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samedi 14 avril 2012

Les scientifiques développent la peau en plastique qui saigne et qui se soigne toute seule

Une prouesse de technologie mise au point par le professeur Marek Urban de l'Université du Mississippi du Sud: une reproduction parfaite de la peau humaine, capable de saigner en cas de blessure et même de se soigner toute seule !

Cela pourrait être de la science-fiction mais c'est pourtant bien réel, une équipe de scientifique conduite par le professeur Marek Urban de l'Université du Mississippi du Sud a reproduit l'épiderme humain. Et pas seulement visuellement, mais aussi et surtout dans sa réaction en cas de blessure. En effet, cette peau en plastique peut saigner pour mettre en évidence une fissure et ensuite il va se réparer tout seul. "Tous les systèmes biologiques ont la capacité de se réparer, comme les blessures qui guérissent ou les cicatrices qui apparaissent sur la peau et même sur les arbres", raconte le professeur Urban.

De quoi est donc composé ce matériau intelligent? A l'intérieur du polymère de polyuréthane est stocké des micro-capsules contenant un liquide réparateur. Mais pour fonctionner, il a besoin des rayons du soleil. "Notre nouveau matériau essaye d'imiter la nature, un signal rouge va nous alerter lorsqu'il y a une blessure et se renouveler elle seule une fois exposé à la lumière du jour, à la température ou au taux d'acidité", explique-t-il au Dailymail. L'équipe du professeur se penche désormais sur la possibilité de transposer cela sur d'autres matériaux, par exemple sur la structure des avions: "Vous pensez que c'est de la science-fiction, mais c'en est vraiment pas"

Sources: gentside.comCNET, TechSpot, ACS

jeudi 27 octobre 2011

Un lac rouge sang au Texas

[caption id="attachment_11947" align="aligncenter" width="500" caption="Cette mare écarlate est tout ce qu'il reste des 21km² du réservoir de l'O.C. Fisher Lake de San Angelo. Crédits photo : SCOTT OLSON/AFP"][/caption]

Alors qu'une sécheresse frappe l'État américain, un réservoir de San Angelo en grande partie asséché s'est coloré sous l'effet d'une bactérie.




Un paysage désolé d'herbes jaunies et de sol craquelé où s'amoncellent des milliers de cadavres de poissons-chats, de crapets-soleils ou de tortues d'eau. Et une étendue d'eau d'un rouge opaque. Voici à quoi ressemble actuellement le réservoir de l'O.C. Fisher Lake de San Angelo, un lac artificiel de l'ouest de l'État du Texas. Construit dans les années 1950, il faisait encore il y a peu la joie des pêcheurs et des plaisanciers.

Cette couleur étrange serait due, selon les responsables locaux de l'environnement, à des bactéries primitives Chromatiaceae, plus communément appelées bactéries pourpres sulfureuse, qui se développent dans les eaux privées d'oxygène.

Ce phénomène a entraîné sur Internet nombre de messages alarmistes des tenants de la fin des temps, qui y ont vu un lien avec un verset biblique de l'Apocalypse annonçant la transformation de la mer en sang.

Une importante sécheresse sévit depuis neuf mois aux Etats-Unis et frappe en particulier l'État du Texas où les lacs s'assèchent les uns après les autres et où la nourriture se fait rare pour les animaux. La presse locale fait ainsi état de nombreuses incursions d'ours noirs affamés et de sangliers dans les centres urbains. Quelque 75% de l'État fait face à ces conditions exceptionnelles, le niveau de précipitation enregistré étant le plus bas depuis 1895.

Source: lefigaro.fr

 

mercredi 10 novembre 2010

Des scientifiques parviennent à créer du sang à partir de peau humaine

WASHINGTON - Des chercheurs spécialisés dans les cellules souches ont découvert une nouvelle méthode permettant de fabriquer du sang à partir de peau humaine, prometteuse dans le traitement de certaines maladies, en particulier des cancers, selon une étude canadienne publiée dimanche.

[caption id="attachment_8678" align="aligncenter" width="470" caption="Cellules souches vues à l'Université du Connecticut , à Farmington, le 27 août 2010 AFP/Getty Images/Archives/Spencer Platt"][/caption]

La méthode employée par ces chercheurs utilise des cellules de la peau d'une personne pour les transformer en cellules de sang ayant la même signature génétique, sans utiliser de cellules souches embryonnaires, précise cette étude publiée par la revue Nature.

Le fait de ne pas recourir aux procédures complexes et éthiquement controversées qu'implique l'utilisation de cellules souches embryonnaires permet de simplifier le processus, soulignent les chercheurs.

"Nous pensons qu'à l'avenir, nous pourrons créer du sang de manière bien plus efficace", souligne Mick Bhatia, auteur de cette étude et qui travaille à l'Institut McMaster de recherche sur les cellules souches et le cancer de l'Ecole de médecine Michael G. DeGroote à Hamilton, dans l'Ontario (Canada).

La perspective de pouvoir transfuser un patient avec du sang provenant de sa propre peau laisse espérer que les personnes ayant besoin de transfusions n'auront un jour plus besoin de recourir à des banques de sang.

Cette découverte pourrait aussi permettre à l'avenir que des patients subissant une chimiothérapie supportent un traitement plus long, sans les interruptions pratiquées aujourd'hui pour permettre au corps de se régénérer.

Des chercheurs avaient déjà réussi par le passé à transformer de la peau en sang, mais en utilisant des cellules souches embryonnaires. Or, ces cellules souches provenant d'embryons humains, bien que prometteuses pour la recherche médicale, sont également porteuses de risques, en particulier la création de tumeurs.

La nouvelle méthode, en revanche, permet de créer suffisamment de sang pour effectuer une transfusion à partir d'un rectangle de peau adulte de quatre centimètres sur trois, tout en évitant ces obstacles, affirment les chercheurs.