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jeudi 14 juin 2012

SETI : Pas de vie extraterrestre autour de l’étoile Gliese 581

Grâce à un nouveau protocole d’enregistrement, des astronomes australiens sont parvenus à démontrer que les exoplanètes de l’étoile Gliese 581, bien que potentiellement habitables, semblent dénuées de vie.

S’il existe des extra-terrestres sur les exoplanètes qui gravitent autours de la naine rouge Gliese 581, ceux-ci se font plus que discrets ! Telle est la conclusion d’une étude menée par des astronomes australiens et publiée récemment dans l'Astronomical Journal.

Cela fait un certain temps que Gliese 581 stimule l’imaginaire commun et pour cause, l’étoile située à une vingtaine d’année lumière de la Terre dispose de six planètes dont deux susceptibles d’être habitables et comparables à la Terre. Un couple d’exoplanètes particulièrement intéressant notamment pour le programme américain de recherche d'une intelligence extraterrestre (Search for Extraterrestrial Intelligence, ou SETI).

Dans le cadre de leur recherche, l’équipe australienne a utilisé l’Interférométrie à très longue base (VLBI), un processus basé sur l’utilisation de plusieurs antennes, éloignés les uns des autres et combinant soigneusement leurs signaux comme s’il s’agissait d’un télescope géant, scrutant une infime partie du ciel. Grâce à ce procédé, les astronomes sont à même d’identifier d’éventuelles interférences de fréquences radio, démontrant la présence potentielle d’une vie extraterrestre. Au totale, huit heures d’écoute ont été enregistrées sans aucune interférence.

Si les résultats vont dans le sens d’une absence de vie autours de Gliese 581, l’hypothèse n’a pas encore été abandonnée. Selon les chercheurs, réfuter la présence d’extraterrestre dans l’univers nécessiterait des millions d’observations négatives comme celles-ci. Le protocole des astronomes australiens ayant été réalisés avec succès, il devrait être dans le futur standardisé pour les recherches intégrant le programme SETI.

Source: maxisciences.com

jeudi 23 juin 2011

Le programme SETI est repartie !



On connaissait depuis avril 2011 les difficultés de financement du programme SETI (Search for Extraterrestrial Intelligence). Certains ont pu penser que la page était définitivement tournée.

Les opérations ont été suspendues en Californie avec l'Allen Telescope Array composé aujourd'hui de 42 antennes, alors que la recherche de signaux extraterrestres se poursuivait depuis pratiquement cinq décennies.

Cependant des astronomes de l'Université de Berkeley ont récemment annoncé le lancement d'un nouveau projet de recherches. Il va consister à pointer le radiotélescope de Green Bank, en Virginie occidentale, vers une région du ciel où 86 exoplanètes ont été choisies parce qu'elles orbitent dans la zone habitable de leur étoile.

A terme, l'analyse des données collectées sera toujours assurée par le réseau de millions de bénévoles qui font tourner le logiciel SETI@home sur leurs ordinateurs.

Mais la relance de SETI ne concerne pas que les Etats-Unis. En Europe, le LOFAR (Low Frequency Array), "le plus grand radiotélescope du monde" inauguré en juin 2010, entend maintenant apporter sa contribution au programme SETI. Le télescope international LOFAR consiste en groupes d'antennes (35.000 au total) réparties à travers cinq nations en Europe (pour la France, 1.600 antennes ont été installées à Nançay, dans le Cher).

Tandis que de nombreux radiotélescopes s'intéressent aux signaux en hautes fréquences, LOFAR capte les basses fréquences, beaucoup plus sensibles et précises.

Pour Mike Garrett, directeur de L'ASTRON (Institut Néerlandais de Radioastronomie), cette participation devrait contribuer à élargir la recherche de signaux extraterrestres : "LOFAR sera un complément indispensable [pour SETI], parce que personne ne sait dans quelle zone du spectre radio une civilisation aliène pourrait émettre des signaux."

Les astronomes qui travaillent pour LOFAR espèrent que SETI ne tardera pas à redémarrer, de sorte qu'un plus large spectre de fréquences puisse être analysé, afin de détecter une éventuelle communication émanant d'une civilisation extraterrestre. -

Source: ovnis-usa.com

mardi 26 avril 2011

Le Seti cesse ses écoutes vers les extraterrestres

L'Allen Telescope Array (ATA) a été temporairement mis en sommeil, faute de moyens financiers pour assurer son fonctionnement.



Seti privé de son principal moyen d'écoute
La décision d'arrêter les écoutes radio de la Galaxie en quête de signaux artificiels est un rude coup pour le programme Seti de recherche d'intelligence d'extraterrestre : l'ATA était son outil d'observation dédié.

Seule la maintenance du radiotélescope, installé au nord de la Californie, reste assurée. Seti devra parvenir à se greffer sur le temps d'observation d'autres instruments pour continuer ses écoutes.

Des ambitions déjà amputées
L'ATA devait à terme être constitué de 350 antennes radio de 6,1 m de diamètre pour écouter les astres simultanément. Seules 42 paraboles ont vu le jour en 2007, grâce au mécénat initial de Paul Allen, cofondateur de Microsoft.

Depuis, la seule exploitation de l'ATA pour Seti coûte 2,5 millions de dollars par an. Beaucoup trop dans un contexte de réduction drastique des financements publics de l'État de Californie et de la National Science Foundation.

À la recherche de fonds
La survie de Seti repose plus que jamais sur les dons privés. Une campagne de levée de fonds a ainsi été lancée pour financer une recherche de deux ans centrée sur les 1235 planètes découvertes par Kepler.

Autre piste, la vente de services à l'US Air Force pour surveiller les débris orbitaux risquant d'endommager les satellites de la Défense américaine.

Source: cieletespace.fr

vendredi 14 janvier 2011

DES SIGNAUX EXTRATERRESTRES AURAIENT ETE CAPTES PAR LE PROGRAMME SETI

E. T. : du soupçon à l'intime conviction

L'astronome Frank Drake n'a rien d'un illuminé. Radioastronome, il est le père de Seti, le très populaire programme d'écoute et de recherche d'éventuels signaux d'origine extraterrestre. Interviewé par Ciel & Espace, à l'occasion d'un bilan réalisé autour du cinquantenaire de cette longue quête, il affirme que des signaux "éphémères" ont été captés et, dit-il, "je soupçonne qu'une petite fraction d'entre eux était d'origine extraterrestre".
Que les choses soient claires : Frank Drake n'affirme pas avoir entendu les conversations d'une autre civilisation que la nôtre, mais "soupçonne" que certains des signaux captés par les radiotélescopes de Seti - des signaux qui ne se sont pas répétés et qui ont été enregistrés, alors que l'antenne du radiotélescope visait plusieurs étoiles dans le "faisceau" - ont une origine extraterrestre.

Ces émissions auraient été entendues par hasard dans le ciel, mais non localisées, et ce, au milieu d'un bruit de fond généré par le tintamarre électromagnétique de la Terre. Frank Drake prend-il ses désirs pour des réalités ? Sans aucun doute, répondront les détracteurs du programme Seti. Ceux-là ne croient pas que cette recherche soit pertinente et pensent qu'elle revient à chercher une aiguille dans une montagne de foin, sans savoir si celle-ci existe réellement. Pour d'autres, au contraire, la position de Drake est lucide et courageuse. Pour les promoteurs de Seti, l'enthousiasme initial a fait place au réalisme et à une organisation remarquable.

Depuis 1999, le réseau Seti@home, avec ses huit millions d'abonnés, est de fait le plus gros ordinateur virtuel du monde. Hors la prouesse d'organisation de ce réseau de calcul partagé, ces scientifiques ont su rebondir en rassemblant des fonds privés. De nouveaux instruments sont en cours de construction et la stratégie de recherche s'élargit à de nouvelles longueurs d'onde et aux transmissions lasers. Depuis quinze ans et la découverte d'un bon demi-millier d'exoplanètes, l'idée s'est imposée chez les astronomes que ces astres sont un sous-produit de la formation des étoiles. Et que, par milliards, nombre de ces planètes aient pu connaître des conditions favorables à l'émergence de la vie telle qu'elle est apparue sur Terre. Les premiers termes de la fameuse équation de Drake trouvent maintenant des valeurs...
Il est logique qu'en invoquant le "soupçon" légitime, son inventeur ait hâte de conclure ! A-t-il pour autant raison ? En s'éloignant du protocole initial qui veut qu'un signal ne soit considéré que s'il est répété, Frank Drake prend le risque de franchir une ligne jaune. Celle qui sépare la preuve scientifique de la conviction intime. Mais il remobilise ainsi ses troupes sans choquer les plus sceptiques. "Le scénario le plus probable est qu'un jour, nous captions un signal par hasard, une fuite", nous confie même l'un d'entre eux.
Critiqué et populaire à souhait, le programme Seti n'a pas fini de faire débat. En livrant ici ses soupçons, Frank Drake a bien l'intention de l'agiter.

Source: cieletespace.fr

EXTRAITS DE L'INTERVIEW DE FRANCK DRAKE

Ciel & Espace : Quel bilan tirez-vous des 50 ans de recherches SETI ?

Franck Drake : Je retiens 2 choses : la première, c'est que cette recherche sera très longue. Nous devrons continuer à observer beaucoup, beaucoup d'étoiles et augmenter le nombre de canaux de recherche, que ce soit en radio ou en lumière visible. Cela signifie que nous avons besoin encore de plus de temps de télescope et d'équipements plus performants, donc d'argent pour les construire. La seconde chose, c'est qu'il y a véritablement des signaux, mais qu'ils sont éphémères. Nous les avons observés une fois, jamais deux.  Nous en avons détecté sans pouvoir prouver qu'ils étaient d'origine extraterrestre. Pour les voir à nouveau, il faut regarder la même cible un grand nombre de fois avec des instruments de plus en plus puissants. Car je soupçonne qu'une petite fraction d'entre eux étaient d'origine extraterrestre.

C&E : Voulez-vous dire que parmi les signaux enregistrés, certains pouvaient effectivement avoir été émis par une autre civilisation ?

Franck Drake : Tous les signaux que j'ai captés se sont révélés d'origine terrestre. Mais on m'a parlé de signaux détectés pendant d'autres recherches Seti, dont l'origine n'a pu être déterminée parce qu'ils n'ont pas été observés une seconde fois. Cette idée que certains signaux étaient d'origine extraterrestre est un soupçon d'ordre général.

C&E : Savez-vous quelles étoiles étaient alors pointées par las radiotélescopes ?

Franck Drake : Dans la plupart des cas, peut-être même dans tous les cas, le signal en question a été détecté alors que l'antenne n'était pas tournée vers une étoile en particulier. Très souvent, il y avait plusieurs étoiles dans le faisceau du radiotélescope. Certaines d'entre elles sont optiquement invisibles parce qu'elles sont obscurcies par la poussière interstellaire. Donc nous sommes certains qu'il y avait des étoiles dans le faisceau du télescope, mais nous ne savons rien à leur sujet. Elles ne sont probablement dans aucun catalogue d'étoiles. Pour moi, presque toutes les étoiles, sauf les plus massives, peuvent abriter la vie, dans quelque galaxie que ce soit. Récemment, on a découvert une planète autour d'une étoile en provenance d'une autre galaxie et qui avait été capturée par la nôtre. Bien que cela soit surprenant, cela montre que les planètes existent aussi dans d'autres galaxies.