Dans la nuit de Nouvel-An, environ 5000 oiseaux avaient déjà été retrouvés sans vie dans l’Etat américain de l’Arkansas. Et le même soir en Louisiane, 500 volatiles sont morts dans des circonstances similaires.
Des analyses sont en cours pour tenter d’identifier la cause de ces décès suspects. En Arkansas, les premiers prélèvements n’ont pas montré de signes de maladie. Certains pensent aux feux d’artifice du réveillon qui auraient fait peur aux oiseaux. Les volatiles se seraient alors envolés et, du fait d’une mauvaise vision nocturne, se seraient écrasés contre des maisons et des arbres. Un ornithologue a confirmé cette version à l’agence de presse AP. «Les carouges à épaulettes volaient au niveau des toits, plutôt qu’au niveau du haut des arbres. Ces oiseaux ont une mauvaise vue, et ils ont commencé à heurter des choses.»
Grêle et brouillard
François Turrian, responsable de l’ASPO (Association suisse pour la protection des oiseaux), estime que dans le cas des États-Unis, l’hypothèse des feux d’artifice est la plus plausible. Le phénomène préoccupe toutefois ce spécialiste des volatiles. «Les oiseaux sont des baromètres de notre environnement, explique-t-il. S’ils commencent à tomber comme des mouches, il faut prendre cela au sérieux. C’est très inquiétant!»
François Turrian évoque plusieurs autres pistes pour expliquer ces hécatombes. «Un nuage de grêle à une certaine altitude, par exemple, peut être mortel pour les oiseaux.» La lumière par temps de brouillard peut aussi jouer un rôle. «Il y a souvent des cas d’oiseaux morts vers les phares en mer. En Suisse, il y a eu des cas à Genève et à Lausanne, des bâtiments éclairés peuvent agir comme un aimant suivant les conditions météorologiques.»
Selon le spécialiste, il est souvent difficile de se rendre compte de l’ampleur de ces hécatombes, «car des prédateurs comme les renards, viennent se nourrir des carcasses d’oiseaux morts».
Source: lematin.ch