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vendredi 20 janvier 2012

Fermeture de Megaupload: Anonymous attaque les sites du FBI, d'Universal et d'Hadopi

TÉLÉCHARGEMENT - Le collectif s'en est pris à de nombreux sites, inaccessibles ou fortement ralentis pendant plusieurs heures dans la nuit de jeudi à vendredi...




Dernière info (7h23): Les sites du FBI, du département de la Justice et d'Universal Music sont de retour en ligne.


C'est la World War Web! Le collectif Anonymous n'a pas mis longtemps à réagir à l'annonce de la fermeture du site de téléchargement Megaupload par le FBI. Dans les minutes qui ont suivi, ses membres ont lancé l'opération #OpMegaUpload, jeudi soir.

Les sites d'Universal Music, de la justice américaine et de l'industrie US du disque (RIAA) et du cinéma (MPAA) et d'hadopi.fr sont restés inaccessibles ou très ralentis, noyés sous les requêtes de connexions, pendant plusieurs heures. Plusieurs pages Wikipédia (d'Hadopi, notamment), ont été détournées.


 

Selon Anonymous, plus de 5.000 internautes ont participé à l'opération grâce au logiciel LOIC, qui permet de mettre à disposition sa machine pour mener automatiquement des attaques en déni de service –une activité illégale. Selon CNN, l'attaque contre la site du département de la Justice a mobilisé 27.000 ordinateurs (certains peuvent sans le savoir être infectés par un ver et faire partie d'un «botnet», un réseau de machines zombies contrôlé par un hacker). Selon Gawker, de simples internautes qui ont eu le malheur de cliquer sur un lien infecté ouvrant une version Web du logiciel LOIC, ont également participé involontairement aux attaques.

 

Le département de la Justice n'a pas confirmé l'attaque mais a tweeté: «Le site justice.gov connait une importante hausse du trafic et une dégradation du service» Celui du FBI est resté environ une heure inaccessible avant de revenir à la normale.

 

Un jeu risqué


Anonymous n'en est pas à son coup d'essai. Lors de la condamnation du site Pirate Bay, en 2009, ils avaient déjà pris pour cible les sites des ayants droits de la musique et du cinéma. L'an dernier, ils avaient, en compagnie des agitateurs de LulzSec, attaqué les sites de Mastercard, Visa et Paypal en soutien à WikiLeaks, dont les comptes avaient été gelés.

Plusieurs internautes ont ensuite été arrêtés par les autorités, notamment en Espagne, aux Pays-Bas et aux Etats-Unis. L'été dernier, le numéro 2 présumé de LulzSec, Topiary, a été arrêté aux îles Shetlands. Le leader, Sabu, continue en revanche d'échapper aux forces de l'ordre.Anonymous avertit d'ailleurs ses membres sur Twitter, lâchant: «Rappelez-vous, utiliser LOIC, c'est comme le sexe, il faut une protection».


Source: 20minutes.fr

samedi 24 avril 2010

La loi Hadopi grillée et largement contournée

[caption id="attachment_3327" align="aligncenter" width="470" caption="Les premiers mails d'avertissement de la Hadopi aux internautes contrevenants devaient être envoyés entre mai et juillet © PELAEZ Julio / MAXPPP "][/caption]

Encore des ennuis pour la loi Hadopi : les fichiers surveillés par l'autorité de contrôle ont été publiés par un blogueur ! La société nantaise Trident Media Guard (TMG), qui devait mettre en place pour le compte de la Haute autorité des hameçons sur les serveurs peer-to-peer , voit ainsi tout son dispositif dévoilé sur la place publique... Les serveurs du prestataire ont été repérés sur edonkey (le protocole utilisé par le logiciel de partage de fichiers eMule) par une petite recherche "whois" (pour "qui est-ce" ) qui laisse apparaître son identité. Le blogueur a fourni la liste des serveurs de TMG de même qu'un listing des artistes à éviter (Michael Jackson, Balavoine, Black Eyed Peas, Daft Punk...).

Trident Media Guard, qui commercialise des solutions de détection de téléchargements illégaux depuis 2002, a décroché le marché de la surveillance du Net à la suite d'un appel d'offre lancé par le ministère de la Culture pour le compte de la Hadopi (Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la propriété intellectuelle). L'annonce a été faite fin janvier, à l'occasion du Midem.

Une étude universitaire discrédite la loi Hadopi

Le dévoilement des serveurs espions de TMG discrédite le dispositif gouvernemental, qui n'en avait pas besoin. Cette affaire intervient après qu'une étude de l'Université de Rennes 1, publiée en mars dernier, a démontré que les internautes ont modifié leur style de piratage avant même l'entrée en vigueur du dispositif de riposte graduée.

Selon cette étude (signée par les chercheurs Thierry Pénard, Raphaël Suire et Sylvain Dejean), à peine 15 % des internautes qui utilisaient les réseaux peer-to-peer ont cessé de le faire après l'adoption de la loi. Mais, en vérité, dans ces 15 %, seulement un tiers a définitivement cessé tout piratage. Les autres se sont tournés vers le streaming illégal ou vers le téléchargement sur des sites d'hébergements de fichiers (megaupload, rapidshare...) pour lesquels la loi reste inefficace. L'étude démontre surtout que la chasse aux pirates pourrait se révéler néfaste à l'économie des biens culturels en ligne. En effet, la moitié des "pirates numériques" sont aussi des consommateurs légaux de biens culturels en ligne (musique, vidéo...). Si jamais leur connexion était coupée consécutivement à une sanction du juge, les chercheurs rennais estiment que le marché des biens culturels en ligne pourrait être amputé de 27 %.

En principe, les premiers mails d'avertissement de la Hadopi aux internautes contrevenants devaient être envoyés entre mai et juillet. Un nouveau délai est sans doute à prévoir... Selon les internautes qui ont levé le piège, Trident Media Guard procède, vraisemblablement, à des tests préalables.

Source: lepoint.fr

samedi 10 avril 2010

Biométrie et identification

Revue: Multitudes sort un numéro spécial sur la surveillance: "Big Brother n'existe pas, il est partout".

Faucheurs d'OGM: Benjamin Deceuninck, qui comparaissait pour "récidive de refus de se soumettre aux prélèvements biologiques", a été relaxé. Sur Politis, 11/03/10.


Etats-Unis: deux sénateurs, Chuck Summer (dém.) et Lindsey Graham (rép.), veulent inclure dans une proposition de loi sur l'immigration l'obligation, pour tout travailleur, étranger ou non, de détenir une carte de travail biométrique. Les caractéristiques retenues seraient soit l'empreinte digitale, soit le contour de la main. Ce projet soulève aussi bien les critiques de l'ACLU que du Cato Institute (libertarien). Sur le Wall Street Journal, 08/03/10 ("ID Card for Workers is at Center of Immigration Plan") et le Cato Institute.

HADOPI: parution du décret sur le nouveau fichier utilisé par la Haute Autorité, dénommé "système de gestion des mesures pour la protection des œuvres sur internet", lequel est interconnecté avec le fichier recensant les données de connexion (loi de 2004 sur la "confiance dans l'économie numérique") et avec les fichiers constitués par les "organismes de défense professionnelle" et les "sociétés de perception et de répartition des droits" (SACEM, Centre national du cinéma et de l'image animée, etc.). Rappelons qu'à l'origine, la conservation des données de connexion visait à prévenir les actes de terrorisme (L34-1-1 Code des postes et communications), pas à pourchasser les teenagers peu respectueux de Sa Majesté la SACEM. Par ailleurs, l'avis de la CNIL du 14 janvier 2010 n'a pas été publié, conformément à une certaine conception de la transparence. Décret n°2010-236 du 5 mars 2010, JO 07/03/10.Voir aussi sur le Forum des droits sur l'internet, 12/03/10.

Allemagne: la Cour constitutionnelle a censuré la loi transposant en droit interne la directive sur la conservation des données, qui permet l'identification et la traçabilité des usagers d'Internet. Sur Bug Brother, 02/03/10, et dossier sur EDRI.

Renouvellement carte d'identité & passeport: une circulaire du 1er mars 2010 devrait (enfin) simplifier les procédures à suivre en cas de renouvellement de papiers d'identité pour les Français nés à l'étranger, ou nés de parents nés à l'étranger ou dans les ex-colonies françaises. Selon le Quai d'Orsay, désormais: "pour un renouvellement de titre, ou quand le demandeur possèdera déjà un autre titre d'identité sécurisé, aucun acte d'état civil ne sera nécessaire". Sauf que cela est censé déjà être le cas depuis la circulaire du 9 février 2010. Commentaire de la Ligue des droits de l'homme: "Hortefeux est l'exploitant d'un film qu'il joue tous les trimestres", bref, il radote (Rue 89, 03/03/10). Le Figaro, qui parle de "système kafkaïen", n'a aucun doute sur les bienfaits de cette nouvelle circulaire: normal, il s'est fait, pour la circonstance, porte-parole du ministre.


Pour les Français nés à l'étranger ou dans d'ex-colonies, les actes du SCEC (Service central d'état civil) de Nantes "suffiront à vérifier la nationalité du demandeur". Pour les Français nés de parents nés à l'étranger, "l'acte d'état civil d'un parent, par le SCEC ou par un poste consulaire ou diplomatique, suffira à vérifier la nationalité française de celui-ci et donc du demandeur".

En bref, la pratique actuelle consistant à refuser de renouveler les papiers de personnes ayant joui de la nationalité française depuis parfois plusieurs décennies, ou/et de demander les actes d'état civil des arrières-grand-parents, devrait, a priori, cesser; on ne jugera que sur pièces... Sur Diplomatie.gouv.fr, ; Le Monde, 01/03/10; Le Figaro, 03/03/10.

Test génétique: la Fédération française de génétique humaine (FFGH) met en garde contre les "tests d'origine" sur Internet, en avançant non seulement leur fiabilité douteuse, mais aussi leurs effets sur la perception sociale de l'identité et la construction ethnique des identités qu'ils promeuvent. Sur Le Quotidien du médecin, "Des généticiens contre les tests d'origine sur Internet", 01/03/10.

Mississippi burning: aux Etats-Unis, les enquêtes concernant les meurtres racistes commis lors des années 1950-60, à l'apogée de la lutte pour les droits civiques, se heurte à l'absence d'identifiants - et de numéro de Sécurité sociale - des témoins ou suspects (pour la plupart vivant dans les communautés rurales du Sud). Sur le Washington Post, 28/02/10.

Mike McConnel, ex-directeur de la NSA, prône la réorganisation de l'architecture d'Internet afin de se préparer à la " cyber-guerre". Tribune sur le Washington Post, 28/02/10.

Affaire Ali Soumaré: la CNIL exige qu'on applique le décret de 2001 créant le STIC (Système de traitement des infractions constatées), qui prévoit notamment la "traçabilité des recherches effectuées ainsi qu'un historique des consultations": l'application de la loi devrait nous permettre de savoir si les "informations" utilisées par l'UMP contre Soumaré sont issues de ce fichier, lequel comporte plus de 83% d'erreurs. Sur Le Monde, 26/02/10.

Décret n° 2010-178 du 23 février 2010 relatif à la création d'un réseau de données dénommé réseau d'information comptable agricole - RICA France (JO 25/02/10).*

Source: vospapiers.blogspot.com

lundi 22 février 2010

Mise à mort d’infowars.com, mise à mort de l’Internet libre

Cette vidéo d’Alex Jones résonne comme une énorme sonnette d’alarme pour dénoncer la mise à mort de l’Internet que nous connaissons. En plein HADOPI et LOPPSI, les français sont bien placés pour entrevoir la direction que prend la toile: la censure.



Nous ne présentons plus la Chine, connue pour son extrême censure, particulièrement sur Internet. Ainsi, à titre d’exemple, les sites d’information d’Alex Jones www.infowars.com et www.prisonplanet.com ne sont pas accessibles en Chine. Oui, plus d’un milliards de personnes sont interdites d’accès à l’information!



Mais à présent, d’autres pays se « modernisent » made in China et Alex Jones dénonce tout cela dans la vidéo ci-dessous:

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xcb8u6_mise-à-mort-d-infowars-com-mise-à-m_news[/dailymotion]


Source: nbiou.com