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lundi 25 avril 2011

ATTENTION ! iPhone et iPad vous espionnent



La nouvelle a fait l’effet d’une bombe : les iPad et iPhone de dernière génération stockeraient en mémoire tous les déplacements de leurs utilisateurs... Décryptage.







[caption id="attachment_10519" align="alignleft" width="206" caption="Illustration sur une carte des données gardées en mémoire par un iPhone 4 : les données non cryptées sont facilement exploitables. © DR"][/caption]




Deux chercheurs en informatique, Alasdair Allan and Pete Warden, ont fait une découverte plutôt surprenante et problématique pour les possesseurs d’iPhone et d'iPad : un fichier caché, nommé consolidated.db, stocke en mémoire une série de données sous forme de coordonnées géographiques (latitudes, longitudes) et de dates.

Autrement dit, lors de vos déplacements, votre gadget high-tech préféré répertorie consciencieusement le moindre de vos mouvements. Ce stockage aurait été mis en place avec la version 4 du système d'exploitation iOS, soit il y a un an environ.

Données personnelles géolocalisées et éparpillées

Qu'Apple récolte des informations géolocalisées n'est pas nouveau, puisqu'en juin 2010, la firme de Cupertino a changé sa politique de confidentialité, permettant à ses partenaires, avec l'accord de l'utilisateur, de collecter anonymement et en temps réels ces précieuses données (la célèbre application Foursquare en est un exemple). Le point délicat de cette affaire est que ces éléments seraient archivés de manière régulière et non cryptée (donc accessibles librement) à la fois sur l'iPhone ou l'iPad, mais aussi au travers d'iTunes sur les ordinateurs utilisés pour synchroniser les appareils électroniques. À chaque sauvegarde, l'historique de vos déplacements est dupliqué.

Pour comprendre l'importance et la précision de ces données, il suffit de télécharger une simple application qui les retranscrit sur une carte.

[vimeo]http://vimeo.com/22610355[/vimeo]
Voici en image les données de géolocalisation d'un utilisateur d'iPhone du 24 juillet au 29 juillet 2010 soit à peine quelques jours de données ! © Alasdair Allan, Vimeo

Pourquoi ces données sont-elles stockées intentionnellement et que compte en faire Apple ? Deux questions essentielles qui méritent d'être soulevées et qui n'ont pas de réponses à cette heure.

Une chose est sûre, l'équipement croissant en technologies doit aller de pair avec une information régulière du grand public quant à l'exploitation de ses données personnelles.

Source: futura-sciences.com

jeudi 7 octobre 2010

Quand Facebook récupère les numéros de vos amis…et votre répertoire grâce a une application iPhone

Une nouvelle affaire de confidentialité pour Facebook. L'application iPhone qui synchronise les contacts ne se contente pas d'importer les numéros de vos amis mais récupère l'intégralité du répertoire.


Facebook est encore secoué par une nouvelle affaire de confidentialité. Un blogueur anglophone a alerté ses lecteurs sur un faille potentielle touchant l'application iPhone pour Facebook. Sa fonction de synchronisation de contacts qui partage l'intégralité des numéros de votre répertoire exposerait tous vos contacts qu'ils soient inscrits ou non sur Facebook. Explications et réponse de Facebook.

Si une de vos connaissance possède un iPhone et utilise l'application Facebook, votre numéro est probablement déjà en ligne

Cette affirmation est exacte. Si vous connaissez quelqu'un qui a un iPhone (qui n'en connait pas ?) et si cette personne possède votre numéro et utilise Facebook, votre numéro de téléphone est probablement déjà sur leurs serveurs, que vous utilisiez Facebook ou non.

C'est ce point délicat à l'origine du buzz lancé par le blogueur ayant révélé l'affaire. L'application de synchronisation Facebook est communément utilisée pour importer les images et les contacts Facebook SUR l'iPhone. Il était beaucoup moins clair que les informations faisaient également le trajet en sens inverse. Tous les contacts du téléphone sont envoyées à Facebook sans faire de différence entre utilisateurs de Facebook ou simples contacts, et donc sans possibilité de configurer la confidentialité pour les personnes concernées.

Un détail avait toutefois échappé au blogueur. Sur les versions les plus récentes de l'application, un avertissement s'affiche et explique sommairement que TOUS les contacts du téléphone seront envoyés à Facebook et ensuite soumis à la politique de confidentialité du site. Et quand Facebook dis "tous" il s'agit bien de tous les contacts de votre téléphone sans faire de distinction entre les amis facebook, utilisateurs du service ou non. (Illustration CNET US : Synchronisation des contacts iPhone et Facebook)

Confusion et démenti de Facebook

Une autre confusion est venue renforcer ce nouveau débat sur la confidentialité du réseau social. Sur facebook, selon les paramètres de confidentialité, il est possible de partager la plupart de ses informations avec les amis, les amis des amis ou tout le monde. Qu'en est-il de l'endroit ou sont stockés les numéros de vos contacts qui ont choisi de ne pas être sur Facebook ?

Facebook a répondu par l'intermédiaire du journal anglais Daily Mail : "Seul vous pouvez voir votre répertoire téléphonique sur Facebook, il ne peut être visualisé par personne d'autre...". Voilà de quoi rassurer en partie les non utilisateurs du réseau social.

Quel problème au final, que peut-il arriver à vos données ?

Comme l'a indiqué le porte parole de Facebook au Daily Mail, l'application fait uniquement ce que font beaucoup d'autres services sur internet, c'est à dire héberger en ligne des données privées. C'est l'utilisateur qui choisit de mettre en ligne ses données privées et celle de de ses amis. Il faut toutefois prendre en compte deux risques.

Le premier concerne l'utilisateur et ses contacts. En cas de piratage du compte, l'utilisateur se fera voler ses données mais aussi les données de son répertoire, et donc le numéro de téléphone d'utilisateurs n'ayant jamais souscrit au service facebook. Le deuxième risque concerne également ces derniers. Au fil du temps, Facebook met à jour ses conditions d'utilisation et si le réseau social affirme aujourd'hui ne pas utiliser ces données, qu'en sera-t-il dans le futur ? Les données peuvent également être exposées en cas de faille du système.

Protéger son numéro de téléphone sur Facebook

Si vous n'êtes pas utilisateur de Facebook, vous n'avez aucun moyen de contrôle sur votre numéro de téléphone se  trouvant dans le répertoire d'un utilisateur du service. S'il s'y trouve c'est que vous lui aviez déjà transmis par un autre moyen. A l'heure actuelle, seule cette personne peut le consulter.

En tant qu'utilisateur de Facebook, il vous faut vérifier vos paramètres de confidentialité. Par défaut Facebook partage vos informations, et pas seulement votre numéro de téléphone, avec vos amis Facebook et les amis de vos amis, ce qui peut poser problème. Veillez donc à sélectionner le paramètre de confidentialité qui vous convient dans la personnalisation des paramètres des informations de base ET dans les paramètres des applications.

Source: cnetfrance.fr

Comment paramétrer ses paramètres de confidentialité Facebook >
Comment désactiver la géolocalisation dans Facebook >
Comment supprimer ou désactiver un compte Facebook >

samedi 3 avril 2010

L'iPad une nouvelle ère

L'iPad, l'ardoise numérique qu'Apple a commencé à commercialiser aux Etats-Unis samedi 3 avril, va-t-elle faire bouger les lignes dans le secteur informatique ?

Selon des chiffres non confirmés par le groupe américain, qui, une fois de plus, a parfaitement orchestré le lancement de son dernier "gadget" (il s'accompagne d'une véritable hystérie médiatique sans pour l'instant aucune publicité), plusieurs centaines de milliers d'exemplaires ont été pré-réservés durant le mois de mars.

Parmi les premiers journalistes à avoir pu tester l'appareil, Walter Mossberg, du Wall Street Journal, a publié une chronique dithyrambique. David Pogue, son collègue du New York Times, a prédit que les technophiles détesteront, mais que le grand public adorera. Les analystes industriels sont également enthousiastes : 6 millions d'unités s'écouleront en 2010, selon Morgan Stanley. Le cabinet iSuppli prédit 7 millions en 2010, et trois fois plus en 2012...

Apple compte sur "l'écosystème" qu'il a réussi à créer autour de l'iPhone : ses plus de 140 000 applications (jeux, fils d'actualités, etc.) disponibles sur le téléphone, qui se retrouveront en quasi-intégralité sur l'iPad. Et aussi sur toutes celles qui seront développées spécifiquement pour l'ardoise (environ un millier dès son lancement).

Le pari reste risqué : il s'agit de créer de nouveaux usages autour d'une proposition inédite dans l'univers de la micro-informatique. L'iPad a les fonctionnalités d'un ordinateur (suite bureautique, clavier virtuel), mais il est surtout conçu pour consommer du contenu de loisirs (livres, vidéos, jeux...). Ce n'est pourtant ni une télévision, ni une liseuse électronique, ni une console de jeux, mais un peu de tout cela à la fois. L'engin, par ailleurs plus coûteux que beaucoup d'appareils "dédiés" à un seul usage, est beaucoup moins "transportable" qu'un téléphone. Sur ce créneau, Microsoft ou Hewlett-Packard (HP), respectivement premier éditeur de logiciels et premier concepteur de PC au monde, se sont déjà cassé les dents au début des années 2000, faute de demande.

Pour l'instant, à l'exception des produits d'Archos, une PME française qui ne dispose pas des moyens d'Apple (5,7 milliards de dollars de profits pour son exercice 2009), la concurrence est quasi inexistante. Mais "tous les géants de l'informatique traditionnelle s'intéressent aux ardoises", assure Carolina Milanesi, analyste au cabinet Gartner, et sont en embuscade. Pas question de laisser Apple seul si le succès est au rendez-vous, même si plusieurs millions d'ardoises vendues en 2010 pèseront peu comparées aux 300 millions de PC et quelques qui pourraient s'écouler dans le monde sur la même période. Car l'iPad concurrence les "mini-PC", ces petits ordinateurs déstinés à la consultation des courriels et à l'accès à Internet, grâce auxquels les constructeurs ont maintenu leurs ventes ces deux dernières années malgré la crise.

Parmi les plus avancés, HP a présenté début 2010 son "slate", une "ardoise" avec un écran deux fois moins grand que l'iPad, équipée d'un système d'exploitation Windows 7 de Microsoft. Le géant informatique a aussi annoncé un "smartbook", entre l'ardoise et le "mini-PC" (il sera doté d'un clavier physique). Son compatriote Dell travaille sur un projet de tablette, le "mini 5", avec un système d'exploitation Android (Google). Les constructeurs asiatiques Lenovo et Asus ont aussi confirmé des projets de machines hybrides, entre l'ardoise et le mini-PC. Cependant, aucun de ces industriels n'a précisé de date de lancement. Francis Sideco, du cabinet californien iSuppli, estime néanmoins qu'"ils n'abordent pas le sujet des ardoises en dilettantes, car les investissements requis pour concevoir, développer et lancer ce type de produits requièrent un certain niveau d'engagement".

Les fabricants de liseuses électroniques et de consoles de jeux sont aussi sur leurs gardes. Le japonais Nintendo a lancé, début mars, une version "XL" de sa console portable DS, dotée d'un embryon de bibliothèque virtuelle. Le cybermarchand américain Amazon, concepteur du Kindle (la liseuse qui se vend le mieux), a annoncé qu'il allait rendre disponible sa propre bibliothèque numérique sur l'iPad. Il travaillerait aussi à doter le Kindle d'un écran couleur.

A ce stade, les analystes pensent effectivement que "l'ère monolithique du PC" s'achève. Mais pas seulement à cause de l'iPad. "Le marché du PC a déjà commencé à se segmenter. Les consommateurs ont des besoins de plus en plus sophistiqués", estime Ranjit Atwal, du cabinet Gartner. L'iPad participerait de cette évolution, caractéristique d'un marché - occidental - en voie de saturation. "Il y aura probablement une petite cannibalisation entre produits", ajoute M. Atwal, mais le PC devrait perdurer, pour des usages plutôt professionnels, à côté d'une quantité d'autres terminaux.

Source: lemonde.fr