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mercredi 10 novembre 2010

Des scientifiques parviennent à créer du sang à partir de peau humaine

WASHINGTON - Des chercheurs spécialisés dans les cellules souches ont découvert une nouvelle méthode permettant de fabriquer du sang à partir de peau humaine, prometteuse dans le traitement de certaines maladies, en particulier des cancers, selon une étude canadienne publiée dimanche.

[caption id="attachment_8678" align="aligncenter" width="470" caption="Cellules souches vues à l'Université du Connecticut , à Farmington, le 27 août 2010 AFP/Getty Images/Archives/Spencer Platt"][/caption]

La méthode employée par ces chercheurs utilise des cellules de la peau d'une personne pour les transformer en cellules de sang ayant la même signature génétique, sans utiliser de cellules souches embryonnaires, précise cette étude publiée par la revue Nature.

Le fait de ne pas recourir aux procédures complexes et éthiquement controversées qu'implique l'utilisation de cellules souches embryonnaires permet de simplifier le processus, soulignent les chercheurs.

"Nous pensons qu'à l'avenir, nous pourrons créer du sang de manière bien plus efficace", souligne Mick Bhatia, auteur de cette étude et qui travaille à l'Institut McMaster de recherche sur les cellules souches et le cancer de l'Ecole de médecine Michael G. DeGroote à Hamilton, dans l'Ontario (Canada).

La perspective de pouvoir transfuser un patient avec du sang provenant de sa propre peau laisse espérer que les personnes ayant besoin de transfusions n'auront un jour plus besoin de recourir à des banques de sang.

Cette découverte pourrait aussi permettre à l'avenir que des patients subissant une chimiothérapie supportent un traitement plus long, sans les interruptions pratiquées aujourd'hui pour permettre au corps de se régénérer.

Des chercheurs avaient déjà réussi par le passé à transformer de la peau en sang, mais en utilisant des cellules souches embryonnaires. Or, ces cellules souches provenant d'embryons humains, bien que prometteuses pour la recherche médicale, sont également porteuses de risques, en particulier la création de tumeurs.

La nouvelle méthode, en revanche, permet de créer suffisamment de sang pour effectuer une transfusion à partir d'un rectangle de peau adulte de quatre centimètres sur trois, tout en évitant ces obstacles, affirment les chercheurs.

jeudi 23 septembre 2010

Des chercheurs californiens ont mis au point une peau synthétique



États-Unis - Des chercheurs californiens ont mis au point une peau synthétique dotée selon eux d'un sens du toucher presque aussi performant que celui des humains. Un espoir pour les personnes amputées qui pourraient, grâce aux recherches sur la "peau électronique", retrouver une partie de leurs sensations.

[caption id="attachment_6899" align="alignleft" width="200" caption="Illustration: le sens du toucher"][/caption]

Deux équipes de chercheurs des universités de Berkeley et Stanford dévoilent les résultats de leurs travaux sur le toucher, l'un des cinq sens les plus difficiles à imiter. Les deux équipes, dont les travaux ont été publiés dans la revue Nature Materials, sont chacune parvenues grâce à des procédés distincts à développer des prototypes de peau artificielle se rapprochant de la peau humaine tant en termes de souplesse que de sensibilité.
La peau synthétique réalisée par l'équipe de Stanford, dirigée par Mme Bao, intègre de minuscules transistors à un film spécial ultra-fin. Mesurant moins de un millimètre d'épaisseur, elle se révèle capable de sentir une mouche bleue, d'un poids de seulement vingt milligrammes.
Ce film est doté de poches d'air qui le rendent élastique. Et lorsque ses capteurs détectent la pression des objets, l'épaisseur de la peau s'adapte. "Notre temps de réaction est comparable à celui de la peau humaine, c'est très, très rapide, de l'ordre de quelques millièmes de seconde. Autrement dit, on peut sentir la pression instantanément", souligne auprès de l'AFP le Pr Zhenan Bao, du département d'ingénierie chimique de l'université de Stanford.

Rendre le sens du toucher aux personnes amputées

L'équipe de Berkeley a de son côté mis au point une peau synthétique réalisée avec un film de caoutchouc imprimé de milliers de nanofibres de silicium et de germanium. Ces composants captent la pression des objets entrant en contact avec la peau électronique qui s'avère capable de détecter une pression de 0 à 15 kilopascals, soit celle d'une main humaine lorsqu'elle tape sur un clavier ou tient un objet.
Ces actions sont simples pour un être humain, qui "en règle générale sait comment tenir un oeuf, fragile, sans le briser" grâce au toucher qui lui permet d'adapter sa force. Mais elles sont particulièrement difficiles à reproduire en robotique. "Par exemple, si nous voulions concevoir un robot capable de débarrasser la vaisselle, nous devrions nous assurer qu'il ne brise pas les verres à vin en les attrapant. Mais il nous faudrait également le rendre capable de saisir un fait-tout sans le laisser tomber" explique le professeur Ali Javey, chef de l'équipe de Berkeley.
Les chercheurs prêts à plancher sur des prototypes encore plus performants espèrent pouvoir à long terme développer des applications médicales pour la peau électronique. Ils aimeraient un jour pouvoir redonner à des patients amputés le sens du toucher, en connectant cette peau artificielle à leur système nerveux.

Source: maxisciences.com - msnbc.msn.com