Affichage des articles dont le libellé est web. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est web. Afficher tous les articles

samedi 24 avril 2010

Facebook. Des milliers de données personnelles piratées et mises en vente

[caption id="attachment_3345" align="aligncenter" width="470" caption="Un hacker russe est parvenu à pirater quelque 1,5 million d'identités Facebook, mises en vente sur le marché noir du web."][/caption]

Le très populaire réseau social Facebook et son fabuleux potentiel de centaines de millions de membres attise les convoitises des pirates informatiques, dont il est devenu la cible privilégiée. Ainsi, un hacker russe du nom de Kirllos, propose à la vente des millions de données personnelles issues de comptes Facebook. Une aubaine pour des acheteurs sans scrupules qui vont utiliser ces identités à des fins malveillantes, comme l'explique, entre autres, LeMondeInformatique.fr.

Ce sont des chercheurs de Verisign, la société qui administre notamment les noms de domaines .

com et .net, qui ont mis au jour ce trafic. Ils auraient intercepté une proposition d'achat de noms d'utilisateurs, ainsi que les mots de passe de comptes Facebook. Kirllos disposerait d'un stock impressionnant de 1,5 million d'identités. Les tarifs pratiqués à la revente, selon 20minutes.fr : 25 dollars les 1 000 comptes avec moins de 10 amis et 45 dollars les 1 000 avec plus de 10 contacts.

Le pirate semble avoir déjà vendu 700 000 identités, selon Rick Howard, directeur de l'unité Cyber Intelligence de Verisign, qui précise à 20minutes.fr : «Les comptes avec moins de 10 contacts ont sans doute été créés et ceux avec plus de 10, dérobés (en devinant ou craquant le mot de passe).» Pour Rick Howard, les acheteurs potentiels «utilisent ensuite les comptes pour des combines proches du phishing», technique visant à soutirer les données personnelles de l'internaute, mot de passe ou bien numéro de carte de crédit.

Source: leparisien.fr

mercredi 31 mars 2010

Les craintes sur l'Acta semblent se confirmer

L'instauration d'un filtrage des contenus sur Internet ainsi que la mise en place de sanctions contre les internautes qui téléchargent illégalement se précisent.



Les négociations secrètes autour du contesté traité anti-contrefaçon (Acta) ont fuité, pour partie, sur Internet, mercredi 24 mars. La Quadrature du Net a publié un document reprenant les négociations, mais daté du 18 janvier, donc avant le septième round de négociations.

"La première partie détaille la mise en place de sanctions pénales qui pourraient créer une véritable insécurité juridique chez les acteurs de l'Internet", explique à Nouvelobs.com le porte-parole de la Quadrature du net, Jérémie Zimmermann. Concrètement, "l'Acta instaure des sanctions pénales contre les opérateurs Internet qui facilitent la contrefaçon".

Les hébergeurs de contenus, les fournisseurs d'accès, voire même les moteurs de recherches, verraient alors leur responsabilité renforcée. Une mesure qui induirait de fait un filtrage des contenus. Par exemple, "si je suis administrateur d'un site qui propose aux internautes de partager leurs vidéos et que des vidéos illégales circulent sur mon site, je risque des sanctions pénales... Je vais donc limiter un maximum les contenus", résume Jérémie Zimmermann.

Vers une riposte graduée ?

Par ailleurs, "les négociateurs - principalement les Etats-Unis et le Japon - tentent d'exercer une pression sur les opérateurs Internet pour qu'ils mettent en place volontairement des sanctions contre les internautes qui se livrent à du téléchargement illégal", note le porte-parole de la Quadrature du net.

L'instauration d'une riposte graduée ? "En quelque sorte, mais cela ne sera jamais imposé, seulement induit par cette insécurité juridique". Les opérateurs prendraient alors "des mesures de leur choix" contre les internautes qui se livrent à la contrefaçon comme par exemple "une réduction de la bande passante, un filtrage des sites accessibles, une coupure de l'accès à Internet", etc.

Enfin, toujours selon le document, les Etats-Unis et le Japon seraient en pleine négociations pour "instaurer un comité ad hoc qui surveillerait l'implantation de l'Acta" mais aussi qui "instaurerait la possibilité de modifier le traité", rapporte Jérémie Zimmermann. Concrètement, on verrait apparaître "une nouvelle institution législative, sans aucun contrôle démocratique", mais "cela reste encore une proposition".

Un nouveau round de négociations sur l'Acta aura lieu du 14 au 16 avril en Nouvelle-Zélande. Les négociateurs prévoient de rendre une copie complète du texte d'ici la fin de l'année.

Source: nouvelobs.com

vendredi 19 février 2010

L'Acta : le traité qui menace le web

[caption id="attachment_438" align="alignleft" width="299" caption="L'ACTA prévoit d'instaurer une riposte graduée mondiale, menaçant de couper l'accès à Internet aux personnes qui téléchargent illégalement (Sipa)"][/caption]

Acta. Ces quatre lettres font frémir le web. L'acronyme de l'Anti-Counterfeiting Trade Agreement, un projet de traité international "anti-contrefaçon", entame sa septième phase de négociations ce mardi 26 janvier au Mexique.

Très peu d'informations ont filtré sur les précédentes négociations, le projet d'accord dit "commercial" négocié entre 39 Etats ayant été classé "secret défense" par les Etats-Unis. Néanmoins, selon un document de la Commission européenne publié par Wikileaks, l'Acta comporterait deux volets : un premier sur les produits pharmaceutiques et la contrefaçon, et un second sur les mesures pour lutter contre les violations de droits d'auteurs.
Ce sont surtout les mesures envisagées dans cette seconde partie qui inquiètent les internautes. Si les négociations se déroulent dans une grande opacité, une certitude demeure : l'Acta entend bien durcir le droit international sur les questions de propriété intellectuelle.

"Notre objectif reste de conclure le traité cette année"



Contacté par le Nouvelobs.com, une source de la Commission européenne, proche des négociations, détaille l'agenda de ces prochains jours : "ce mardi elles porteront sur les questions civiles, mercredi sur les mesures pour les douanes, jeudi sur les questions relatives à Internet et au numérique, et enfin vendredi sur d'autres sujets et sur la possibilité de rendre public le projet d'accord".
Il précise que l'Acta ne sera pas finalisé ce vendredi. "Un prochain round de négociations est déjà prévu mi-avril en Nouvelle-Zélande. Mais notre objectif reste de conclure le traité cette année."
Autour de la table des négociations sont réunis "plusieurs représentants techniques de chaque pays. Pour les pays de l'Union européenne, le négociateur et son équipe sont diligentés par la commission européenne, sauf pour les questions pénales où c'est la présidente tournante de l'UE qui prend le relais". Par contre, autour de la table : "aucune entreprise ou association, uniquement des représentants d'Etat".
Cette source tient à préciser que "le dernier jour des négociations verra un communiqué officiel" et qu'"avant la conclusion de l'accord, le texte sera mis à disposition".