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mardi 4 mai 2010

Mystérieuses ondes radio en provenance d’une galaxie

Certains astronomes à la radio »Université de Manchester ont découvert un objet étrange dans une galaxie voisine, M82 dans «Grande Ourse. L’objet a été “entendu” sur les longueurs d’ondes radio et il semble être inconnu de la communauté scientifique.

L’un des découvreurs, le Dr Tom Muxlow a fait part de la découverte à la réunion nationale d’astronomie à Glasgow mercredi dernier, le 14 avril.

M82 est à 10 millions d’années lumière de nous et est une sorte d’usine d’étoiles, Il en produit de nouvelles à un rythme prodigieux. Toutefois, bon nombre de ces étoiles meurent rapidement dans d’énormes explosions appelées supernovae, qui se produisent toutes les 20-30 ans.

Le nouvel objet, qui est paru en mai 2009, nous a laissé sans voix. Nous n’avons jamais rien vu de tel avant” a déclaré le Dr Muxlow . “L’objet semble avoir tourné très rapidement en quelques jours et ne montre aucun signe de dégradation de la luminosité ».

Une surveillance étroite a été développée par le réseau de radiotélescopes au Royaume-Uni, et les 50 premiers jours qu’il y avait un changement de position de l’objet. Le fait choquant a été de son mouvement supraluminique apparent, il semble plus que 4 fois la vitesse de la lumière. Ces vitesse apparente (pas possible pour la physique relativiste) Normalement, peut être vu que par les jets éjecté le disque d’accrétion entourant les trous noirs massifs.

Mais l’expérience montre que les noirs actuels trous sont presque exclusivement situés dans le centre des galaxies. Même le noyau de M82, comme les galaxies plus grande devrait contenir un trou noir super massif. L’objet mystérieux est plutôt assez loin du centre de M82.

Il est supposé que l’objet est un ‘micro-quasars», S’est effondré étoiles binaires qui émettent des jets de matière éjectée à partir d’un disque d’accrétion nourris avec des éléments tirés d’un compagnon proche.

Toutefois, cet objectif serait plus brillante que n’importe quel exemple connu à ce jour. En outre, si cela est vrai, serait le premier micro-quasars détectés à des longueurs d’onde radio. La très haute luminosité suggère la probabilité qui est associée à un trou noir massif. Aucun objet similaire a été observée dans notre galaxie.

Nous venons de commencer le traitement des données transmises par 20 radiotélescopes à travers la Terre. dit Muxlow. “Ces images nous permettent d’examiner la structure de la source de nouvelle radio en détail pour voir si elle est une forme rare de micro-quasars. Il est clair que nous sommes confrontés à une découverte tout à fait nouvelle et mystérieuse”.

Source: agrigento.blogsicilia.it - area51blog.wordpress.com

mercredi 31 mars 2010

Pourquoi 90% des galaxies lointaines restent non détectées lors de nombreux grands relevés? … Enfin une explication !

Les astronomes savent depuis longtemps que dans de nombreux sondages de l’Univers très lointain, une fraction importante de l’ensemble de la lumière intrinsèque n’est pas observée. Maintenant, grâce à un relevé extrêmement profond, réalisé avec deux des quatre télescopes géants de 8,2 mètres de diamètre du très grand télescope (VLT) de l’ESO et d’un filtre unique fait sur mesure, les astronomes ont déterminé qu’une grande fraction des galaxies dont la lumière met plus de 10 milliards d’années à nous parvenir n’a pas été découverte. Ce relevé a également permis de découvrir quelques-unes des galaxies les moins lumineuses jamais observées à cette période précoce de l’Univers.

[caption id="attachment_2379" align="alignleft" width="239" caption="ESO PR Photo 1013a Le champ GOODS-Sud"][/caption]

Les astronomes utilisent fréquemment les caractéristiques bien spécifiques de « l’empreinte digitale » de la lumière émise par l’hydrogène - connue sous le nom de raie de Lyman alpha - pour mesurer la quantité d’étoiles formées dans l’Univers lointain [1]. Toutefois, ils ont vite suspecté que de nombreuses galaxies lointaines passaient au travers des mailles du filet de ces grands relevés. Un nouveau relevé réalisé avec le VLT vient pour la première fois de démontrer que c’est exactement ce qui se passe. La majorité de la lumière Lyman alpha reste piégée dans la galaxie à l’origine de son émission et 90% des galaxies n’apparaissent pas dans les relevés utilisant la raie Lyman alpha.

« Les astronomes ont toujours su qu’ils perdaient une certaine fraction des galaxies dans les grands relevés centrés sur le rayonnement de la raie Lyman alpha », explique Matthew Hayes, le premier auteur de l’article scientifique publié cette semaine dans Nature, « mais pour la première fois nous en avons maintenant une mesure. La quantité de galaxies « manquées » est substantielle. »

Pour estimer quelle quantité de lumière passe inaperçue, Hayes et son équipe ont utilisé la caméra FORS sur le VLT et un filtre à bande étroite [2], spécialement conçu pour mesurer ce rayonnement, en suivant la méthode employée habituellement dans grands relevés de ce type. Puis, à l'aide de la nouvelle caméra HAWK-I, en service sur un autre télescope du VLT, ils ont observé la lumière émise par cette même région du ciel dans une longueur d’onde différente, correspondant également à un rayonnement de l’hydrogène et connue sous le nom de raie H-alpha. Ils ont observé spécifiquement des galaxies dont la lumière a voyagé 10 milliards d’années (redshift 2.2 [3]),dans une région du ciel bien étudiée, connue sous le nom de champ GOODS – Sud.

"C'est la première fois que nous observons une partie du ciel de manière aussi profonde dans le rayonnement de la lumière émise par l’hydrogène dans ces deux longueurs d’onde très spécifiques et cela s’avère fondamental, » précise Goran Östlin, un des membres du groupe. Le relevé était extrêmement profond et a permis de dévoiler quelques-unes des galaxies se révélant être parmi les moins lumineuses à cette époque précoce de l'évolution de l'Univers. Les astronomes ont ainsi pu arriver à la conclusion que les relevés traditionnels utilisant le rayonnement Lyman alpha ne voient qu’une infime partie de la totalité de lumière produite, car la plupart des photons Lyman alpha est détruite par l‘interaction avec les nuages de gaz et de poussière interstellaires. Cet effet est considérablement plus significatif pour le rayonnement Lyman alpha que pour le rayonnement H-alpha. Le résultat montre que de nombreuses galaxies, en quantité très importante puisqu’atteignant les 90%, restent invisibles pour ces grands relevés. « Si nous voyons dix galaxies à un endroit, il est en fait possible qu’il y en ait cent » précise Matthew Hayes.

Des méthodes d'observation différentes, ciblant la lumière émise dans des longueurs d’onde différentes, ne conduiront qu’à des visions partielles de l’Univers. Les résultats de cette étude constituent un avertissement pour les cosmologistes, dans la mesure où la signature de la raie Lyman alpha devient un outil de plus en plus utilisé pour étudier les toutes premières galaxies formées dans l’histoire de l’Univers. « Maintenant que nous connaissons le pourcentage de lumière manquante, nous pouvons commencer à élaborer de bien meilleures représentations de l'Univers, car nous pouvons comprendre avec quelle rapidité les étoiles se sont formées aux différents stades de l’évolution de l’Univers, » ajoute Miguel Mas-Hesse, co-auteur de l'article.

Cette avancée majeure a été possible grâce à la qualité exceptionnelle de la caméra utilisée. HAWK-I, qui a vu sa « première lumière » en 2007 est un instrument à la pointe de la technologie. "Il n'y a que quelques caméras en service qui disposent d'un champ de vue plus grand que HAWK-I mais elles se trouvent sur des télescopes dont la taille est inférieure à la moitié de celle du VLT. C'est pourquoi le couple VLT/HAWK-I est le seul capable d'une telle efficacité dans la recherche de galaxies aussi peu lumineuses situées à de si grandes distances", précise Daniel Schaerer.

Notes


[1] La lumière Lyman alpha correspond à l'émission d'atomes d’hydrogène excité (plus spécifiquement à l'énergie émise par un électron lorsqu'il retombe du premier niveau excité sur le niveau fondamental de l'atome). Cette lumière est émise dans l'ultraviolet à 121.6nm. La raie dite Lyman alpha est la première d'une série appelée série de Lyman d'après son découvreur Théodore Lyman.
La série dite de Balmer, du nom de Johann Balmer, correspond aussi à la lumière émise par l'atome d'hydrogène excité. Dans ce cas, l'électron tombe sur le premier niveau excité. La première raie de cette série est la raie H-alpha émise à la longueur d'onde 656.3nm. Comme la plupart des atomes d’hydrogène présents dans une galaxie se trouvent au niveau fondamental, le rayonnement Lyman alpha est absorbé beaucoup plus efficacement que celui de H-alpha, qui requiert des atomes ayant un électron au second niveau. Etant donné que cela est plutôt rare dans l’hydrogène froid interstellaire baignant les galaxies, le gaz est presque parfaitement transparent au rayonnement H-alpha.

[2] Un filtre à bande étroite est un filtre optique destiné à n'admettre qu'une étroite fenêtre de lumière centrée sur une longueur d’onde spécifique. Les filtres traditionnels à bande étroite sont centrés sur les raies de la série de Balmer telle H-alpha.

[3] En raison de l'expansion de l'Univers, la lumière d'un objet distant est décalée vers la partie rouge du spectre électromagnétique proportionnellement à sa distance. Cela signifie que sa lumière se décale vers de plus grandes longueurs d’onde. Un décalage vers le « rouge » de 2.2 – ce qui correspond aux galaxies dont la lumière a mis environ dix milliards d’années pour nous parvenir- signifie que la lumière est étirée d’un facteur 3,2. Ainsi, le rayonnement Lyman alpha est alors observé à environ 390 nm, une longueur d’onde proche du domaine visible du spectre de la lumière et peut être observé par l’instrument FORS sur le VLT de l’ESO, alors que la raie H-alpha est décalée vers les 2,1 microns, dans le proche infrarouge. Elle peut alors être observée avec l’instrument HAWK-I sur le VLT.

Plus d’informations


Ce travail a été présenté dans un article à paraître dans la revue NATURE (“Escape of about five per cent of Lyman-α photons from high-redshift star-forming galaxies”, by M. Hayes et al.).

L’équipe est composée de Matthew Hayes, Daniel Schaerer et Stéphane de Barros (Observatoire Astronomique de l'Université de Genève, Suisse), Göran Östlin et Jens Melinder (Stockholm University, Suede), J. Miguel Mas-Hesse (CSIC-INTA, Madrid, Espagne), Claus Leitherer (Space Telescope Science Institute, Baltimore, USA), Hakim Atek et Daniel Kunth (Institut d'Astrophysique de Paris, France), et Anne Verhamme (Oxford Astrophysics, Royaume Uni).

L’ESO - l’Observatoire Européen Austral - est la première organisation intergouvernementale pour l’astronomie en Europe et l’observatoire astronomique le plus productif au monde. L’ESO est soutenu par 14 pays : l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la France, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la République Tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse. L’ESO conduit d’ambitieux programmes pour la conception, la construction et la gestion de puissants équipements pour l’astronomie au sol qui permettent aux astronomes de faire d’importantes découvertes scientifiques. L’ESO joue également un rôle de leader dans la promotion et l’organisation de la coopération dans le domaine de la recherche en astronomie. L’ESO gère trois sites d’observation uniques, de classe internationale, au Chili : La Silla, Paranal et Chajnantor. A Paranal, l’ESO exploite le VLT « Very Large Telescope », l’observatoire astronomique observant dans le visible le plus avancé au monde et VISTA, le plus grand télescope pour les grands relevés. L’ESO est le partenaire européen d’ALMA, un télescope astronomique révolutionnaire. ALMA est le plus grand projet astronomique en cours de réalisation. L’ESO est actuellement en train de programmer la réalisation d’un télescope européen géant – l’E-ELT- qui disposera d’un miroir primaire de 42 mètres de diamètre et observera dans le visible et le proche infrarouge. L’E-ELT sera « l’œil tourné vers le ciel » le plus grand au monde.



Source: eso.org

samedi 20 février 2010

Pluton a rougi, selon les astronomes américains

[caption id="attachment_657" align="aligncenter" width="569" caption="Pluton et ses trois lunes. Archives AFP"][/caption]

L'astre déclassé, Pluton, a changé d'aspect, en rougissant et en modifiant sa calotte glaciaire, d'après les observations du télescope Hubble.





Les spécialistes de l'astronomie ont été surpris de cette prise de couleur de l'ex-planète, depuis dégradée au rang d'astre nain.

Des photos récemment publiées, envoyées par le télescope de l'espace, indiquent que Pluton est nettement plus rouge que lors des décennies précédentes. Pour l'amateur, ce n'est qu'une teinte jaune-orange, mais les astronomes considèrent qu'il est environ 20% plus rouge qu'autrefois.

Les images renvoyées par Hubble montrent aussi que l'azote gelé à la surface de l'astre lointain augmente ou rétrécit, selon les endroits. La glace est devenue plus brillante au nord, et plus sombre au sud. Les observateurs en concluent que Pluton change plus rapidement que d'autres corps célestes du système solaire dont ils suivent les variations.