards de dollars l’aide apportée par Medicare [1] aux hôpitaux assurant des services de base accessibles aux non-assurés. Cela menacera les soins dispensés aux millions de personnes restés sans assurance.

  • Les personnes couvertes par le biais de leur employeur resteront prisonnières des réseaux de prestataires de soins limités auxquels leur assurance donne droit ; elles feront face à des coûts croissant et à une érosion continue des prestations assurées. Beaucoup, voire la plupart ,devront progressivement payer des impôts sur les prestations dont ils bénéficieront à mesure que le coût des assurances augmentera [2].

  • Les coûts de la santé continueront à prendre l’ascenseur, comme l’expérience faite dans l’Etat du Massachusetts [sur lequel la nouvelle loi est basée] l’a largement démontré [3].


  • La régulation des assurances tant vantée – à savoir l’interdiction faite aux assureurs de refuser la couverture à quelqu’un sur la base de son état de santé – est criblée de failles, qui sont la conséquence du rôle central que les assureurs ont joué dans la formulation de la loi. Il sera ainsi possible d’imposer aux personnes plus âgées des cotisations jusqu’à trois fois plus élevées que celles demandées aux plus jeunes. De même, les assurances couvrant majoritairement des femmes salariées pourront imposer jusqu’en 2017 des cotisations plus élevées et définies en fonction du sexe.



  • Les droits des femmes en matière de reproduction sont encore davantage érodés, suite à l’interdiction faite à ce que des prestations d’assurance couvrent des frais de santé liés à des interruptions volontaires de grossesse.


Il n’était pas inévitable qu’il en soit ainsi. Les mesures positives contenues dans cette loi, comme le renforcement du financement des centres de santé communautaires, auraient pu être mises en œuvre en tant que telles.


De même, l’extension de la couverture garantie par Medicaid [4] – un programme sous-financé, qui assure aux pauvres des soins en dessous des standard – aurait pu être décidée séparément, accompagnée de mesures fédérales pour améliorer la qualité des prestations de ce programme.

Mais, au contraire, le Congrès et l’administration Obama ont chargé les Américains d’un paquet coûteux, comprenant: l’obligation coûteuse de s’assurer individuellement, de nouveaux impôts sur les plans d’assurance dont bénéficient les salariés, un nombre incalculable d’arrangements très avantageux pour les assurances privées et les grandes pharmas et, enfin, le maintien d’un système fragmenté, ne fonctionnant pas, insupportable sur la durée et qui pèse aujourd’hui si lourd sur la santé et sur l’économie.


L’adoption de cette loi correspond à des considérations politiques et pas à celles d’une solide politique de la santé. En tant que médecins, nous ne pouvons pas accepter cette inversion des priorités. Nous recherchons des remèdes ayant fait leurs preuves et qui aident effectivement les patients, pas des placebos.


Un remède [aux problèmes actuels] est bien connu. Tôt ou tard, notre nation devra adopter un système d’assurance santé national et unique, un Medicare amélioré et couvrant toute la population. Seule une assurance unique peut garantir une couverture universelle, complète et accessible à toutes et à tous.


En remplaçant les assureurs privés par un système de financement public et rationalisé, notre nation pourrait épargner chaque années 400 milliards de dollars de coûts administratifs, qui sont autant de gaspillage inutile. Cela suffirait pour offrir une couverture santé à toutes les personnes qui ne sont pas assurées aujourd’hui et pour améliorer la couverture de celles et ceux qui ont déjà une assurance, sans avoir à augmenter d’un seul centime la dépense globale des Etats-Unis pour la santé.


Enfin, seul un système avec un seul payeur permet de disposer d’outils efficaces pour contrôler les coûts: achats en gros, honoraires négociés, budgets globaux pour les hôpitaux, planification des investissements.


Les sondages montrent que deux tiers du public soutiennent une telle approche. Un sondage récent révèle que 59% des médecins américains sont favorables à une action publique pour mettre en place une assurance santé nationale. La seule chose qui manque pour le réaliser, c’est la volonté politique.

Les principales mesures de la nouvelle loi n’entreront en vigueur qu’en 2014. On pourrait conseiller d’attendre pour voir comment ces réformes se développeront. Mais nous ne pouvons pas attendre, ni nos patients. Les enjeux sont trop élevés.


Nous nous engageons à poursuivre notre combat pour le seul remède équitable, financièrement responsable et humain, à notre gabegie en matière de santé: une assurance santé unique et nationale, une version amélioré et valable pour toutes et tous de Medicare. (Traduction A l’Encontre)

1.. Medicare est un système national d’assurance maladie, mis en place en 1965 (sous l’administration ddu démocrate Lyndon B. Johnson), garantissant une couverture santé de base à toutes les personnes de plus de 65 ans. Il est principalement financé par une cotisation salariale, prélevée pour moitié sur le salaire versé et payée pour l’autre moitié directement par l’employeur.

2. La plupart des personnes assurées pour leur santé aux Etats-Unis le sont par le biais de leur employeur. Les systèmes de managed care, en particulier les réseaux de soins HMO (Health Maintenance Organization), sont généralisés dans ce cadre: l’assurance ne donne alors accès aux prestations que d’un nombre (très) limité de médecins ou d’hôpitaux (il n’y pas de libre choix du médecin). Par ailleurs, jusqu’à maintenant, les couvertures santé offertes par les entreprises étaient défiscalisées. La loi adoptée prévoit de les imposer à l’avenir à partir d’un certain montant.

3. L’Etat du Massassuchetts a introduit en 2006 une loi rendant obligatoire la conclusion d’une assurance santé. Cette obligation se retrouve au cœur de la loi adoptée le 22 mars 2010.


4. Medicaid, également mis en place en 1965, assure une couverture santé minimale aux personnes dont le revenu ne dépasse pas un certain seuil (en général très bas). Medicaid est géré par les Etats, contrairement à Medicare, qui est fédéral. Les conditions d’accès et le type de couverture varient fortement d’un Etat à l’autre des Etats-Unis.

Source: mondialisation.ca