Affichage des articles dont le libellé est joconde. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est joconde. Afficher tous les articles

samedi 4 février 2012

Découverte d'une copie exceptionnelle de la Joconde

Beaucoup de bruit pour rien? Cette nouvelle Joconde découverte au musée madrilène du Prado fait les grands titres mais n'agite guère les spécialistes. La réalité est bien moins spectaculaire, quoique intéressante. Cette copie précoce, en noyer milanais et non en peuplier florentin, qui passait même au XIXe siècle pour l'originale, et qu'on prétend aujourd'hui la plus ancienne jamais exécutée parmi la centaine de copies existantes, était bien connue.

Sa première référence se trouve dans un inventaire des collections royales espagnoles datant de 1666. Et la réplique était accrochée sur les murs du Prado jusqu'à ce qu'on l'emmène pour restauration, sur demande du Louvre. Un nettoyage des repeints XVIIIe a révélé un fond de paysage toscan auparavant peu discernable, fort proche de celui peint par Léonard.

[caption id="attachment_12348" align="aligncenter" width="493" caption="Joconde du Prado"][/caption]

Elle n'est pas de la main du maître

Une analyse infrarouge a également précisé les choses, permettant de certifier ce que l'on savait déjà: qu'elle n'était pas de la main de maître. La restauration conforte tout de même l'hypothèse de l'extrême précocité. Elle a pu être peinte dans l'atelier milanais par un élève (Francesco Melzi ou Andrea Salai le plus expérimenté des deux et dont l'inventaire après décès mentionne d'ailleurs une Joconde) devant l'original alors que celui-ci se trouvait dans un état intermédiaire.

«En aucun cas Léonard n'y a mis la main. La technique utilisée, peu subtile, n'a rien à voir avec le sfumato des chairs si complexe et raffiné qui s'observe dans le panneau du Louvre», affirme Jacques Franck, expert au centre d'études léonardiennes de l'université de Los Angeles UCLA. «Les couleurs, aussi, s'en écartent, notamment dans l' ensemble du costume, le paysage, etc.» On pourra constater les différences car l'oeuvre sera incluse dans l'exposition sur les dernières années de Léonard au Louvre du 29 mars au 25 juin. Elle permettra aux historiens de l'art d'avancer dans la connaissance encore très faible de l'atelier de Léonard. «Dans la réplique on voit mieux comment les mains de Monna Lisa reposent sur la balustrade et les plis de la draperie, commente Vincent Delieuvin en charge des peintures italiennes du XVIe siècle au Louvre. On se rend compte également que la fameuse ligne d'horizon, réputée décalée de part et d'autre du personnage, ne l'est en fait pas.»
La réplique du Prado permettra aussi d'imaginer, dans un certaine mesure, ce que pourrait donner une Joconde restaurée.

Source: lefigaro.fr

mardi 14 décembre 2010

Découverte de lettres et de chiffres dans les yeux de la Joconde

Peint entre 1503 et 1506, la Joconde reste jusqu’à ce jour le plus célèbre tableau de Léonard de Vinci (1452-1519). Entouré d’un halo de mystère, l’œuvre a toujours excité les passions et susciter de nombreuses légendes. Le peintre lui-même attribuait à son tableau une place toute particulière, l’ayant gardé à ses côtés jusqu’à sa mort. Mais, plus les recherches avancent et plus la réalité en vient à dépasser la fiction.

Dernièrement, ce sont les révélations fracassantes des membres du Comité italien pour le patrimoine culturel qui ont secoué le monde artistique. La Joconde, avec son regard toujours aussi mystérieux, comprendrait bien l’inscription, à l’endroit des yeux, de lettres et de chiffres.

Pour les voir, et encore de façon peu aisée, il faut s’armer d’une loupe. En effet, tout porte à croire qu’une fois les signes inscrits dans l’œuvre, tout a été pensé pour les faire disparaître à la vue du spectateur. Mais, en cherchant bien, on retrouve dans l’œil droit un L et un V rappelant ainsi le maître dans l’œuvre même.

Du côté de l’œil gauche, l’analyse pose davantage de problèmes. Des lettres sont présentes que l’on identifie à C et E ou B, mais aussi des chiffres : 72 ou bien le L et un 2. Le comité italien se montre encore réservé dans son analyse finale.

Si l’on a l’habitude de reconnaître dans la Joconde le buste de la florantine Mona Lisa del Giocondo, les experts proposent d’y voir plutôt une forme d’autoportrait du peintre.

Afin de pouvoir vérifier en partie leurs hypothèses, ils voudraient même pousser le vice jusqu’à faire déterrer Léonard de Vinci, dont le corps repose dans la chapelle du château d'Amboise, et ainsi procéder à une comparaison quant aux formes du crâne. Mais est-ce vraiment nécessaire ?

Source: actualitte.com - dailymail.co.uk