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mercredi 23 février 2011

Bugarach attend tranquillement l’apocalypse de 2012

En quelques semaines, Internet a fait du village de Bugarach le refuge contre l’apocalypse, prévue fin 2012.

Vivre à Bugarach ou mourir, c’est ce que promettent d’avisés prophètes du Net. Ils prévoient l’apocalypse pour décembre 2012, se basant sur la lecture erronée, mais abondamment propagée, de calendriers mayas. La fin du monde... sauf pour ceux qui auraient trouvé refuge sur le pic de Bugarach, altitude 1231 m et point culminant des Corbières, dans l’Aude.

Depuis, Bugarach attend la migration universelle des « peureux de 2012 » après avoir été, pendant des années, un lieu prisé des amateurs d’ésotérisme, des routards, des babas ou des farfelus de tout poil, persuadés que le grand rocher renferme une base militaire secrète ou les engins de conquête des extraterrestres dont on peut entendre les grondements en se collant à la paroi.

« Voilà deux ans, un parent d’élève avait même proposé d’encadrer une excursion pédagogique pour que les enfants entendent ces bruits », raconte l’institutrice en souriant. « Les gîtes sont pleins. Tout le monde veut venir à Bugarach », se réjouit Jean-Pierre Delors, le maire de ce gros bourg de 194 habitants voué à l’agriculture et au tourisme de la randonnée, et donc de la méditation.

En attendant la télévision japonaise, il est partagé entre la jubilation de cette notoriété spontanée et la crainte d’avoir à accueillir les illuminés, les sectaires apocalyptiques et les esprits suicidaires de la Terre entière. « Voilà deux ans, un jeune venu des Charentes a tenté de se suicider au sabre de samouraï », se souvient encore l’élu, qui relève aussi, plus prosaïquement, une hausse du prix des terrains à bâtir, passé en quelques années de 15 à 50 € le mètre carré.

Sur le sentier qui conduit au sommet de ce refuge futur, Antoinette, bibliothécaire, et Marie, éducatrice, débarquent d’Albi (Tarn) pour marcher et ouvrir leurs cinq sens. « Des proches nous ont parlé de Bugarach. Nous sommes venues ici pour sentir les vibrations du lieu dans le cadre de notre développement personnel. Pas pour l’apocalypse de 2012 », précisent-elles, après avoir réfléchi sur l’alignement des planètes.

Juha Salonen, un Finlandais, a pour sa part dépensé une vraie petite fortune pour acquérir une propriété au plus près du rocher. Pourtant, il se présente comme un simple éleveur, possesseur d’un tout petit troupeau d’une vingtaine de vaches. « Bugarach est un site d’échange énergétique, un haut lieu vibratoire connu des Templiers et des Cathares. Des tribus d’Amérindiens, des Australiens viennent ici », souligne de son côté Genny Rivière, spécialiste de médecine chinoise. Elle exploite, juste en face du pic, cinq gîtes à l’enseigne le Rayon Vert, après avoir signé, en 2008, un ouvrage intitulé « l’Appel du Bugarach, le vortex de la Terre ».

Genny fait tout pour ne surtout pas être associée à cette grande peur apocalyptique. Mais elle ne peut s’empêcher de glisser, au passage, une prophétie cathare, en l’occurrence celle du prédicateur Guillaume Bélibaste, brûlé vif à Villerouge-Thermenès, près de Bugarach, en 1321: « Dans sept cents ans, le laurier refleurira »...

Source: leparisien.fr

vendredi 14 janvier 2011

Fin du monde : tous au Pic de Bugarach !



[caption id="attachment_9826" align="aligncenter" width="512" caption="Le maire de Bugarach, Jean-Pierre Delord"][/caption]

L
es prédictions selon lesquelles la Fin du Monde est proche commencent à être prises au sérieux si l’on constate l’engouement de certaines personnes qui s’y prépare déjà promptement.


Pour échapper au chaos du 21 décembre 2012, certaines personnes ont déjà marqué le terrain dans une ville de l’Aude appelée Bugarach en se fiant aux propos des croyants de la Fin du Monde en 2012 selon lesquels seul cet endroit sera épargné par l’Apocalypse.

Du coup, nombreux sont les touristes qui visitent cette ville de 200 habitants à peine et qui devient la risée de tous les mythes sur les soucoupes volantes et le Saint-Graal. Le maire de la petite ville ne cache pas son inquiétude face à cette soudaine attraction pour le Pic de Bugarach, surtout en ce qui concerne l’imminent surpeuplement de celle-ci vue que le seul établissement hôtelier de la zone enregistre déjà une hausse vertigineuse en ce qui concerne la fréquentation de ces lieux, soit 70%, alors imaginez ce que ce serait d’ici deux ans !

Source: megados.com

mardi 28 décembre 2010

A Bugarach, les chasseurs d'aliens ne sont pas les bienvenus

Le village de Bugarach, dans l'Aude, pourra résister à la fin du monde, prévue le 21 décembre 2012, affirment des ésotéristes de tous bords. Le maire a menacé de faire appel à l’armée pour protéger ses administrés des ufologues qui envahissent déjà les lieux.

Bugarach, 189 habitants, est un paisible village de l’Aude, dans le sud-ouest de la France, blotti au pied du pic de Bugarach, le plus haut sommet de la région viticole des Corbières. Mais depuis quelques mois, la petite bourgade est envahie par toutes sortes d'ésotéristes, persuadés que le pic est en réalité un "garage extraterrestre". A les en croire, les extraterrestres, dissimulés dans une gigantesque grotte, attendent tranquillement que le monde s’écroule pour pouvoir s’en aller, emportant avec eux quelques rares veinards, espèrent-ils. La plupart pensent que l’Apocalypse aura lieu le 21 décembre 2012, date à laquelle prend fin l’antique calendrier maya, ce qui, prédisent-ils, entraînera la disparition de la civilisation humaine. D'autres annoncent comme date le 12 décembre 2012. Pour eux, Bugarach serait l’une des "montagnes sacrées" qui réchapperaient du cataclysme.


"Il n’y a pas de quoi rire, nous déclare le maire, Jean-Pierre Delord. Si demain 10 000 personnes débarquent, étant une commune de 200 habitants, nous ne pourrons pas faire face. J’ai fait part de nos inquiétudes aux autorités, et je veux que l’armée puisse être là si besoin est en décembre 2012." M. Delord explique que, depuis une dizaine d’années, des gens viennent dans son village en quête de vie extraterrestre après la publication dans une revue sur les ovnis d’un texte rédigé par un habitant du coin, décédé depuis. "Il affirmait qu’il avait vu des extraterrestres et avait entendu le bourdonnement de leurs vaisseaux sous la montagne", raconte-t-il.

Sur Internet, on trouve quantité de rumeurs rapportant que feu le président François Mitterrand se serait fait curieusement héliporter au sommet du pic ; que les nazis, puis le Mossad, les services secrets israéliens, se seraient livrés à des fouilles mystérieuses sur place. C’est en visitant Bugarach que Steven Spielberg aurait eu l’idée de faire son film Rencontres du troisième type – bien qu’il l’ait en fait tourné à la tour du Diable, dans le Wyoming. C’est également ici que Jules Verne a imaginé l’entrée d’un monde souterrain qui lui aurait inspiré Voyage au centre de la Terre.

Mais depuis peu, le lieu fait l’objet d’un regain d'intérêt, constate M. le maire. Et des sites sur les ovnis, dont beaucoup aux Etats-Unis, recommandent aux internautes de se réfugier à Bugarach alors que commence le compte à rebours avant l’Apocalypse. "Ils sont nombreux à venir prier sur la montagne. J’ai même vu un homme effectuer une sorte de rituel là-haut entièrement nu", poursuit Jean-Pierre Delord.

Sigrid Bernard, propriétaire de la Maison de la nature, un gîte d'étape, reconnaît que le tourisme ufologique a pris le dessus. "Au début, ma clientèle était composée à 72 % de randonneurs. Aujourd’hui, j’ai 68 % de visiteurs 'ésotériques'", dit-il. Plusieurs ufologues ont acheté des propriétés dans le petit hameau du Linas, à l’ombre de la montagne, à des prix exorbitants, et les gens de la région se plaignent d’être exclus du marché par cette hausse de l’immobilier. Certaines organisations à la limite de la secte dispensent d’étranges formations, à plus de 900 euros la semaine. "Pour ce prix, on vous présente un gourou, vous suivez une procession, on vous offre un baptême et d’autres idioties, le tout payable en liquide", signale M. Delord.

Valerie Austin, retraitée britannique originaire de Newcastle qui s’est installée à Bugarach il y a vingt-deux ans, estime que les chasseurs d’extraterrestres gâchent l’atmosphère du village. "Il n’y a plus moyen de se balader tranquillement. C’est une région magnifique, mais maintenant, on tombe sur des gens qui entonnent des mélopées, qui méditent, allongés par terre. Chacun a le droit de croire à ce qu’il veut, mais on a l’impression de ne plus être chez nous." Elle ajoute que des chasseurs d’aliens auraient même dressé de curieux objets sur les flancs de la montagne. Il y a peu, elle a trouvé la statuette d’une Vierge noire cimentée sur la roche. Elle ne croit absolument pas aux théories extraterrestres, mais elle souligne que le site a toujours eu quelque chose de particulier. "Il possède une force magnétique, au sens scientifique du terme. Il y a une ambiance inhabituelle ici, mais franchement, si je pensais que le monde est sur le point de disparaître, je ferais une sacrée nouba en attendant", au lieu d’espérer trouver le salut, conclut-elle.

Source: courrierinternational.com