Affichage des articles dont le libellé est télévision. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est télévision. Afficher tous les articles

lundi 10 mai 2010

La télévision nuit au développement des jeunes enfants

La télévision nuit au développement des jeunes enfants selon une nouvelle étude publiée dans les Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine.

«Entre l'âge de 2 et 4 ans, même une exposition marginale à la télévision retarde le développement de l'enfant», indique Linda S. Pagani, principale auteure. La télévision «est une activité passive tant sur le plan physique, qu'intellectuel et social. Ces activités-là se font au détriment du jeu et de l'interaction avec le monde qui sont fondamentaux dans le développement du jeune enfant».

Pagani et ses collègues des universités de Montréal et du Michigan ont mené cette étude avec 1314 enfants québécois évalués à 29 mois, 53 mois et 10 ans. «Nous pensions que les impacts négatifs de l'exposition précoce [à la télévision] disparaissaient avec le temps. Nous avons plutôt constaté qu'ils persistent», dit la chercheuse.

Pour chaque heure passée quotidiennement devant la télévision entre l'âge de 2 et 4 ans, les chercheurs ont constaté une diminution de 7 % de l'intérêt en classe et de 6 % des habiletés mathématiques à 10 ans. Aucun impact n'a été constaté sur les habiletés en lecture.

Sur le plan social, chaque heure supplémentaire s'est traduite par une augmentation de 10 % du risque de victimisation par les camarades de classe. Chaque heure supplémentaire était aussi associée à une diminution de 9 % de l'activité physique générale, une augmentation de 10 % du grignotage et de 5 % de l'indice de masse corporelle (IMC).

11 % des enfants dépassaient la norme recommandée à 29 mois et 23,4 % la dépassaient à 53 mois.

En 2007, une étude publiée dans le Journal of Pediatrics avait montré que même les émissions éducatives destinées aux touts-petits ne favorisent pas l'apprentissage. Frederick Zimmerman de l'Université de Washington concluait qu'il n'y avait «pas d'intérêt» à recourir à de telles émissions.

L'American Academy of Pediatrics recommande de ne pas exposer les moins de 2 ans à la télévision et de restreindre à moins de deux heures par jour la consommation des 2 à 5 ans.

Source: psychomedia.qc.ca

samedi 20 février 2010

Télévision: de l'info sans infos

La nouvelle censure

Le principe de base de la censure moderne consiste à noyer les informations essentielles dans un déluge d'informations insignifiantes diffusées par une multitude de médias au contenu semblable. Cela permet à la nouvelle censure d'avoir toutes les apparences de la pluralité et de la démocratie.

Cette stratégie de la diversion s'applique en premier lieu au journal télévisé, principale source d'information du public.

De l'info sans infos...

Depuis le début des années 90, les journaux télévisés ne contiennent quasiment plus d'information. On continue d'appeler "journal télévisé" ce qui devrait en réalité être appelé un "magazine".

Un J.T. moyen contient au maximum 2 à 3 minutes d'information. Le reste est constitué de reportages anecdotiques, de faits divers, de micro-trottoirs et de reality-shows sur la vie quotidienne.

...et une censure sans censeurs

Toute la subtilité de la censure moderne réside dans l'absence de censeurs. Ceux-ci ont été efficacement remplacés par la "loi du marché" et la "loi de l'audience". Par le simple jeu de conditions économiques habilement crées, les chaines n'ont plus les moyens de financer le travail d'enquête du vrai journalisme, alors que dans le même temps, le reality-show et les micro-trottoirs font plus d'audience avec un coût de production réduit.